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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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3 mars 2020 2 03 /03 /mars /2020 18:23

La jeune femme qui donne son nom au film est interprétée par Francesca Bertini, et elle est lavandière. Dès le départ, nous sommes confrontés au coeur du drame: elle est fiancée à un homme, un boucher très violent, Michele (Gustavo Serena), mais un autre homme la courtise avec insistance, Raffaele (Luciano Albertini). Averti par une lettre anonyme qu'Assunta passe du temps avec un rival, Michele attaque la jeune femme et la défigure. Il va faire de la prison, mais Assunta cède au chantage d'un homme influent, et lui accorde des faveurs en l'échange de la mise en liberté sous six mois de son fiancé...

Cette sombre histoire d'une fuite en avant est notable par beaucoup plus que son intrigue... D'une part, la fatalité de la situation est rendue par des acteurs qui usent d'une grande subtilité, jouant presque plus la fatalité que le drame, Bertini en tête... Véritable auteure du film, elle a obtenu de pouvoir le diriger dans les rues de Naples, au milieu des commerces et des petites gens, et c'est une Italie au naturel, captée dans son jus et pour l'éternité, que nous trouvons devant nous...

Elle a aussi obtenu de son équipe une impressionnante façon de composer le drame, dans des plans souvent tournés dans d'authentiques boutiques, et où la vie grouillante de la ville est captée dans une utilisation gourmande de la profondeur de champ.

 

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Published by François Massarelli - dans Francesca Bertini Muet 1917
28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 11:00

Ce film de Nino Oxilia, qui inaugure la période la plus importante de la carrière de Francesca Bertini est situé en France, sinon il aurait probablement été impossible de le situer dans la prude et très Catholique Italie de 1914: un divorce, des adultères, un suicide sur scène... La barque est bien chargée, la censure allait donc se déchaîner.

La Princesse de MontVallon (Francesca Bertini) , ou de Monte Cabello dans la version néérlandaise qui circule sur internet, a enfin la preuve que son mari a une aventure avec une comtesse volage... Elle lui fait une courte scène, mais ne peut se résoudre à abandonner son semblant de bonheur familial. Mais le Prince Consort, lui, ne se gêne absolument pas: il prend prétexte de la scène que lui a faite son épouse pour déclencher une procédure de séparation, puis de divorce. Puis, avec un coup de pouce de la comtesse, il obtient 'un juge que la princesse, dont la moralité est mise en doute après avoir été vue en compagnie d'un acteur, perde la garde de leur unique enfant. C'est la descente aux enfers...

Oxilia suit les aventures de la belle dame, et son tourment grandissant, en mettant beaucoup l'accent sur la perte de statut, et les soudaines barrières que le destin lui met dans son parcours: si le film réussit à se terminer, in extremis, par une fin heureuse, le metteur en scène auront malgré tout eu le temps de nous montrer, sous le soleil radieux de la méditerranée, les affres d'une vie entière de luxe et de volupté, qui tout à coup se dérobe sous les pas de l'héroïne. Francesca Bertini, qui joue des pieds à la tête, et de façon intense, le drame, est magistrale, et la mise en scène est toute de lumière, avec un sens aigu de la composition.

Nino Oxilia, mort d'une explosion dans une tranchée lors d'une bataille contre l'Autriche en 1917, était un très grand nmo des jeunes années du cinéma Italien... On appréciera ce film en particulier pour cette façon impressionnante qu'il a ici de cadrer Francesca Bertini, de penser la mise en scène en fonction à la fois des lumières, du cadre et du corps de la star, sans parler de son utilisation constamment symbolique et géniale du décor...

https://www.youtube.com/watch?v=FweGcuLu2jk

 

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Published by François Massarelli - dans 1914 Nino Oxilia Muet Francesca Bertini
26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 18:23

Sous ce titre peu amène, voire vaguement ridicule, se cache une pépite, l'un de ces nombreux films Italiens de court métrage dont le réalisateur est et restera inconnu: c'est une production de la Cines, et il met en valeur, déjà, la grande actrice Francesca Bertini, l'un des premiers grands, très grands noms du cinéma Italien muet.

Annarella (Bertini) est mariée à Carmine, et elle lui reproche d'être un faible. Il se laisse gentiment mener par le bout du nez, et à l'usine c'est pareil... En revanche, la jeune femme est intéressée par Salvatore, le contremaître de son mari: il s'en rend compte, et commence à fréquenter le jeune couple. Carmine laisse faire...

Mais Salvatore, qui désormais couche avec Annarella, devient extrêmement envahissant; à tel point que d'une part Annarella n'en peut plus, et d'autre part que Carmine va, enfin, sortir de ses gonds...

La fin du film est perdue, mais elle nous est contée par un intertitre: en tout cas, c'est un court métrage qui, déguisé en une leçon très machiste, reste surtout d'une grande ironie. On y voit Signora Bertini dans les affres de la passion, et c'est sans doute le principal enseignement du film, ce besoin, incarné par la grande actrice, du'ne flamme dans la vie amoureuse...

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Published by François Massarelli - dans Francesca Bertini Muet