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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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20 août 2022 6 20 /08 /août /2022 22:05

C'est l'avant-dernier film de la série des Captain and the kids, et le sort en était probablement scellé. Freleng allait pouvoir retourner à la Warner chez Leon Schlesinger, et diriger une salve de ses plus beaux films...

Ce que celui-ci n'est pas, en dépit d'une indéniable réussite de l'animation. C'est juste que le scénario n'est pas des plus novateurs, les personnages sont assez peu intéressants, et on est trop proche de l'univers Disney, mais sans âme: on raconte ici la rivalité entre le Capitaine et l'équipe des pirates de John Silver, pour capturer une femelle phoque facétieuse qui a décidé de quitter un zoo urbain pour retrouver sa banquise. 

Ca me laisse froid...

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Published by François Massarelli - dans Animation Friz Freleng
20 août 2022 6 20 /08 /août /2022 11:27

Sorti en décembre 1938, c'est un film de la série d'animation MGM The Captain and the Kids, qui surfait sur le succès du comic The Katzenjammer Kids. Le titre est particulièrement paradoxal, car si c'est bien le Capitaine, représenté sur le carton de générique, qui avait prévu de "jouer" le Père Noël pour offrir aux enfants leurs cadeaux, il se fait voler la vedette dès la première minute et disparaît quasiment du cartoon!

Le capitaine a donc revêtu les habits rouges du Père Noël, et s'apprête à officier pendant que sa famille attend, mais il se fait attaquer par le pirate John Silver et ses sbires, et c'est désormais Silver qui va pouvoir "être" le Père Noël. Ses motivations sont obscures: simple frustration? Envie de compenser? Attirer l'attention? maintenant, une fois dans la place, il se comporte de telle façon que, même sans l'avoir voulu, il détruit tous les jouets. Sa bonne conscience va lui faire revenir en arrière...

C'est l'un des rares cartoons en couleurs de la série, une preuve que, si le studio (la MGM) était déterminé à concurrencer les autres labels d'animation, et surtout Disney, avec des grands moyens, ils avaient quand même des réserves. C'est d'ailleurs très proche de Disney dans la mièvrerie, et si l'animation est solide, on ne retrouve pas beaucoup la patte de Freleng dans ce court métrage... Si ce n'est dans la méchanceté et la violence d'un personnage! Notons aussi que les deux gamins, qui sont souvent le centre d'attention dans la bande dessinée, sont ici réduits à un rôle de figuration plus ou moins utile. Bref: c'est un film sans grand intérêt, qui prouve que la MGM faisait fausse route en demandant à ses animateurs, avant 1942, de travailler pour les enfants. 

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation
19 août 2022 5 19 /08 /août /2022 09:04

Deuxième film de la série Captain and the kids dirigé par Freleng, ce court métrage aurait pu être un film Disney de l'époque, avec par exemple Mickey, Goofy, Minnie et Donald à la plage: pas vraiment de script, juste une idée de base et des gags poussés au delà du supportable... Bref, ce n'est pas excessivement intéressant. 

L'animation est adéquate, mais l'ennui s'installe très vite et comme le film est assez long (9 minutes), on ne peut pas dire que l'emballement soit au rendez-vous...

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation
19 août 2022 5 19 /08 /août /2022 08:44

On associe tellement Freleng à la Warner, aux Merrie Melodies et à Leon Schlesinger, qu'on oublie un peu trop facilement que le graphiste/animateur/réalisateur a eu une autre vie, aussi bien avant, qu'après et que... pendant. Des débuts chez Disney, sous la direction d'Ub Iwerks, le seul et le vrai créateur de Mickey et des Silly Symphonies d'un côté, la réalisation d'un générique célèbre (The Pink Panther) ayant donné naissance à une série de dessins animés dans les années 60 et au-delà... Et au milieu, un conflit ouvert sur son salaire a poussé Freleng, en 1938, à quitter Schlensinger pour la concurrence: Fred Quimby avait été désigné pour lancer un département d'animation propre à la MGM. La première tentative a été une série de courts métrages adaptés de la bande dessinée The Katzenjammer Kids, connue ici sous le titre ridicule de Pim, Pam, Poum. En 1938, au moment de la montée des périls, la série animée s'est donc appelée The captain and the kids... Ce film est le premier de Freleng pour cette série.

On y trouve donc un personnage, un seul, aux prises avec des éléments naturels: le Capitaine est aussi un jardinier responsable, qui souhaite empêcher la volaille de manger ses salades. Il va donc s'employer à tout faire pour protéger sa verdure, et va provoquer une catastrophe.

On est en plein Disney, finalement: un personnage livré à une situation qui le dépasse, impliquant la nature et/ou les animaux... Ici, ce sont des poules, des poussins et un coq vindicatif qui vont s'avérer une menace pour le capitaine colérique: celui-ci est un personnage d'irascible bougon doté d'une mission, aussi absurde soit-elle, ce qui sied bien à Freleng, qui adorait ce type de caractère, au point de se projeter dedans! Mais à partir de cette situation "disneyienne" de menace du quotidien, le genre de choses qui peut idéalement arriver à un Mickey ou un Donald, par exemple, Freleng utilise une autre partition, quasi muette, ou en tout cas sans abondance de dialogues, et il repose sur un slapstick impeccable. 

Son meilleur atout, outre une animation de belle facture, c'est bien sûr la bande-son. Freleng a toujours poussé l'utilisation dramatique de la musique, et sa faculté à générer des contre-points, d'une façon magistrale. Ici, il est à la fête dans cette confrontation entre un humain et une bande de poulets sauvages! Et dans une séquence, il va plus loin, substituant le son à l'image pour aller à l'économie et obtenir un effet très clair: quand le capitaine provoque la destruction de la palissade qui empêche les poules de venir manger ses salades, c'est le son (des notes uniques qui montent vers l'aigu) qui nous renseigne que l'une après l'autre, les planches tombent...

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation
18 août 2022 4 18 /08 /août /2022 09:04

Un camp militaire Allemand est survolé par des avions... Un parachutiste se lance: c'est Daffy Duck...  S'ensuit une lutte sans merci entre des nazis et un canard. 

Ce dernier n'est pas la créature veule et malchanceuse (a faute à Chuck Jones qui en a fait un anti-Bugs) des dessins animés futurs: Freleng utilise encore les côtés incontrôlables et parfaitement cinglés du personnage tel qu'il a été créé par Bob Clampett sous la responsabilité de Tex Avery. Et son personnage a une légitimité dans ce contexte, en outsider venu semer la pagaille dans l'armée des nazis...

Freleng, dont le forte allait bientôt devenir de réaliser des courts métrages dont l'ingrédient unique serait une confrontation entre une figure d'autorité menaçante mais défectueuse (Yosemite Sam ou Sylvester) et un personnage ayant tout pour être une victime, mais infiniment supérieur intellectuellement (Bugs Bunny, Tweety ou Speedy Gonzales), s'essaie ici à cette figure, avec un officier nazi qui s'en prend plein la figure, mais il est flanqué malgré tout d'un troisième larron, un aide de camp nommé Schultz, qui donne d'ailleurs lieu à un running gag.

Quoi qu'il en soit les nazis ne sont qu'une proie facile pour la folie furieuse de Daffy Duck, qui donne ici son meilleur gag avec une cabine téléphonique... Et un gag autour de la traduction qui débouche sur du loufoque. Notons une allusion à une mystérieuse Myrt, au téléphone, qui vient tout droit de Blitz Wolf de Tex Avery, aussi...

Et puis Hitler s'en prend plein la figure, littéralement d'abord, mais aussi dans un gag sublime, qu'on rêve d'essayer avec Eric Zemmour Eric Ciotti ou Eric Dupont-Aignan: l'officier Nazi passe près d'une tente, et se fend d'un salut agrémenté d'un "Heil Hitler" retentissant... Mais c'est un putois qui sort de la tente. L'erreur était bien compréhensible. L'officier, gêné mais fataliste, nous prend à témoins de sa méprise...

 

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
18 août 2022 4 18 /08 /août /2022 08:54

Ce film est une fois de plus un de ces faux documentaires contenant anecdotes et vignettes autour d'une thématique: cette fois, il s'agit de l'armée et de ses nouvelles recrues, le décor est donc une base d'entraînement, avec ses tentes, et ses jeunes aspirants. Tous les gags tournent autour de cet aspect, et le ton est bon enfant... Un avant-goût inoffensif de ce que la production des courts métrages d'animation allait devenir chez Warner, après Pearl Harbor... 

C'est d'ailleurs certainement symptomatique d'une nation entière qui devait bien se douter vers quoi le pays allait, l'intervention devenant inéluctable. La production de ces courts métrages le reflète: même sans déclaration de guerre, et en dépit d'une forte attente de non-intervention, le sujet de l'armée, de ses forces, de la préparation des recrues actuelles et futures, tous ces sujets étaient dans l'air...

Ca reste pourtant typique de Freleng: léger, sans la méchanceté caractéristique ou le délire absolu des films de Bob Clampett, sans la dent dure des films de Tex Avery. Freleng observe, transcrit ou illustre, il se fait constamment plaisir avec le rythme et la musique, mais son film n'a pas de possibilités d'interprétations idéologiques, et son absurde reste, aussi inattendu que ce soit possible, très premier degré. Bref, c'est de la rigolade...

 

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
14 août 2022 7 14 /08 /août /2022 13:36

Le film s'intéresse uniquement aux enseignes en néon et autres lumières intrusives de la vie citadine en 1942, en s'adonnant à moult jeux de mots et autres visualisations loufoques...

Ca fait partie de ces courts métrages géniaux et irracontables, dans lesquels les équipes de Leon Schlesinger se faisaient plaisir sans pour autant s'obliger à suivre ou animer un héros... Des films hautement inventifs, dont Tex Avery et Bob Clampett étaient les maîtres. On attendait moins Freleng sur ce terrain, mais il s'en sort très bien... C'est très rythmé, très musical, sans l'ombre d'une goutte de bons sentiments.

 

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Looney Tunes Animation
12 avril 2022 2 12 /04 /avril /2022 16:58

Une poule qui tient une station service reçoit la visite d'un coq qui n'est autre que Megga Phone, le célèbre producteur; il lui laisse une carte, l'invitant à venir le contacter si elle veut devenir actrice: ça tombe bien, elle en rêve... Elle se met donc en route pour Hollywood...

On dit souvent que Freleng représente volontiers la part la plus mièvre des productions de Leon Schlesinger, je n'y crois pas une seconde. Non, je pense même que c'est Chuck Jones, parmi les réalisateurs de l'âge d'or, qui tient le pompon à ce niveau... Freleng, lui, est un animateur de la colère, de la rancoeur, souvent face à la bêtise ou à la frustration... Quatre choses, à mon avis, peuvent aisément l'illustrer: Yosemite Sam, pour l'ensemble de son oeuvre, est une machine à perdre son sang froid devant Bugs Bunny; Sylvester, anti-héros et victime des agissements de plusieurs terroristes dont une souris diabolique et un canari ignoble; enfin, deux films, le superbe Back Alley Oproar et ce film précisément, complètent le tableau...

Place donc au lamentable périple Hollywoodien d'une apprentie actrice (qui, fidèle aux gags établis par Tex Avery, imite tour à tour Hepburn et Garbo), qui est issue d'un milieu tellement minable qu'elle rêve d'en sortir, et dont la carrière n'existera tout bonnement pas. Mais la visite d'Hollywood nous permettra de nous délecter de quelques caricatures, et le final en forme de retour à la réalité recèlera un gag d'une extrême violence, injuste, inattendu... et assez rigolo.

 

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
26 février 2022 6 26 /02 /février /2022 19:09

Lorsque la nuit vient et le gardien a le dos tourné, les jouets d'un grand magasin s'animent et font la fête au son de la chanson qui ouvre le film Gold diggers of 1933 de Mervyn Le Roy. C'est charmant, mignon tout plein, et assez proche de Disney, comme toujours avec ce duo fort raisonnable de réalisateurs de dessin animé à la longue carrière jalonnée de films souvent assez pâles quand on les compare à la folie furieuse de certains animateurs que nous n'avons pas besoin de nommer...

Mais ici, ce court métrage totalement musical est l'une des premières contributions, à la Warner, du futur réalisateur Isadore "Friz" Freleng, qui commence ici un flirt de plusieurs décennies avec l'illustration musicale, un exercice pas facile auquel il allait vite exceller...

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Published by François Massarelli - dans Pre-code Animation Looney Tunes Friz Freleng
3 octobre 2021 7 03 /10 /octobre /2021 16:45

Les souris Mexicaines en ont plus qu'assez de voir Speedy Gonzales rafler toutes leurs petites amies potentielles et lui tendent un piège en faisant venir "el gringo pussycat", soit le chat Sylvester. Comme d'habitude, la lutte sera inégale...

Et comme d'habitue la formule, immuable, joue en plein. On pourra au moins apprécier de quelles façons, une fois de plus, Friz Freleng montre un animal plus imposant, en lequel il s'identifie pleinement, se faire rouler dans la farine par un être minuscule et décidément plus fort que lui.

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes