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28 octobre 2020 3 28 /10 /octobre /2020 16:58

Robert Zemeckis, sur un module d'auto-célébration présent sur le DVD du film, nous prévient: ce Beowulf n'a rien à voir avec le pensum que les étudiants ont lu à l'école, c'est une histoire où l'on mange, boit, ripaille, se bat et fornique. ...Ce qui est un assez bon résumé. En voici pourtant un autre:

Le bon peuple du Roi Rothgart (Anthony Hopkins) fait donc ripaille alors que surgit Grendel, un démon local (Crispin Glover): celui-ci massacre pas mal de gens, et ça laisse le roi pensif: et pour cause, l'infâme démon est en réalité son propre fils, le seul d'ailleurs, qu'il a eu avec une sorcière aquatique (Angelina Jolie). Réalisant qu'il lui sera difficile de batailler contre sa propre famille, le Roi décide avant de retourner à sa ripaille, de faire appel à un héros. 

Justement, le drakkar de Beowulf (Ray Winstone) passe par là: c'est un héros, puisqu'il est musclé, pas du tout peureux, qu'il crie haut et fort avec une grosse voix rocailleuse, qu'il adore se battre à main nues (et pas que les mains) et qu'il a de grosses, très grosses coucougnettes... Il va donc s'atteler à la tâche, mais va vite tomber dans le piège de l'insatiable sorcière...

Le film est une expérience, la deuxième de trois réalisées par Zemeckis en performance capture, donc l'animation est basée sur le jeu des acteurs est souvent sur leur physique. Mais voilà: comme avec George Lucas qui s'était enfin débarrassé des acteurs, et faisait faire absolument n'importe quoi à ses personnages, notamment Yoda, comme les sales gosses responsables de l'infect Shrek, Zemeckis s'oublie et non content de faire un film grossier, sexiste, et au mauvais goût permanent, en prime il est laid comme tout. Les hommes sont des brutes avinées, les femmes juste bonnes à se faire culbuter sur un coin de table, préférablement recouvertes d'hydromel, ou éventuellement pour perpétuer la race... Ca et là, on retrouve à la fois le talent de Zemeckis pour questionner l'histoire (ou ici la légende) en en grossissant les coulisses, mais on retrouve aussi son don pour l'excès , qui était en sommeil depuis Death becomes her...

Bref: ce film est pour vous, à moins que vous n'ayez des problèmes avec l'animation 3D approximative, les scènes de bagarre et d'action à l'excès, les héros qui vont chercher le coeur des dragons à mains nues en gros plan, une certaine vision profondément machiste, les sorcières nues qui sortent de l'eau avec des talons hauts, la crudité et la vulgarité érigées en comportement héroïque anti-establishment avec force rots et pets, une obsession de plus en plus marquée du cinéma pour singer les pires travers des jeux vidéo... Oui, bon, ce film raté n'est pas pour vous.

 

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Published by François Massarelli - dans Robert Zemeckis Animation Grosses coucougnettes Navets