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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 07:31

Ce film inaugure une série de courts métrages en deux bobines qui sont clairement orientés vers la parodie à tout prix, et qui mettent en scène Laurel en héros improbable, le plus souvent opposé à James Finlayson. Dans Roughest Africa c'est un genre qui est parodié: le documentaire exotique, forcément riche en dangers de toutes sortes... 

Stanislaus Laurellus est donc le professeur en charge de l'expédition, parti d'Hollywood pour effectuer une reconnaissance de l'Afrique après le dangereux désert Volstead (Le Volstead Act étant la loi qui impose la prohibition aux Etats-Unis, on comprend pourquoi c'est un désert). Son caméraman/fidèle compagnon est l'infortuné Finlayson. Les figurants et acteurs de compléments (Dont George Rowe qu'on ne peut que reconnaître d'un coup d'oeil) sont grimés en "sauvages", avec blackface et guêtres, les animaux n'en demandaient pas tant, et on va le dire une bonne fois pour toutes...

C'est complètement, désespérément idiot.

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach Laurel & Hardy
4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 16:32

Continuant d'explorer les métiers les plus divers, George Jeske dirige une fois de plus Stan Laurel dans un film ou il travaille. Il est cette fois employé dans un verger Californien, à cueillir et trier des oranges. D'où le titre... le film concentre beaucoup d'agressivité, c'est une constante du reste, dans ses 12 minutes, ainsi qu'un certaine ingéniosité de bricolo du dimanche: on fait fonctionner une trieuse à partir du pédalier d'un vélo!

Et le final de ce film a au moins le mérite d'utiliser un instrument qui est propice à rendre les poursuites intéressantes: c'est un tapis roulant. Pour le reste, on voit l'équipe habituelle autour de la "star" Laurel: Pas de Finlayson à l'horizon, mais Katherine Grant est là, ainsi que le petit George Rowe, avec son énorme moustache de traviole et son strabisme compliqué. Pour finir, mais cela va sans dire, aucun rapport même lointain entre ce film et l'album du même nom, concocté en Californie lui aussi par le groupe XTC, en 1989.

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach Laurel & Hardy
4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 08:48

Pembroke est un metteur en scène, dont le prénom variait entre Scott et Percy, et qui va suivre Laurel: je veux dire par là qu'on ne le retrouvera durant trois années, non seulement chez Roach, mais aussi chez Universal lorsque Laurel y tournera une douzaine de courts métrages... un signe probable de bonne entente entre les deux hommes, et ce film, s'il reste mineur (Une fois de plus le format d'une bobine ne permet pas à Laurel de bien y développer son style), montre Laurel en terrain de confiance:

Il y interprète un représentant qui fait du porte à porte, et tente de placer une infâme camelote: un sirop qui peut tout, ou rien selon les options. Et personne n'en veut ou alors personne ne veut payer pour le consommer... Les gags se suivent et ne se ressemblent pas, mais le personnage, son acharnement et sa frustration restent. On notera entre autres un gag furieusement politiquement incorrect sur les malentendants, à nouveau un gag dans lequel un personnage est confronté à quatre portes identiques, il y en avait déjà eu des variations dans The egg et The noon whistle...

Mais le plus frustrant dans ce film reste la résolution d'une scène qui est, avant l'heure, du Laurel et Hardy dans sa forme la plus classique: pour placer son produit, Laurel accepte de nettoyer de fond en comble un tacot qui appartient à l'irascible Noah Young. C'est la voiture la plus sale de tout l'Ouest, il va donc falloir plusieurs flacons... Mais à la fin, le client estime que la voiture a rétréci, et refuse de payer. Pour se venger, Laurel commence à a couvrir de farine... Et la scène s'arrête: nul doute que cinq années plus tard, l'entreprise de re-salissure aurait occupé beaucoup plus d'espace dans le film...

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach Laurel & Hardy
2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 17:53

Stan Laurel, George Jeske, Katherine Grant, James Finlayson, on a là ce qui ressemble bien à une équipe, assemblée par hal Roach afin de mettre en valeur Laurel. Mais ce n'est qu'une ressemblance, Finlayson sera utilisé à toutes les sauces jusqu'à la fin de son contrat Roach, sans jamais se fixer dans une unité, Katherine Grant ira ensuite travailler aux côtés de Charley Chase, et George Jeske fera d'ailleurs partie des metteurs en scène de ce dernier lors des premières séries de courts métrages en une bobine.

Ici, tout tourne autour de la mine, de la rivalité humaine entre Laurel, plus électron libre que jamais (Il arrive au travail en manteau de fourrure... Pourquoi? Mystère!), James Finlayson qui bien évidemment joue le contremaître. Grant, elle, est la file de ce dernier. Beaucoup de gags liés à un ascenseur, évidemment, mais aussi liés à la présence de dynamite. Routinier, sans jamais être déplaisant.

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach Laurel & Hardy
30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 11:37

Je n'ai pas vu le film Under two flags, de Tod Browning. Ce grand succès de 1922 est bien sûr la source de ce court métrage parodique, un domaine dans lequel Laurel a beaucoup donné à cette époque, quelle que soit la compagnie: ici, c'est chez Roach, mais il l'a aussi fait pour Amalgamated/Metro, et pour Joe Rock/Universal deux ans plus tard.

Privé du sel de la comparaison, je ne peux que constater: dans un premier temps, Laurel imite un peu l'atmosphère du film dramatique qu'il parodie, tel qu'on peut en juger à partir de photos. Par exemple, une photo publicitaire de Under two flags qui circule beaucoup montre Priscilla Dean danser pour des militaires dans une taverne, elle-même portant un uniforme. C'est Mae Laurel qui joue ici le rôle, avec un manque absolu de subtilité... Sinon, il y a un petit rôle pour Katherine Grant, en "princesse"... Et le film se conclut sur cinq minutes de comique troupier.

Sinon, "jag", serait une crise. Par exemple une crise de colère ou une crise de rire. Ce film n'en déclenche hélas pas beaucoup.

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach Laurel & Hardy
30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 11:30

Toujours chez Hal Roach, Laurel tourne à nouveau avec George Jeske, un film souvent drôle, mais un peu vain. En cause: une non-intrigue qui vire un peu trop vite à la course-poursuite sans queue ni tête. J'ai déjà avancé l'hypothèse que Laurel avait besoin d'un personnage qui avait besoin lui-même d'une motivation, qui devait impérativement être liée à un environnement palpable: aucun de ces trois ingrédients ne fonctionnent ici.

Laurel est un nettoyeur de rue, un "white wing" (Un métier lié à la période, qu'exerceront d'ailleurs dans leurs films aussi bien Keaton, que Langdon, que Chaplin). Le film se sert de ce prétexte pour le voir en bisbille avec la loi, et poursuivi tout le film durant par un policier corpulent, qui n'est pas Hardy, mais Marvin Loback. Sans que ça s'explique vraiment, la deuxième partie voit le comédien devenu dentiste ambulant, aux prises avec plusieurs clients, dont James Finlayson et une mamie un peu nymphomane sur les bords.

Bref.

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach Laurel & Hardy
30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 11:19

De retour chez Hal Roach, Laurel n'est pas venu les mains vides: il a des idées. Et ce film en est la preuve. Il ne l'a pas réalisé, même si il aurait pu... Mais il en est clairement l'inspirateur, comme il l'avait été pour le film The egg de 1922. Les deux courts métrages ont le même environnement, et la même inspiration, qu'on retrouvera d'ailleurs pour un court avec Hardy en 1928, The finishing touch

Laurel est charpentier, et comme ses collègues, il ne fait pas forcément grand chose quand on ne les surveille pas... Le titre provient du fait que toute la matinée d'une journée de travail est occupée à attendre la sonnerie du repas, the noon whistle... C'est la raison pour laquelle son patron demande à son contremaître (James Finlayson) de redoubler de vigilance. C'est bien sur Laurel que l'ombrageux moustachu va concentrer ses efforts...

C'est finalement la même intrigue que pour le film The egg, à ceci près que The noon whistle est débarrassé de l'intrigue liée à la corruption. On n'a finalement que des gags liés au travail, et Laurel avec des planches de bois, c'est toujours digne d'un ballet: ça l'inspire, que voulez-vous... Ce qui l'inspire aussi, c'est le partenariat avec un acteur qui reviendra souvent dans son oeuvre: James Finlayson. Certains gags qui étaient bons mais sans plus dans The egg deviennent ici franchement percutants, et le film passe tout seul, ce qui est assez rare parmi les films limités à une seule bobine, dans lesquels Laurel a souvent été mal à l'aise. Ce n'est absolument pas le cas ici...

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach Laurel & Hardy
27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 08:52

Laurel veut se reposer, comme le dit un intertitre il souhaite sentir l'air salin des grandes forêts de conifères... Il part, mais trouve très vite à se loger... chez un homme (Frank Terry) dont il a aidé à porter les bagages. Mais chez cet homme, il y a un souci de taille: son épouse (Marie Mosquini) est une militante de la cause féministe, qui entend bien régner chez elle. Et le voisin (Bud Jamison) est très chatouilleux quand on touche à ses légumes. Par contre il a une fille (Mildred Reardon), qui s'avère bien jolie.

Encore une fois, Laurel participe en vedette à un court métrage en une bobine pour Hal Roach, et c'est le dernier disponible, mais comme les deux précédents, ce film ne convainc pas... Le personnage manque singulièrement de substance, et même si cette fois il a un enjeu, puisqu'il entend se reposer, il reste ballotté au gré des événements et des motivations des autres. Le lieu principal de l'action (un bloc de maisons modestes, et deux jardins attenants) sont à peine exploités, et tout ça ne mène nulle part...

...Si ce n'est une fois de plus à apprécier le travail de tout ce petit monde, entre la composition inquiétante de Marie Mosquini, et le double rôle de Noah Young, en employé des chemins de fer, puis en policier (C'est lui qui vient demander à Laurel de nettoyer sa cour, dont un intertitre nous dit qu'elle est tellement sale que tous les cochons du quartier se plaignent).

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach Laurel & Hardy
26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 21:40

Sorti en 1919, mais probablement tourné plus tôt alors que Laurel faisait un petit essai solo chez Roach, ce film d'une bobine est tellement anarchique qu'il semble parfois improvisé dans un décor d'hôtel. ll est parfois un peu difficile à résumer:

Laurel est le concierge d'un hôtel, dans lequel plusieurs famille vivent, qui vont se mélanger, dominés par une situation troublante: un homme (William Stevenson) trompe sa femme avec une vamp (on reconnait sans problème Marie Mosquini dans un de ses rôles favoris), et se fait surprendre par madame. Celle-ci essaie de lui tirer dessus, mais rate en dépit des efforts de Laurel pour l'aider. A la fin, quand il retourne vers son épouse l'homme lui dit: "Je t'aime, mais tu tires vraiment mal!"...

Bref, tout ça n'est pas très sérieux, et on sent bien que Laurel est à la recherche d'un personnage, ou d'une cohérence, que l'improvisation ici à l'oeuvre, en dépit de l'atmosphère vaguement surréaliste, peine à lui donner. les aficionados de Roach reconnaîtront ici sans aucun problème Charlie Stevenson, Noah Young et James Parrott...

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Laurel & Hardy Hal Roach
26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 21:28

Sur le front de mer, dans une petite ville Californienne, une jeune femme entre dans un café, pour y manger, suivie d'un certain nombre d'hommes. Elle y croise aussi un vagabond, qui est venu là en trichant un peu, et en escroquant un gamin. Comme celui-ci est le fils d'un policier, il va y avoir, forcément, un peu de sport...

Hal Roach est un grand homme: il a eu la bonne idée de fonder un empire de la comédie sans lequel nous aurions été privés de Harold Lloyd, Snub Pollard, Stan Laurel et Oliver Hardy. Ou du moins tous ces gens auraient sans doute fait carrière, mais pas de la façon qu'on connait. Par contre, en tant que cinéaste, c'est différent: il était largement tributaire du talent qui était assemblé sur un film. Pour le premier court métrage solo de Stan Laurel, qui venait de s'illustrer aux côtés de Larry Semon à la Vitagraph, dans une série de films de deux bobines, ça part un peu dans tous les sens. Il est probable que tout ce petit monde est en rodage. La première série de courts métrages avec Laurel ne durera d'ailleurs pas.

Notons toutefois trois choses: 

un: l'un des policiers est le grand Noah Young, le dieu de la castagne et de la discorde chez Hal Roach.

deux: la jeune femme dont le manège est d'ailleurs incompréhensible, est Clarine Seymour, une éphémère actrice, qui s'illustrera chez Griffith avant une pneumonie fatale à 22 ans.

trois: Laurel utilise ici un gag avec un chapeau, qui sera réutilisé par Lloyd l'année suivante, mais en beaucoup mieux. Rien ne se perd, rien ne se crée: la loi habituelle du gag.

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Laurel & Hardy Hal Roach