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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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23 février 2021 2 23 /02 /février /2021 12:50

Dans Wandering papas, on est confronté à une situation particulière: un film avec Hardy mais sans Laurel... Réalisé par Laurel. C'en était fini de sa carrière d'acteur, et il avait demandé à Roach d'intégrer l'équipe des metteurs en scène. Il a à peu près tout fait, y compris un long métrage... Mais s'il était un réalisateur aguerri, ça n'a pas empêché Roach de faire de nouveau appel à lui, en 1927, pour combler un vide, face justement à Oliver Hardy: comme on dit, le reste, c'est de l'histoire!

...Mais pas ce film-ci, un court métrage de deux bobines dans lequel Roach et Laurel expérimentent avec un nouveau comédien, Clyde Cook, qui est tout sauf convaincant. Il est le cuisinier d'un chantier, situé à côté de la baraque d'un ermite, qui veille jalousement sur la vertu de sa fille; par ailleurs, l'un des ouvriers, apparemment affable mais il faut se méfier de l'eau qui dort, est le jovial Hardy... Il faut avoir vu ce dernier opérer un très personnel partage de crêpes! Crêpes qui s'avèrent littéralement explosives!

 

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Muet Comédie Hal Roach
8 février 2021 1 08 /02 /février /2021 17:32

Paru en décembre 1917, ce film serait le neuvième de la série "à lunettes" des courts métrages de Harold Lloyd, et s'il st encore en pleine recherche et découverte de son personnage, il est clairement sur la bonne voie. Il y est un jeune homme de la bonne société, soutenu moralement par son valet (Snub Pollard) dans une entreprise délicate: il se rend à une petite fête chez Bebe Daniels (sa petite amie, bien plus délurée que lui), et doit donc affronter le regard de tout un tas de fêtards... Durant les réjouissances, il reçoit un télégramme: il lui faut prétendre être mari et père s'il veut toucher un héritage... Sitôt dit, sitôt fait, Bebe se prête au jeu et Snub se met en quête d'un bambin...

Le résultat aurait dû être une catastrophe, et je ne parle évidemment pas du film. Avec Lonesome Luke, ça aurait dégénéré tous azimuts, mais ici, le "couple" Daniels-Lloyd fait avantageusement front... Jusqu'à n certain point, car l'excès de zèle de Pollard, qui a ramené toute une garderie, met leur machination malhonnête bien en péril... Au fait, ce film anticipe sur Seven Chances de Buster Keaton, mais aussi, un peu, sur Girl Shy pour rester avec Harold Lloyd. Pas mal pour un court métrage d'une bobine!

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Published by François Massarelli - dans Harold Lloyd Muet Hal Roach Comédie
8 février 2021 1 08 /02 /février /2021 17:26

Un service de messagerie express envoie Lonesome Luke et Snub Pollard pour distribuer des messages, et ils vont terminer leur course (folle) dans un pensionnat de jeunes filles bien comme il faut.

Bon, je crois que tout est dit: j'ai déjà signalé ça et là à quel point les films de la série Lonesome Luke de Harold Lloyd pouvaient être basiques et grossiers... Ici, il n'est question que de vitesse, de coups de pieds mal placés, de regarder à travers le trou des serrures... On comprend que Lloyd se soit lassé, et qu'il ait aspiré à mieux... Ce film fait partie des rares courts métrages rescapés des premières années du comédien.

 

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Published by François Massarelli - dans Hal Roach Harold Lloyd Comédie Muet
17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 11:22

Mr et Mrs Moose sont mariés, pour le pire et l'inesthétique. Elle a, un intertitre nous le signale, un visage apte à "arrêter les pendules", et lui un faciès qui pourrait les faire repartir... Elle (Vivien Oakland) a un nez proéminent, une mine en relief, un excès de respiration en 3D; lui (Charley Chase) a des dents qui dépassent, mais tant que ça en devient risible pour l'humanité entière... 

Ils vont tous les deux, mais sans en informer l'autre, procéder à des changements radicaux, l'un chez le dentiste et l'autre chez le chirurgien esthétique. Quand ils sortent, ils se sentent tellement renaître qu'ils vont chacun expérimenter leur nouveau pouvoir de séduction avec un(e) inconnu(e), et mettre leur mariage en danger. Et bien sûr, ils ne vont pas reconnaître, face à eux, leur conjoint...

C'est merveilleux, et il restait une fois ces bases posées, à ajouter que bien sûr, les tractations avec le destin pour maintenir la confusion aussi longtemps que possible, font partie des moments les plus intéressants du film, qui est virtuose. Reste aussi que le metteur en scène s'amuse en effet à questionner la validité des liens du mariage, dans un film qui certes reste une comédie, mais... on est passé près d'un désastre moral. Les comédies 'matrimoniales" de Hal Roach étaient clairement en avance sur leur temps.

 

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Published by François Massarelli - dans Charley Chase Hal Roach Leo McCarey Muet Comédie
2 janvier 2021 6 02 /01 /janvier /2021 13:28

C'est donc en 1938 qu'à l'occasion d'une petite fête organisée pour l'anniversaire de Stan Laurel, le monteur du studio (et donc de tous les films du duo le plus célèbre de l'histoire du cinéma qui fait rire) a offert à l'homme du jour une bobine contenant ce petit film, un montage de chutes, qui a du faire bien rire les participants. Aucune des images qu'il contient n'a jamais et montée dans la version définitive d'un film, d'où un certain nombre de différences.

Parfois on a la surprise de toucher au mythe, ainsi voit-on ici un extrait d'un gag inédit de Sons of the desert ou des bribes d'apparition de Tiny Sanford en shériff dans Way out west, alors qu'il a été supprimé du montage final et remplacé; parfois on entendra clairement des gros mots... Et au milieu de ce fatras sans queue ni tête, on verra même la nudité fugace d'une actrice non identifiée, autant le dire tout de suite, le film avait vocation à rester privé!

...Mais plus maintenant. ...Quant à être bon ça c'est une autre histoire. Sérieux s'abstenir.

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Published by François Massarelli - dans Comédie Hal Roach Laurel & Hardy
1 novembre 2020 7 01 /11 /novembre /2020 17:11

Un couple se fait, mais avec ses petits secrets: madame (Virginia Pearson) n'a pas prévenu son deuxième mari (Anders Randolf) qu'elle avait un grand fils (Charley Chase), donc quand celui-ci vient visiter à l'improviste, il faut trouver un stratagème... Il se fait donc passer pour le valet personnel de son beau-père, afin que celui-ci s'habitue à lui. L'exercice serait foncièrement déplaisant, s'il n'y avait la nouvelle bonne (Martha Sleeper) dont il devient rapidement complice...

La situation est en place, que la fête commence: c'est un festival de quiproquos, de soupçons, de stratégies qui sont d'autant plus louches que les secrets qui sont ici cachés n'ont rien d'inavouable... La comédie de DeMille a permis au cinéma d'entrer dans les chambres à coucher, elle a fini par passer le flambeau à ces comédies de précision telles qu'elles étaient concoctées chez Hal Roach. Mais l'observation de ces nouveaux couples, ces gens mariés pour la deuxième fois avec un passé, faisait vraiment son entrée dans le cercle de la comédie burlesque Américaine qui n'en finissait pas d'accompagner le développement de la société moderne des années 20...

Et l'équipe de quatre acteurs, menés par Chase et Martha Sleeper (comme d'habitude l'égale en tous points du génie de la comédie avec lequel elle travaille, et prête à payer physiquement de sa personne) est fantastique, avec un timing superbe et des performances à l'avenant de la part de tous les acteurs...

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach Leo McCarey
23 octobre 2020 5 23 /10 /octobre /2020 08:37

Ce tout petit film, du haut de ses 18 minutes, fait partie de ce qu'on pourrait appeler les "pré-Laurel & Hardy"... Des films basés sur une formule éprouvée, dans lesquels l'intrigue servait de prétexte à un déferlement d'interactions comiques entre les comédiens, car Hal Roach était à la recherche d'une équipe qui pourrait apporter à son studio beaucoup; comme chacun sait, il allait la trouver, mais pas ici!

Donc Glenn Tryon et Vivie Oakland sont mariés, et les affaires ne sont pas florissantes. Recevant la visite d'une acariâtre et richissime tante, ils vont devoir prétendre que le divorce de madame n'a pas eu lieu, car en plus Tantine est très vieux-jeu... On demande donc à Oliver Hardy, le premier époux, de rejouer son rôle; sauf que le deuxième mari, lui, a les plus grandes difficultés à accepter la situation!

On cherche Laurel à l'écran, on ne le trouvera pas: il aurait pu interpréter un rôle secondaire, mais sa contribution se limite à une participation au scénario, et aux gags, et ce ne sont pas ce qu'on pourrait appeler des titres de gloire! L'inspiration, peut-être due au rythme imprimé par le superviseur F. Richard Jones, est largement tributaire du style Sennett, ses situations scabreuses, ses gags physiques et ses coups de pied aux fesses. Cela dit, Hardy fait consciencieusement son travail, et Martha Sleeper illumine de sa présence les 5 premières minutes...

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach Laurel & Hardy
5 août 2020 3 05 /08 /août /2020 10:01

Hal Roach souhaitait par-dessus tout que son studio passe au parlant, dès la deuxième moitié de l'année 1928, mais il lui a fallu attendre, en raison des hésitations du distributeur MGM. Car ces derniers étaient impliqués un peu plus que dans la seule distribution des films du petit indépendant: par exemple, ils s'ingéraient dans certains choix éditoriaux et ont notamment tout fait pour ralentir, puis arrêter la série des courts métrages de Max Davidson, jugés trop ethniques, et contraires à l'assimilation prônée par les dirigeants de la plupart des grands studios. 

Il a donc fallu attendre jusqu'à la deuxième moitié de 1929, puisque la MGM souhaitait que Roach ne soit as trop en avance sur le "grand frère" qui retardait le passage au parlant; tous les premiers courts métrages parlants sortis en 1929, un pour chaque série des courts Roach, portaient un titre en rapport avec le son: par exemple, "Unaccustomed as we are " de Laurel et Hardy était une une phrase-cliché souvent prononcée par des orateurs lors d'un discours, mettant en valeur le manque d'habitude de parler en public. Hurdy-gurdy, c'est plutôt du son: un orgue de barbarie...

Le film est situé dans la cour d'un immeuble, on assiste aux conversations d'un certain nombre de familles qui profitent de la chaleur sur leurs balcons: deux familles juives (dont une avec Max Davidson) devisent en un mélange de yiddish et d'anglais, le policier Irlandais Edgar Kennedy tente sans succès de faire une sieste, et les Italiens qui sont juste au-dessus de lui ont du mal à retenir leurs animaux de faire des bêtises: un chat qui fait tomber du lait sur le crâne d'oeuf de l'agent Kennedy, et un petit singe, qui pourrait bien être en rapport avec l'orgue de barbarie du titre, et qui est motivé dans on espièglerie par la velléité de sieste manifestée par le policier.

Dans cette carte postale qui est une caricature du New York populaire, un petit mystère: Thelma Todd fait venir bloc de glace après bloc de glace, et les utilise dans une pièce de son appartement. Elle a peu que quelqu'un meure, mais qui? Le petit mystère ira assez loin, jusqu'à l'intervention du policier dans cet immeuble où tout le monde écoute tout le monde...

C'est assez réussi, maintenant ça reste un film parlant des premiers temps, donc très maladroit dans ses dispositifs, répétitif et assez bavard. Si Max Davidson n'a qu'un rôle décoratif dans ce film, c'est lui qui a droit à son nom en premier au générique. pas de quoi, pourtant, comparer ces deux bobines avec les feux d'artifices de gags visuels très travaillés de ses films muets... un motif de satisfaction: Thelma Todd est arrivée au studio, et elle a déjà un rôle très important...

 

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Published by François Massarelli - dans Hal Roach Comédie Pre-code Max Davidson
3 août 2020 1 03 /08 /août /2020 09:55

Max Davidson et son épouse (Fay Holderness) apprennent que leur fille (Marion Byron) a des vues sur un jeune homme (Gordon Elliott) de fort belle famille, mais ils sont catégoriques: elle est trop jeune! ils décident donc de se débarrasser du jeune homme en lui faisant croire qu'ils sont absolument cinglés... sauf qu'ils apprennent aussi bien vite, mais trop tard, que la bonne famille du jeune homme en question est celle du patron de Max...

Comme souvent, la première bobine sert à contextualiser le film, en nous montrant en particulier la rencontre entre les deux jeunes gens. Grâce au tempérament comique de Marion Byron, c'est splendide, et aussi un brin "risqué" comme on dit en Anglais: Gordon Elliott tente de courir après Marion pour lui ramener un achat qu'elle a oublié dans un magasin: des sous-vêtements... Donc il nous est donné de voir un homme qui court après une jeune femme pour lui rendre sa petite culotte, ce qui reste finalement assez rare dans le cinéma muet américain! 

Sinon la deuxième partie commence de façon presque routinière, surtout si on considère que Should second husbands come first a déjà été l'occasion d'explorer les possibilités d'une histoire de ce type, avec les deux grands fils de Lillian Elliott qui tentent de se faire passer pour fous pour éloigner Max. On peut aussi citer le stratagème de Charley Chase dans Crazy like a fox; mais le film s'emballe pour un grand final dans lequel Mr et Mrs Davidson sont grimés en romains, et où une voiture aux particularités étranges (déjà utilisées dans Flaming fathers) sera le mot de la fin.

Entre-temps, on aura vu un grand moment, aussi, qu'on imagine improvisé sur place: Edgar Kennedy qui joue un flic particulièrement sympa (et timide aussi, une scène en témoigne) est très gourmand: il négocie avec un enfant pour lui piquer son hot-dog... Et sinon, ce film est à l'heure actuelle le dernier des courts métrages muets de Davidson qui soit disponible.

 

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Published by François Massarelli - dans Max Davidson Hal Roach Muet Comédie
3 août 2020 1 03 /08 /août /2020 09:49

Max (Davidson), son épouse (Polly Moran), leur fille (Viola Richard) et leur fils (Gene Morgan), un hypochondriaque de premier choix, viennent d'acheter une maison. Au moment d'emménager, ils apprennent qu'il s'y est tenu un crime... La nuit sera longue et riche en quiproquos...

Il est toujours décevant de ne pouvoir profiter d'un film lorsque il en reste malgré tout 60%... Mais les fragments disponibles de cette petite comédie qui installe gentiment un comique basé sur les clichés de l'épouvante (très à la mode depuis The cat and the canary) sont disjoints et il manque des bribes un peu partout. Dommage...

 

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Published by François Massarelli - dans max Davidson Hal Roach Comédie Muet