Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
  • Contact

Recherche

Catégories

3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 11:11

Ralph Ceder, réalisateur chez Roach, n'a pas à ma connaissance tourné d'autre film en compagnie de Chase lors de la série intiale de ses courts métrages sous le nom de Jimmy Jump. Comme on y trouve aussi Blanche Mehaffey, cela place le film dans les premiers temps dela série. On y trouve aussi le grand Noah Young, qui n'a jamais pris autant de place dans un film de chase, et a rarement été aussi bien mis en valeur pour son jeu que dans ce film... raison de plus pour l'apprécier.

 

Jimmy Jump arrive, le premier avril, au bureau du journal ou il travaille; l'atmosphère est à la farce, et il parie avec son collègue Smith (Young) qu'il ne sera la victime d'aucune farce en ce jour maudit... Mais évidemment, les pires évènements authentiques se transforment en blagues, et réciproquement. Surtout lorsque l'épouse du rédacteur en chef appelle pour signaler un incendie et que personne ne veut la croire...

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans charley chase Muet Hal Roach Comédie
2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 13:41

Avec la collaboration de Charley Chase avec Leo McCarey, le comédien est parvenu à un stade de perfection très important, qui lui donnera peu de temps après la possibilité de passer au film de deux bobines et d'élargir sa palette. Les quatre films dont voici un rapide compte-rendu font partie de cette période durant laquelle le comédien et le metteur en scène raffinent leur style, et sont tous, faut-il le dire, du même tonneau...

 

YOUNG OLDFIELD

 

Chase (Jimmy Jump, donc) est un pharmacien qui rêve d'être plus rapide que le champion Barney Oldfield, qui interprète son propre rôle. Une fois revenu à la réalité, Jump trouve un moyen idéal de remplir les caisses en utilisant un ventilateur pour faire éternuer les spectateurs d'une course située à l'extérieur de la pharmacie, et vole au secours de sa mère qui doit aller payer des traites, et qui ne trouve pas la somme due... Forcément, il va falloir battre des records de vitesse.

 

La construction très soignée est étonnante, pour un film qui atteint à peine les dix minutes... A noter que Marie Mosquini, qui joue la très peu avenante assistante du pharmacien, apparait dans son naturel le plus séduisant dans la séquence du rêve...

 

STOLEN GOODS

Dans ce film, Chase-Jump est un vendeur qui prend du galon, et tombe amoureux d'une jolie cliente (Marie Mosquini). L'enjeu du film? celle-ci est justement kleptomane, et Chase doit d'une part la guérir de sa manie, mais aussi d'autre part empêcher le très tatillon responsable du magasin de la faire coffrer...

 

Le plus étonnant, dans ce film, c'est sans doute le rôle interprété par le géant Noah Young, si souvent menaçant chez laurel et Hardy, et que Chase et McCarey se sont souvent amusés à mettre en valeur dans des rôles différents: ici, il est un client timide qui vient chercher un sous-vêtement pour sa femme. ses mimiques sont irrésistibles...

 

JEFFRIES, Jr

 

Jimmy Jump est un incorrigible couard qui tient ses lunettes à portée de mains en permanence: dès qu'il a un ennui, il les utilise pour sepérotégéer, puisque c'est bien connu, quand vous avez des lunettes, on ne vous frappe pas. Il va donc voir l'ancien champion de boxe James J. Jeffries sur les consels de son père, afin de prendre des leçons...

 

Avec Jeffries dans son propore rôle, il faut ajouter Ena Gregory pour son premier rôle auprès de Chase... Le gag des lunettes a beaucoup plu à Chase, qui l'utilise jusqu'à la fin. il reviendra dans le film suivant.

 

A TEN-MINUTE EGG

 

Le titre est je le suppose un jeu de mots basé sur le fait que le film conte les exploits d'un Jimmy Jump qui se fait passer pour un dur... comme l'oeuf. Il n'y a pas grand chose de plus à dire, si ce n'est que Ena Gregory revient, qu'on aperçoit pour sa première contribution à un court métrage de Chase la grande Martha Sleeper, et que Noah young est ici tordant. Sinon, un final à la harold Lloyd, dans un film aux vertus comiques évidentes...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach
26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 09:16

Le premier film de McCarey pour Chase! Roulement de tambour, donc, mais très honnêtement, si on ne me prendra pas à mettre en doute l'importance du 'couple' McCarey-Parrott, rien ne distingue ce (par ailleurs excellent) film d'une bobine des courts métrages précédents de Chase, réalisés en particulier par son frère James Parrott: concision d'une histoire extrêmement bien fichue, construction qui amène des gags irrésistibles, et comme on est chez Hal roach, des acteurs à la hauteur: Beth Darlington, Noah young, et... un singe.

 

Mr & Mrs Jump sont donc des comédiens amateurs, mais madame est un cran au-dessus de monsieur: elle a la grosse tête. lors de leur dernière performance locale, un manager la voit, et l'engage. Il prend aussitôt la décision de faire d'elle une star à coup de publicité, ce qui implique des dépenses somptuaires, des costumes et un attirail ridicule... et un singe. Mr Jump supporte mal, mais le gérant de l'hôtel encore moins... il faut donc cacher le singe, qui bien entendu n'en a cure, et n'en fait qu'à sa tête, précipitant Charley dans les affres de l'embarras intégral lorsqu'il lui faut récupérer la bête chez une femme seule dont le mari revient opportunément, ou sur la hampe du drapeau qui est à l'extérieur...

 

La bête nous rappelle forcément d'autres films, puisque c'est un capucin, comme dans The Kid Brother, The Circus, et The cameraman; on est clairement en grande compagnie... Mais deux gags, ou plutôt deux scènes de ce film riche jouent aussi sur les cascades, retenant manifestement la leçon de Harold Lloyd. Leur économie est remarquable. la première, avec Charley qui monte à l'étage en passant par le mur extérieur, semble ultiliser un trompe l'oeil assez proche de celui qui était utilisé chez Pathé en 1905, mais la deuxième est remarquable, tirant ressource de la topograhie sud-californienne, tout comme Lloyd aimait à le faire. Tout ceci mène également à Liberty (1929), de Mc Carey, avec Laurel & Hardy...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach
20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 15:13

Assez proche de bien des arguments de film d'Harold Lloyd (Un jeune homme tellement timide qu'il en est inexistant trouve une façon de changer et devient un homme), ce film réussit un tour de force: après tout, il fallait une heure à Lloyd pour raconter l'histoire de Grandma's boy, une heure et vingt minutes pour Girl shy... Avec Fraidy cat, les frères Parrott expédient l'histoire en... 10 minutes. et pourtant tout se tient, et on en sait assez sur les perosonnages pour les apprécier vraiment.

 

Jimmy Jump, amoureux d'une fille du village (Beth darlington), est tellement timide qu'il est un lâche. Les enfants du coin l'ont repéré, profitant honteusement de la situation: on notera que la troupe "Our gang" fournit les enfants, justement, par solidarité avec une autre vedette des films Hal Roach. Grâce à un stratagème, Jimmy réussit à avouer son amour, mais le père de la belle lui conseille de faire un régime, ce qu'il ne comprend pas: lui a entendu, au lieu de diet, le verbe 'die': il a cru que le médecin lui disait qu'il n'avait que six jours à vivre... Mu par une colère soudaine, il se transforme en furie, et décide de mourir en homme...

 

La transformation donne lieu à des gags réjouissants, et bien sur, ce nouveua film d'une bobine est aussi réussi et aussi indispensable que les précédents. Notons que james Parrott, le petit frère, s'apprête à passer le flambeau à un petit nouveau, le jeune metteur en scène Leo McCarey...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Muet Hal Roach Comédie
13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 18:26

Classique parmi les classiques de Charley Chase, Limousine love est une merveille, un exemple de ce savoir-faire inimitable dont savait faire preuve le studio d'Hal Roach, à une époque ou, hélas, l'étoile de Charley Chase palissait à coté de celle de Laurel & Hardy, désormais les stars incontestables du studio. Et pourtant, le film bénéficie de la mise en scène de Guiol, qui a été un complice des premiers temps du duo vedette, mais on y retrouve aussi Edgar Kennedy et Viola Richard, cette dernière assumant un rôle qui est à la fois central, inoubliable, et un brin ingrat: elle joue une femme nue. Qu'on soit clair: on n'en verra rien, jamais, et c'est justement ce qui fait tout le sel de cette comédie: jouer en permanence sur la nudité, sans jamais la montrer, et construire 20 minutes de burlesque sur un sujet aussi risqué... il fallait le faire.

C'est le jour du mariage pour le dandy Charley Chase, mais son chauffeur le quitte en rase campagne (c'est un homme sensible, et son patron a été grossier). Il résout donc de conduire seul, mais réalise bien vite qu'il est en panne sèche. Il part à la recherche d'essence. Entretemps, Mr Kennedy (Edgar) et son épouse (Viola Richard) conduisent sur cette même route; l'époux cherche à apprendre à sa moitié la conduite, mais elle n'en fait qu'à sa tête. Excédé, il quitte le véhicule, et la jeune femme a un accident: elle est précipitée.... dans une mare de boue. Trempée, dégoutante, elle aperçoit, sur le bas coté, la belle voiture de Chase, qu'elle va utiliser pour se cacher le temps que ses vêtements sèchent. Et à ce moment Charley revient, remplit le réservoir et part, sans savoir qu'à l'arrière de la voiture il y a une femme dans le plus simple appareil. Quelques temps après, une fois le jeune homme au courant, il prend un passager, qui n'est autre qu'Edgar Kennedy... Pendant ce temps, le mariage ne se fait pas, la fiancée attend, et la jeune femme n'a toujours rien sur elle...

Impossible de raconter le reste, les gags se succèdent, et la maitrise en matière de comédie de tous ces gens est bien réelle. Vers la fin, une fois arrivé sur les lieux de la noce, et incapable d'arrêter la voiture tant qu'il n'aura pas réglé le problème de sa passagère, Chase tourne autour du pâté de maisons, prétextant un ennui mécanique. La voiture transporte bientôt une douzaine d'hommes en haut-de-forme, qui sont tous, les uns après les autres, mis au courant de l'ennui... Notons l'apparition d'une bouche de métro dans la rue, et de ses effets indésirables sur les vêtements flottants des dames, trente ans avant Marilyn... Indispensable halte que ce Charley Chase-ci!

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Muet Hal Roach Comédie
8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 09:36

Puisqu'il est sorti en janvier 1925, il y a fort à croire que ce film a été tourné à l'automne précédent. Une fois de plus réalisé par Leo McCarey, c'est une merveillede loufoquerie, qui n'utilise que partiellemtn les ressorts habituels de Chase: il y incarne un inventeur (Jimmy Jump), qui présente son invention miracle (Le moyen le plus génial de chasser les souris sans les tuer...) à un certain nombre de personnes, se réjouissant du fait que sa réussite lui permettra d'épouser sa petite amie, incarnée par la fabuleuse Martha Sleeper (Voir photos). Celle-ci n'est semble-t-il pas aussi décidée que lui, attendant de voir ce qu'il résultera de l'invention. La scène durant laquelle les deux amoureux se voient riches est d'une grotesquerie rare chez Chase, sans tomber dans trop d'excès...

 

La vision de l'invention, véritable McGuffin du film, nous est laissée pour la fin, ce qui permet à Chase et Mccarey de se concetrer sur les réactions des autres acteurs à l'invention, laissée hors-champ. L'industriel qui reçoit Chase menace de le tuer, l'aveugle auquel Chase dépité a refilé sa boîte mystérieuse la lui rend avec un air franchement dégouté, bref, le jeune homme est en plein échec... A plus forte raison lorsqu'il explique )à sa petite amie son échec et que celle-ci se jette alors littéralement sur le premier venu, un client qui sort du bar dont elle est la serveuse...

 

 
Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Muet Hal Roach Comédie
8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 09:28

Tourné en mai 1924, soit une fois que les premiers films d'une bobine de Chase ont commencé à faire leur effet sur le public, ce petit film d'une dizaine de minutes a ensuite connu le destin de tant d'autres films muets: il a disparu. C'est tout simple: tirez dix copies d'un film, détruisez le négatif, usez les copies jusqu'à la corde, et enfin celles qui restent à peu près exploitables, laissez-les pourrir sur place jusqu'à décomposition. Voilà ce qui est arrivé à 75% du cinéma muet.

Heureusement, parfois, un film fait surface, voire la moitié d'un film, voire un fragment. C'est mieux que rien, mais ça fera toujours râler les cinéphiles, de savoir qu'on puisse voir aujourd'hui baucoup de films certes, mais qu'une période aussi importante ne nous soit connue que par bribes. Quant à ce film, réalisé par McCarey, on se doute qu'il était aussi recommandable que les autres de la série. Et on peut toujours se régaler des quelques minutes fixées heureusement pour la postérité dans cet extrait, qu'on peut voir ici in extenso: il se passe de commentaires, donc je me tais.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach
8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 09:19

Charley Chase dans un western? Qui plus est, sans moustache? on demande à voir ça, un peu inquiet... Et puis on confirme: Chase joue Jimmy Jump, exceptionnellement sans moustache dans ce petit film situé en plein désert: il arrive dans un ranch pour vendre des objets d'une inutilité absolue, et tombe en pleine guerre entre les propriétaires du ranch (La fille du patron est interprétée par Blanche Mehaffey) et un gang de bandits mené par le grand Leo willis, méchant à tout faire chez Roach.

C'est vrai que du début à la fin, on ne parvient pas à retrouver la patte de Chase (On imaginerait plus facilement Harold Lloyd dans cette situtation, qu'il a plus ou moins joué dans deux ou trois petits westerns en 1918-1919), mais David Kalat, avec raison, attribue cet étrange film à la volonté de diversifier les genres d'une série dont on ne savait pas quel accueil le public lui réserverait: tourné, comme les cinq ou six premiers films de la série Jimmy Jump, en octobre 1923, le film a sagement attendu que ses petits camarades soient présentés au puiblic, à raison d'un par semaine, en janvier 1924...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach
8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 09:10

Encore un "Charley Chase" tourné en octobre 1923, Just a minute est une petite merveille de comique, pas du tout répétitif malgré le script: le jour de son mariage, un jeune vendeur d'automobiles doit satisfaire le caprice d'un client qui désire essayer une voiture pour un petit tout, d'abord seul, puis avec son épouse, puis avec son abominable famille. Le temps perdu s'accumule, et comme le client irascible est interprété par la géniale brute Noah Young, on mesure vite la panade dans laquelle Chase se trouve. Le titre se justifie par le fait que la future épouse est délaissée, et de temps à autre, Charley lui glisse, depuis la voiture, cette phrase: just a minute, dear.

Modèle de concision, réalisation très sobre, entièrement centrée sur la situation, et bien sur Chase joue à merveille l'employé qui renâcle un peu, mais va tout faire pour satisfaire son employeur... au prix de son mariage.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach
8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 09:00

Deuxième film de Chase pour Roach, également tourné (Par Percy "Scott" Pembroke, souvent réalisateur des comédies de Stan laurel avant l'arrivée de Chase) en octobre 1923, cette bobine fait beaucoup pour établir le style de l'acteur: il y incarne un jeune homme qui est employé par une bourgeoise en qualité de chauffeur. La dame lui laisse les coudées franches, l'habille et lui laisse la limousine; il se retrouve à séduire une jeune femme (Blanche Mehaffey, voir ci-contre) dont la famille peu reluisante croit que Jimmy Jump (Chase) est un richissime prétendant. A la in du film, le frère pickpocket de la jeune femme entraine une série de complications, pendant que le mari de l'employeuse chasse son chauffeur qu'il croit être l'amant de son épouse... Ca fait beaucoup pour un seul film.

 

Une différence notable avec les films ultérieurs: si Charley a bien un travail ici, il ne sera pas souvent domestique, mais plutôt de l'autre coté de la barre. Sinon, ces comédies à quiproquos sont un exemple étonnant de construction, qui réussissent à ficeler autant d'informations en aussi peu de temps.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach