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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 17:02

What price Goofy, l'un des premiers films de deux bobines réalisés par Leo McCarey avec le comédien Charley Chase en vedette, est une merveille de comédie et d'invention, de timing, bref de cinéma burlesque Américain... L'intrigue tourne autour de l'adultère, un thème qui va être évoqué à travers une situation dans laquelle personne ne se permet de tromper qui que ce soit, mais tout le monde y pense... Si on excepte un chien, une dame rencontrée par le héros au cours de la première scène, puis une autre femme (La jeune Fay Wray) qu'il rencontre à la fin du prologue, tout se joue dans une maison entre Charley Chase, dans le rôle de Jamison "Jimmy" Jump, bourgeois confortablement arrivé, son épouse (Katherine Grant), très jalouse, une amie de celle-ci (Jane Sherman), un majordome joué par le splendide Lucien Littlefield, une belle dame invitée chez les Jump, le professeur Brown (Marjorie Whiteis) et enfin un cambrioleur incarné par l'incomparable Noah Young... Voir photo plus bas.

Donc, dans la première scène, Chase sauve un chien perdu sur la route, et l'amène à la dame qui le lui a signalé... Mais ce n'est pas son chien. Le héros se retrouve flanqué d'un animal de compagnie dont il se serait bien passé, et en prime, une amie de son épouse qui a vu la scène s'empresse d'imaginer le pire, et d'aller tout raconter à madame. En chemin, une jeune passante qui trouve le chien adorable a l'idée saugrenue de le couvrir de parfum, ce qui fait instantanément penser à notre héros qu'il va forcément avoir des ennuis... Ce qui ne rate pas: son épouse le quitte illico, pour aller se réfugier chez sa copine. Mais celle-ci lui conseille plutôt de retourner chez elle, afin d'attendre tranquillement un divorce. De son côté, Chase reçoit, en compagnie de son valet Speck, la visite d'un mystérieux "professor Brown" qu'un ami leur demande d'accueillir pour la nuit... le professeur Brown en question n'est autre qu'une femme d'une beauté superlative... Donc l'équation est simple: un mari embarrassé, une épouse remontée et à l'affût de la moindre faute, et une mystérieuse beauté fatale opportunément présente dans la maison... il faut donc trouver un autre "professeur Brown", mais plus masculin, afin de détourner les soupçons d'adultère. C'est alors que Jump voit apparaître un cambrioleur, auquel il confie le rôle en échange de sa mansuétude...

La première bobine est essentiellement consacrée à montrer comment Chase, préoccupé par le départ de son épouse, ne voit jamais le vrai Professeur Brown, pas plus qu'elle ne le remarque. une scène les voit même partager la même salle de bains, en même temps, sans jamais se croiser. Le film change d'optique lorsque intervient l'épouse, et que le mari veut en toute innocence lui présenter 'le professeur', avant de s'apercevoir qu'il s'agit d'une femme... La séquence du repas, durant laquelle Noah Young est sensé être un professeur d'université, permet au géant disgracieux de faire montre de ses talents de comique décalé, et l'enfer émotionnel par lequel Charley Chase passe durant cette deuxième bobine (Dont la fin tourne, mais oui, à l'avantage du mari!!) est un grand moment de comique classique...

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Hal Roach Charley Chase Leo McCarey
8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 09:28

Tourné en mai 1924, soit une fois que les premiers films d'une bobine de Chase ont commencé à faire leur effet sur le public, ce petit film d'une dizaine de minutes a ensuite connu le destin de tant d'autres films muets: il a disparu. C'est tout simple: tirez dix copies d'un film, détruisez le négatif, usez les copies jusqu'à la corde, et enfin celles qui restent à peu près exploitables, laissez-les pourrir sur place jusqu'à décomposition. Voilà ce qui est arrivé à 75% du cinéma muet.

Heureusement, parfois, un film fait surface, voire la moitié d'un film, voire un fragment. C'est mieux que rien, mais ça fera toujours râler les cinéphiles, de savoir qu'on puisse voir aujourd'hui baucoup de films certes, mais qu'une période aussi importante ne nous soit connue que par bribes. Quant à ce film, réalisé par McCarey, on se doute qu'il était aussi recommandable que les autres de la série. Et on peut toujours se régaler des quelques minutes fixées heureusement pour la postérité dans cet extrait, qu'on peut voir ici in extenso: il se passe de commentaires, donc je me tais.

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach
8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 09:10

Encore un "Charley Chase" tourné en octobre 1923, Just a minute est une petite merveille de comique, pas du tout répétitif malgré le script: le jour de son mariage, un jeune vendeur d'automobiles doit satisfaire le caprice d'un client qui désire essayer une voiture pour un petit tout, d'abord seul, puis avec son épouse, puis avec son abominable famille. Le temps perdu s'accumule, et comme le client irascible est interprété par la géniale brute Noah Young, on mesure vite la panade dans laquelle Chase se trouve. Le titre se justifie par le fait que la future épouse est délaissée, et de temps à autre, Charley lui glisse, depuis la voiture, cette phrase: just a minute, dear.

Modèle de concision, réalisation très sobre, entièrement centrée sur la situation, et bien sur Chase joue à merveille l'employé qui renâcle un peu, mais va tout faire pour satisfaire son employeur... au prix de son mariage.

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach