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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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2 juillet 2020 4 02 /07 /juillet /2020 07:30

2026: un mariage se prépare... Le bel épousé, qui rougit et tremble à la pensée de ce qui va être le plus beau jour de sa vie, est Clyde Cook, bien protégé par sa maman... non, son papa James Finlayson. Et il épouse Katherine Grant, la businesswoman à succès. Mais dans l'ombre, une vile séductrice, toute cravate dehors, l'attend et lui fait de l'oeil... ça va mal finir: comment un mariage aussi mal parti peut-il évoluer?

Réponse: dans une comédie matrimoniale à la Hal Roach! Ce film de deux bobines appartient à une période de transition pour le studio, quand on testait de nouvelles combinaisons d'acteurs (ici, Finlayson sert de faire-valoir à Clyde Cook) alors que les seules séries en cours qui marchaient toutes seules étaient les films de Charley Chase (passé à un format de deux bobines) et les comédies Our Gang; Lloyd était parti depuis 1924, et les films hautement farfelus avec Stan Laurel, James Parrott, Snub Pollard, n'avaient pas rencontré le succès. C'est justement le nom de Stan Laurel, qui ambitionnait vraiment de passer de l'autre côté de la caméra et de devenir réalisateur-scénariste, qu'on retrouve parmi les responsables de cet étrange film d'anticipation qui s'amuse avec les codes masculins et féminins que les comédies de Roach véhiculaient... C'est donc assez joyeusement idiot, et on a mis les petits plats dans les grands comme on dit: il n'y a que du beau monde dans ce petit film...

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach
21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 17:15

Harold et Snub Pollard courent après la même jeune femme (Bebe Daniels), qui travaille chez le même antiquaire qu'Harold. Celui-ci apprend de son patron que, les affaires n'étant pas florissantes, il va devoir licencier la jeune femme. Harold trouve un stratagème pour renflouer les caisses...

C'est l'un des films de la période de transition, quand Lloyd s'essayait à un nouveau personnage pour se débarrasser de l'univers de Lonesome Luke. Mais c'était bien souvent Lonesome Luke avec des lunettes, d'autant que les acteurs autour de lui étaient les mêmes dans les deux séries de courts métrages... 

C'est doc assez limité, avec de gentils moments de slapstick, d'autant que le film raconte ce qui s'apparente à une véritable arnaque: si l'honnêteté de ses personnages sera souvent douteuse, Lloyd sera plus inventif à l'avenir, y compris devant des situations similaires: voyez Speedy (1928)...

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Published by François Massarelli - dans Harold Lloyd Comédie Muet Hal Roach
12 février 2020 3 12 /02 /février /2020 16:42

On ne réussit pas à tous les coups, et ce film le prouve: alors que la formule des courts métrages de Charley Chase en deux bobines a permis à de vraies merveilles de voir le jour entre 1925 et 1927, il arrive que le génie ne soit pas au rendez-vous... Cette histoire de jeune oisif qui se fait passer pour un chauffeur aux yeux du père de la femme qu'il aime, est par trop compliquée, tout en mobilisant les vieux trucs les plus éculés du genre, vus en particulier dans de nombreux films du comédien.

Restent quelques moments de grâce, comme cette séquence ébouriffante au cours de laquelle Chase, Martha Sleeper (sa formidable leading lady la plus convaincante à mes yeux) et l'acteur Eugene Palette en flic au grand coeur, font les soldes... A leur corps défendant! On pourrait aussi penser le plus grand bien du moment où Chase se retrouve à jouer les ventriloques avec un mannequin dans un speakeasy, mais... ne serait-ce pas une réminiscence de A dog's life, de Chaplin? Incidemment, sa victime dans la dite scène n'est autre qu'Oliver Hardy.

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Published by François Massarelli - dans Muet Hal Roach Comédie
12 février 2020 3 12 /02 /février /2020 16:33

Une série de catastrophes provoquées par l'évasion spectaculaire d'une puce savante risques de mettre en péril le mariage de Matha Sleeper, en particulier à cause du rôle joué par sa soeur et sa bande de joyeux copains, lors de la noce...

Qu'est-ce qui pourrait ressembler à un court métrage de la série Our gang, plus qu'un autre court métrage de la série Our gang? ...Mis non, ce serait justement trop simple: même si le principe de la série reste le même durant toutes les années 20, et le metteur en scène est toujours l'increvable Robert McGowan, les variations et changements d'un film à l'autre dépassent les petites différences de casting.

Parfois celles-ci contribuent, on pourra s'amuser à chercher ici les apparitions plus ou moins longues des stars de chez Hal Roach: ainsi, reconnaîtra-t-on sans problèmes Oliver Hardy et Matha Sleeper, mais il faudra être plus vigilant pour constater que ce prêtre SANS MOUSTACHE qui officie, n'est autre que le grand James Finlayson... Charlie Hall est l'un des invités de la noce et, caché lui derrière une imposante paire de bacchantes, on reconnaîtra Charley Chase. Cerise sur le gâteau dans ce film glorieusement idiot, une série d'animations survient sans crier gare pour donner vie à la puce farceuse.

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach
16 juillet 2019 2 16 /07 /juillet /2019 17:24

Plus ou moins perdu et reconstruit à partir de plusieurs copies par une poignée de collectionneurs fous qui se sont aperçus qu'ils possédaient des fragments d'un court métrage inconnu de Lloyd, ce film aurait tout pour être rangé dans la catégorie des films très accessoires de l'acteur, en vérité: il date de 1917, soit la période durant laquelle l'acteur expérimentait en transposant le monde de coups de pieds aux fesses de son personnage Lonesome Luke, dans un monde un peu plus réaliste, en incarnant désormais un jeune homme un peu plus tangible, et tout ça par la grâce d'une paire de lunettes. On va même aller plus loin: ce film est répertorié dans sa filmographie comme étant le deuxième court métrage qui le voit chausser cet accessoire.

On ne sait plus vraiment comment il se fait que Lloyd s'en est affublé, en vérité: bien des protagonistes (à commencer par le comédien lui-même, et son producteur et ami Hal Roach) s'en sont attribué les mérites, mais quoi qu'il en soit, c'était une idée de génie, qui fait qu'aujourd'hui on reconnaît immédiatement « le comédien aux lunettes », alors que franchement, ce pauvre Lonesome Luke ne ressemblait pas à grand chose...

L'intrigue ? Eh bien... Lloyd, en voiture avec une petite amie (ce n'est pas Bebe Daniels, et elle va disparaître du film après un plan ou deux), perd sa casquette ; il veut la récupérer, mais elle est entre les mains d'un escroc, et Lloyd ne parvient pas à la récupérer facilement. Pire: dans l'échange houleux qui s'ensuit, un policier (Sammy Brooks) intervient, et donne raison au malfrat. Arrêté, Lloyd n'a pas d'autre ressource que... de taper sur le policier pour se libérer, puis décide de se déguiser pour échapper à la police. Et donc, il enlève son pardessus, sa casquette, et... ses lunettes.

Oui, vous avez bien lu.

Ses lunettes.

A priori, si dans un de ses films, on voyait Lloyd prendre une douche, il porterait ses lunettes: il dort avec ses lunettes. Dans certains films, on jurerait qu'il est né avec.

Mais là, non seulement il s'en débarrasse pour se déguiser (en femme), mais pire : quand un poivrot (Snub Pollard) qui a été viré de chez lui cherche à se déguiser pour retourner au bercail, il va trouver les vêtements, et les lunettes, et donc il ressemble à Harold Lloyd !

Dans le reste du film, on passe de quiproquo en poursuite, et Bebe Daniels intervient, car c'est l'épouse de Snub : elle a donc surpris chez elle un type déguisé (Snub Pollard), qui venait pour cambrioler la maison, car il avait besoin d'argent, et bien sûr elle prend désormais Lloyd, affublé de ses propres lunettes, pour le bandit.

Bien sûr, que c'est embrouillé : mais si je récapitule, on verra mieux l'intérêt du film : car quand il perd ses lunettes, Lloyd perd son identité. On a franchement moins envie de le suivre, et d'ailleurs on le perd plus ou moins de vue. Et ces lunettes finissent pas le résumer, comme le fait que lorsqu'elle souhaite décrire le cambrioleur, Bebe Daniels n'a qu'un seul détail à donner : il avait des lunettes!

Le film prouve donc par A + B que Lloyd se résume à ses lunettes, et qu'elles lui confèrent finalement ce super-pouvoir qui fait qu'on l'aime tant ! A noter dans une scène, un faux raccord : Lloyd perd ses lunettes le temps d'un plan très bref, qui me fait émettre l'hypothèse suivante : et si tout simplement une majorité du film avait été tourné avec l'acteur au naturel, puis les lunettes ajoutées parce que ça lui donnait un je-ne-sais quoi d'indicible ? Le plan en question aurait tout simplement pu être oublié dans la bataille.

Ce qui prouve, pour peu que mon hypothèse soit la bonne, que Pinched est vraiment situé au début de cette aventure optique, et que si ce n'est pas le premier film dans lequel notre comédien arbore son indispensable complément (ce serait le deuxième, voir plus haut), ce serait au moins le court métrage avec lequel il aurait pris la décision de ne plus jamais les quitter.

Et j'ai gardé le meilleur pour la fin: Snub Pollard, qui a fièrement arboré une moustache de gros morse dans tant de courts métrages, est ici glabre...

Décidément!

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Published by François Massarelli - dans Hal Roach Harold Lloyd Comédie Muet
29 mai 2019 3 29 /05 /mai /2019 19:37

Deux amis se battent... Pour un oui ou pour un non; et pourtant, ils s'adorent! Clin d'oeil, ou cuisine interne? Les deux chatouilleux du bourre-pif sont justement interprétés par les deux comédiens (Snub Pollard, photo du haut, et James "Paul" Parrott, photo du bas) testés par Hal Roach pour prendre la relève de Harold Lloyd, désormais embarqués dans de plus en plus prestigieux (et sublimes) longs métrages, et que le producteur ombrageux a relégués, l'un comme l'autre, dans le département des courts métrages. La dernière humiliation qui leur sera faite est de les mettre ensemble, sauf que... Avec le frère de James Parrott aux commandes, l'alliance ne pouvait que donner d'excellents résultats.

D'ailleurs, personne n'est dupe, dans ce court métrage de moins de dix minutes qui accumule tellement de péripéties idiotes qu'il est irracontable: les deux vedettes, en particulier, ne se prennent pas au sérieux du tout et ont clairement la ferme intention de s'amuser avant tout. Même si, quelques semaines après, l'un comme l'autre allait se faire virer; Parrott trouverait une seconde vie dans la mise en scène, et Pollard, dans des apparitions de plus en plus austères...

Mais regardez ce joyau d'idiotie, cette sublime cornichonnerie, dans laquelle les deux hommes sitôt réconciliés, se lancent dans une farandole endiablée, dans laquelle à l'issue d'une poursuite dans laquelle les deux amis ont gardé chacun une jambe liée à une jambe de l'autre, Parrott a soudain l'idée de les détacher, et au sein duquel on trouve une séquence de music-hall hilarante et dont la gestuelle est accomplie avec maestria. C'est beau à pleurer.

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Charley Chase Comédie Hal Roach
21 avril 2019 7 21 /04 /avril /2019 18:38

Après Hot water, en 1924, Harold Lloyd a pris la décision de ne plus jamais faire ce genre de film, une histoire dans laquelle il est marié. On peut toujours se perdre en conjectures sur les raisons de ce rejet pour un genre qu'il maîtrisait, et peut-être les raisons en sont-elles privées (à l'écran en 1924, c'était Jobyna Ralston, une comédienne avec laquelle les relations furent, pour faire court, compliqué, alors que Lloyd s'était marié avec son ex-leading lady Mildred Davis), ou peut-être sont-elles juste pratiques: on sait que Lloyd était non seulement le réalisateur officieux de ses films, il en était aussi souvent le financier, le producteur, et avait un certain goût pour l'efficacité... Quoi qu'il en soit, ce film est une comédie sur le quotidien, un style dans lequel décidément Lloyd excellait, et l'histoire compliquée de sa production ne l'empêche pas d'être réussie.

Nous suivons Mildred et Harold, jeune couple marié, qui se promènent avec un landau... pourtant il ne contient pas un enfant, mais une bonbonne d'un liquide dont il y a fort à parier (au vu des nombreux hommes qui courent dans tous les sens, avec exactement le même type de landau) qu'il s'agit d'un acte de résistance contre la prohibition. En tout cas, ils rentrent chez eux, où sans prévenir, le beau-frère d'Harold a apporté ses deux enfants pour que le couple les garde... C'est le début d'une nuit de cauchemar.

Le film commence par le mariage des deux héros, vu en trois plans, dont le dernier est... une animation. Les 23 minutes qui suivent concernent l'enfer quotidien du jeune marié, qui doit se coltiner le petit neveu, un insupportable garnement, et son petit frère, et la raison pour laquelle la soirée tourne à la nuit d'horreur est que les deux jeunes mariés croient la maison cambriolée par un homme patibulaire interprété par Noah Young.

Le manque d'unité de l'ensemble est assez peu problématique, mais Lloyd retentera avec succès le mélange des genres dans Hot water en 1924. Sinon, I do était à l'origine un moyen métrage, dont Lloyd a décidé de supprimer l'essentiel de la première bobine, celle qui racontait la rencontre et la cour des deux tourtereaux... Il est très probable que le reste du film a fait l'objet d'un raccourcissement net, afin de cadrer avec la durée d'un court métrage de deux bobines.

Pour finir, si Lloyd a consacré ainsi un film à l'angoisse de l'idée de devenir parent, il est à rappeler qu'il a eu des enfants, et que tous ont vécu une enfance très heureuse... Ouf.

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Published by François Massarelli - dans Hal Roach Harold Lloyd Muet Comédie
21 avril 2019 7 21 /04 /avril /2019 11:57

Un Harold Lloyd prédisposé à la déprime rencontre dans un parc d'attraction une jeune femme (Mildred Davis) hélas courtisée par un autre jeune homme (le rival est Roy Brooks). Elle leur donne une épreuve afin de les départager, qui va les pousser à beaucoup de mouvements, tricheries, et même à quelques actes illégaux.

La vitesse, le jusqu'au-boutisme, la débrouillardise de chaque instant... Tous ces éléments sont du pur Lloyd, pour le premier film co-réalisé par Fred Newmeyer, un réalisateur qui a l'oeil. Le film, qui fait appel à toute la bande habituelle (Sammy Brooks, William Gillespie, et bien sûr Noah Young en policier en civil, particulièrement menaçant), aurait du être le dernier film en deux bobines, l'acteur et son équipe se sentant pousser des ailes, mais il y en aura accidentellement un autre...

Pourtant, tout ici pousse vers une durée plus longue, à commencer par le fait que ce court est en fait en trois parties: une première dans laquelle Lloyd est à la fête et finit par fare la connaissance de Mildred, qui finit par demander à ses deux amoureux de contacter sa mère, autant dire qu'elle sonne le début officiel de la confrontation! Dans la deuxième partie, Lloyd prend pour cible le téléphone, et c'est tout un univers de communication et d'incommunicabilité qui se met en branle. Derrière cette suite de séquences formidables, à la mécanique diabolique, je soupçonne le talent de Fred Newmeyer... Enfin la dernière partie située de nouveau dans le parc d'attraction est plus conventionnelle, et plus rythmée: ce sont les déboires de Lloyd avec des policiers soupçonneux, et il y a de quoi! En effet, le jeune homme a sur lui un sac à main volé... Qui plus est, c'est celui de Mildred Harris.

Voilà, à sa façon, ce film survolté dans lequel Harold Lloyd dit adieu  à un format qui lui a permis de refaçonner son art de façon intégrale, et pour lequel il a tout donné, y compris sa main... Et il y pose déjà les bases de la suite, sans parler du fait que le parc d'attraction est un lieu propice, dans ces années 20, à faire du cinéma: l'acteur y reviendra huit années plus tard, dans le superbe Speedy.

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Published by François Massarelli - dans Hal Roach Harold Lloyd Muet Comédie
20 avril 2019 6 20 /04 /avril /2019 17:17

Quand Charley Chase (Bromo and Juliet, 1926) reçoit l'invitation par Katherine Grant de participer en public à une pièce de théâtre, c'est pour se promener en costume sur tout un court métrage, mais nous aurons quand même droit à un fragment de la pièce, qu'il marquera de son empreinte indélébile. Et justement, dans ce petit film, Mildred Davis, qu'il a l'intention d'épouser, lui demande de lui donner la réplique sur scène...

Mais ce n'est pas le même film, loin de là: ce qui compte vient, en effet, c'est que Harold Lloyd joue ici avec un accessoire typiquement associé aux années 20: la voiture individuelle. les personnages joués par Lloyd ne sont pas passés à coté de l'opportunité et du progrès, ils les ont adoptés. Dans ce film, le jeune homme a pour adversaire une voiture, généralement récalcitrante, alors qu'il est pressé: sa vie sentimentale en dépend. Du cinéma classique, qui n'adopte pas la forme que ce type de films prendra chez Laurel & Hardy, plus destructeurs...

Et cette folle équipée finit quand même par être un peu sage. Ce ne sera pas du tout le cas quand Lloyd devra empêcher le mariage de Jobyna Ralston dans le final grandiose de Girl Shy en 1924.

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Published by François Massarelli - dans Muet Hal Roach Harold Lloyd Comédie
19 avril 2019 5 19 /04 /avril /2019 16:35

Tous les comédiens de l'époque du muet, sauf Chaplin, se sont amusés à un moment ou un autre, à jouer avec la comédie de maison hantée. Mais le meilleur, c'est sans doute ce film. Keaton a plus ou moins raté le sien, et Lloyd ne se contente pas d'imaginer une intrigue de fantômes, il y place ses personnages: un jeune homme (Lloyd, bien sûr) est "engagé" pour être le mari d'une riche héritière (Mildred Davis, bien entendu), puisqu'il importe que celle-ci soit mariée pour toucher le pactole; toute la première bobine est entièrement consacrée aux déboires amoureux du jeune homme et ses tentatives pathétiques de suicide... On est loin du personnage conquérant généralement associé à l'acteur.

La deuxième bobine montre les machinations menées par l'oncle de la jeune femme (Wallace Howe) pour les éloigner de la maison familiale, et de l'héritage. On trouve ici toute une batterie de gags parfois un peu lourds, dédiés à la convention vaguement raciste des noirs qui seraient facilement superstitieux et auraient fortement peur des fantômes, mais l'avantage est que Lloyd participe lui aussi de cette peur, et qu'il a donné des rôles conséquents à Blue Washington (le majordome qui découvre le pot-aux-roses) et surtout à l'espiègle Ernest "Sunshine Sammy" Morrison...

En tout, il y a beaucoup de gags qui font mouche, dans une mise en scène très soignée. Pourtant, lorsque le tournage de ce film était en cours, Lloyd a eu un accident très grave, qui l'a éloigné des plateaux pour plusieurs mois et a rendu sa main droite quasi invalide. Ca ne se remarque pas... Et c'est donc à partir de ce film que l'acteur, imperturbable, a pris l'habitude de porter un gant spécial pour masquer son handicap... Y compris pour faire semblant d'escalader les buildings.

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach Harold Lloyd