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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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14 avril 2019 7 14 /04 /avril /2019 19:03

Ce film est l'un des premiers (le deuxième, précisément) films de Lloyd avec Mildred Davis dans le rôle de l'ingénue. Elle a pris ses marques, et est nettement plus à l'aise, installée pour de bon dans la partie de la jeune fille pure mais appétissante, bien différente de Bebe Daniels. C'est aussi le dernier avec Snub Pollard, avant qu'il ne vole de ses propres ailes pour Hal Roach, le temps d'une poignée de courts métrages anarchiques... On y voit aussi le petit monde de Hal Roach: Marie Mosquini, Noah Young, Charlie Stevenson, Gus Leonard... et Gaylord Lloyd, dont Harold faisait parfois usage de leur ressemblance.

Ici, Gaylord est un prince d'un pays de pacotille, fatigué de la vie dans son royaume, lui préférant le temps passé aux côtés de "sa" vampi, Marie Mosquini. Quand une occasion se présente, à savoir l'intrusion de Harold (en vendeur d'encyclopédies) qui lui ressemble tant, il n'hésite pas: il propose d'échanger leurs places. A Harold le royaume et l'hypothétique princesse, à Gaylord la belle vie. Sauf que la petite amie de ce dernier ne l'entend pas de cette oreille...

Voilà, le principe est simple: amener Lloyd à se rendre dans ce royaume pour rire, où il y aura bien évidemment une révolution, et des bouleversements... Si le comédien raffine sa formule, autour le studio Roach se donne les grands moyens: le film n'a rien de révolutionnaire, mais on voit par le nombre de figurants, et de décors bâtis, le soin apporté... à un film sympathique mais moyen, qui sera refait quelques années plus tard sous le titre Long fliv the king avec Charley Chase, Max Davidson et Martha Sleeper.

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Published by François Massarelli - dans Hal Roach Harold Lloyd Muet Comédie
12 avril 2019 5 12 /04 /avril /2019 16:12

C'est après le triomphe de Bumping into Broadway que Lloyd sort ce film, qui lui est clairement très inférieur: on y raconte une histoire assez classique, dans laquelle Harold Lloyd est un jeune homme riche, sur le point de convoler en justes noces avec Bebe Daniels. dans la première bobine, on assiste à un réveil étiré en longueur du fiancé qui vient de fêter son enterrement de vie de garçon, pour se voir signifier au téléphone que la dite soirée a fait tellement de scandale que la future belle-famille a décidé d'annuler. Dans la deuxième bobine, Harold poursuit sa fiancée par-delà les mers, et... la retrouve en pirate.

Il me paraît évident que ce film est le fruit d'un compromis, une sorte de repêchage vite-fait, mal-fait d'un court métrage inachevé avec un rêve dans l'intrigue pour y justifier tout et n'importe quoi. Il est vrai que la période était difficile: Lloyd venait avec succès de se lancer dans la production de comédies de deux bobines, et Bebe Daniels annonçait son départ. Voilà qui justifierait de sortir un film bricolé de la sorte pour gagner du temps. Ce n'est bien sûr que mon hypothèse...

 

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Published by François Massarelli - dans Hal Roach Harold Lloyd Muet Comédie
10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 10:33

Harold Lloyd croise une fois de plus Bebe Daniels dans les premières secondes de ce film d'une bobine de 1918, à croire que ce soit une tradition imposée... Mais cette fois ils vont se poursuivre et ,parfois se croiser sur le lieu de travail de la demoiselle, qui est actrice: elle joue des rôles pour les studios "Near-Famous Pictures", sous la direction du réalisateur Snub Pollard. Une façon comme une autre pour la bande de Lloyd de s'amuser avec leur gagne-pain. 

Ce n'est évidemment pas très sérieux, mais on notera que cette fois, s'il s'est introduit en contrebande sur les lieux afin de trouver la jeune femme qu'il a suivie, Lloyd ne reste pas pour autant insensible au charme des autres femmes, et ma foi, il y en a une tripotée!

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Published by François Massarelli - dans Muet Hal Roach Harold Lloyd Comédie
10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 10:26

Le jour où le jeune homme (Harold Lloyd) a rencontré la jeune femme (Bebe Daniels) était un jour particulier: celle-ci rentrait chez ses parents, où son père ombrageux avait organisé un repas dans le but de départager les candidats au mariage... Harold décide donc, lui aussi, de participer, avec un avantage: elle l'aime bien. Oui, mais pas le père...

Rien de plus à signaler que le petit monde d'Harold Lloyd dans son état premier: des gags à la pelle, un jeune homme entreprenant pour ne pas dire sérieusement culotté, et un final en forme de pirouette... Ah si! il y a une scène prouvant, trombone à l'appui, qu'à défaut d'adoucir les moeurs, la musique aide parfois le bien-manger.

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Published by François Massarelli - dans Harold Lloyd Hal Roach Comédie Muet
10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 10:17

C'est alors qu'il jouait tranquillement à colin-maillard avec Bebe Daniels et ses copines que notre héros (Harold Lloyd) a été pris pour l'un des candidats à l'intronisation dans une société secrète, l'ordre des Simps (un raccourci de "Simpleton", à n'en pas douter). Le rite maçonnique sous toutes ses coutures, y compris les plus idiotes, est le principal ingrédient de ce film moyen...

...Mais pas sans atouts: j'en compte au moins trois: d'abord, l'ironie du fait que le film est entièrement basé sur le fait de se moquer de ces soit-disant sociétés secrètes d'inspiration maçonnique qui fleurissent dans les années 20, et dont Roach comme Lloyd (ainsi, d'ailleurs, que Laurel et Hardy) seront toutes leurs vies de fervents membres. Ensuite, le fait que Bebe Daniels ait un rôle un eu plus actif que d'habitude, puisqu'elle vient à la rescousse de son petit ami, et avec des arguments, en plus! Enfin, l'un des rituels d'initiation est intéressant, puisqu'il consiste à faire croire au candidat, les yeux bandés, qu'il monte sur les toits à l'aide d'une échelle, puis de lui donner la sensation qu'il tombe dans le vide alors qu'il n'a pas quitté le rez-de-chaussée... La machination nous est montrée, mais comment ne pas penser à ces scènes fabuleuses qui allait faire la notoriété future de Safety last, Never Weaken, High and dizzy?

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Published by François Massarelli - dans Hal Roach Harold Lloyd Muet Comédie
10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 10:06

Ce film d'une bobine est l'une des rares comédies de la série Lonesome Luke à survivre à peu près intacte... Ce qui nous permet de bien comprendre le mécanisme de ces films qui se situaient entre anarchie totale et planification, entre tournage organisé en studio, et improvisation joyeuse dans la rue. 

L'intrigue, si on peut dire, tourne autour d'une journée de travail dans une salle de cinéma. Luke (Harold Lloyd) est le gérant (?) des lieux, et s'occupe de tout, sauf du piano (un musicien anonyme, et vu très peu dans le film, s'en occupe), ni de la projection (c'est Snub Pollard qui s'y colle et il finira bien sûr emmêlé dans une forêt de celluloïd...). Son rôle est d'ouvrir et de placer les spectateurs, de façon d'ailleurs fort cavalière. Il s'intéresse beaucoup aux spectatrices, notamment à Bebe Daniels.

Et puis voilà: agitez dans tous les sens, secouez un bon coup, et vous avez un film, ni pire ni meilleur que les Sennett de consommation courante. Le principal problème, et Lloyd et Roach finiront par le comprendre heureusement, c'est qu'on a besoin que tous ces gens, ces agités du bocal, se posent un peu. Mais il va se passer quelque chose: la légende veut que ce soit en revoyant les rushes de ce film que Lloyd ait pris LA décision de sa vie: l'acteur Earl Mohan y porte en effet des lunettes rondes; mouais... On dit tellement de choses, vous savez...

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Published by François Massarelli - dans Hal Roach Harold Lloyd Muet Comédie
9 avril 2019 2 09 /04 /avril /2019 12:22

Dans la longue carrière de Harold Lloyd, les premiers films de la série 'The winkle' (Avec lunettes, donc) sont quand même plus élaborés, drôles et inventifs que n'étaient les "Lonesome Luke". C'est non seulement Lloyd qui faisait ses gammes, mais aussi Roach.

Ces quelques échantillons, dont certains sont en piteux état, possèdent ça et là des moments de grâce, en particulier dans Don't shove, un film clairement concurrent de The rink, la comédie de Chaplin elle aussi sise dans une patinoire : Lloyd, qui s'apprêtait à fêter avec des amis l'anniversaire de Bebe Daniels, a été évincé. Mais il retrouve toute l'assemblée à la patinoire, où il décide de jouer le tout pour le tout, en épatant la jeune femme avec des patins...

Le film possède quelques moments de bonheur, mon préféré étant comme de juste cette scène durant laquelle Bud Jamison se retrouve face au grand (littéralement) Noah Young: mais alors qu'on attend que celui-ci transforme son adversaire en bouillie, c'est Jamison qui l'emporte. Young fond en larmes...

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Published by François Massarelli - dans Muet Hal Roach Harold Lloyd Comédie
9 avril 2019 2 09 /04 /avril /2019 12:16

Ce film de 1917 est l'un des premiers courts métrages de la série brièvement appelée "The Winckle", mettant en scène le nouveau personnage de Lloyd, un gandin à lunettes. Comme chacun sait, le déguisement était enfin le bon, et le personnage comme l'acteur sont finalement passés à la postérité. Avec Bud Jamison, Snub Pollard et surtout sa petite amie Bebe Daniels, Lloyd y prolongeait l'humour débridé et un peu improvisé de ses courts métrages "Lonesome Luke".

By the sad sea waves fait donc partie de ces oeuvres vite faites à la plage, comme tant de films de l'écurie Sennett, mais avec le charme et le dynamisme de Lloyd en plus. Ici, il y est un jeune homme qui se fait passer pour un maître-nageur, au risque de se noyer d'ailleurs... Ca n'a rien de révolutionnaire, mais c'est malgré tout un fragment intéressant d'un film d'une bobine. Il prouve que l'acteur-gagman avait encore beaucoup à apprendre: mais pour ça, l'histoire a prouvé qu'il allait le faire.

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Published by François Massarelli - dans Muet Hal Roach Harold Lloyd Comédie
9 avril 2019 2 09 /04 /avril /2019 12:04

Harold Lloyd a lui-même construit son mausolée, un peu comme Chaplin, mais en plus radical; longtemps après la gloire, de certains films, il a montré tout ou presque; d'autres se sont vus réduits à des extraits. D'autres enfin ont disparu... littéralement. Malgré un effort pour acquérir, puis conserver les courts métrages de ses débuts, peu ont survécu. Et ceux qui sont toujours là sont rarement montrés.

Avant tout, Lloyd était un acteur. C'est donc en tant qu'acteur qu'il a cherché à inventer un personnage de films burlesques. Après un mystérieux "Willie Work", dont je n'ai jamais vu le seul film survivant (Just nuts), Lloyd est donc devenu Lonesome Luke, une imitation de Chaplin, pour une cinquantaine de courts métrages entre 1915 et 1917. Une quinzaine d'entre eux ont survécu sous la forme de fragments ou de copies plus ou moins complètes. Les films de la série "Lonesome Luke" laissent entrevoir un peu de ce que Harold Lloyd allait devenir, disons, dans l'énergie dépensée. Notamment, ils présentent, réalisées par Hal Roach pour beaucoup d'entre eux, les aventures de l'équipe qui allait perdurer une fois la recréation à lunettes du personnage effectuée : Lloyd, certes portant moustache, y est secondé par Snub Pollard, et y rivalise avec Bud Jamison pour les beaux yeux de Bebe Daniels.

Mais au-delà, il s'agit principalement de comédies lourdes et peu inspirées, dont le grotesque allait vite devenir encombrant aussi bien pour Hal Roach que pour Lloyd lui-même. Et ce n'est pas peu dire que ce Luke joins the Navy, dont les quatre minutes survivantes se contentent d'illustrer le titre, ne sont pas très inspirées en effet. Bien difficile de juger bien sûr, puisqu'il en reste trop peu. Mais on voit bien que le bateau qui accueille les clowneries de Snub Pollard et Harold « Luke » Lloyd, est en fait un véritable vaisseau de la marine, dont les hommes sont ici des figurants de luxe, venus à l'oeil pour être aux premières loges d'un tournage vaguement improvisé...

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Published by François Massarelli - dans Muet Hal Roach Harold Lloyd Comédie
22 mars 2019 5 22 /03 /mars /2019 11:13

Le dernier film retrouvé de Harold Lloyd est ce court métrage d'une bobine, qui sans être son chef d'oeuvre, est après tout de bonne facture: il enchaîne les quiproquos avec agilité et sans temps morts...

Harold et Bebe Daniels sont mariés, ils ont tout pour être heureux, y compris un berceau garni d'un adorable... chien. Mais un événement qui se produit alors qu'Harold est en ville va les mettre dans l'embarras: un bandit masqué (Snub Pollard) qui vient de voler le portefeuille d'un homme âgé prend Harold en otage, et échange ses vêtements avec lui. Désormais, Lloyd est l'ennemi public numéro un...

C'est du slapstick, du vrai, et il est assez étonnant de voir que le film commence justement par la vision d'une certaine quiétude domestique. C'est à ma connaissance la seule fois que Lloyd tente cette approche dans son oeuvre, du moins avec sa première partenaire Bebe Daniels. Mildred Davis, elle, jouera l'épouse légitime dans I do, et Jobyna Ralston dans Hot Water. A chaque fois Lloyd fera du reste le même constat: il était mal à l'aise pour trouver un créneau satisfaisant pour des gags dans ce domaine.

Ce que je trouve sévère: il s'en tire très bien, surtout ici et dans Hot Water... Pour finir sur ce film rare, il n'en a été conservé que deux copies, toutes deux sur support 28 mm, probablement complètes...

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Published by François Massarelli - dans Harold Lloyd Hal Roach Comédie Muet