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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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22 mars 2019 5 22 /03 /mars /2019 10:58

Un jeune homme, travailleur et dynamique, sort avec sa petite amie: ils vont au théâtre... sauf qu'il n'a pas les entrées, et qu'au moment de la rejoindre, un quiproquo fait qu'il est pris pour un joueur de base-ball. Son meilleur copain profite de son absence pour proposer à la jeune femme (passablement mécontente) de l'accompagner... à un match de base-ball, bien sûr!

La place de ce film dans l'histoire est assurée, et pour cause: Lloyd trouvait que son personnage à succès, Lonesome Luke, avait fait son temps, il souhaitait lui donner meilleure allure, et un plus grand réalisme, bref, en faire un "monsieur tout-le-monde"... le résultat est ici l'apparition, pour la première fois, du personnage de ce jeune homme dynamique avec des lunettes... Qui évolue pourtant dans un cadre qui est proche de celui de Luke, mais cette fois il a un travail, une vie plausible, donc.

Avec Lloyd, on retrouve toute l'équipe des Lonesome Luke, à savoir Bebe Daniels et son caractère, le concurrent/rival/copain à moustache de morse, Snub Pollard, et Bud Jamison qui joue les utilités. Et ce film sent l'improvisation, je pense que Roach a du négocier auprès d'un club sportif pour utiliser les temps morts d'un match de base-ball, et que ces scènes ont été tournées vite-fait, bien fait. Du reste, Lloyd se lâche complètement en une parodie géniale de base-ball, qui ne va pas très loin pour autant. 

Il ne reste de ce film qu'une version très abrégée: des probables dix à douze minutes de l'original, on ne conserve que 5 petites minutes, sauvegardées sur une copie 9.5mm. Mais au moins, on les a! Sinon, un crédit incompréhensible attribue sur plusieurs sites la direction du film à J. Farrell McDonald. Ce dernier, célèbre pour ses rôles chez John Ford dans les années 20, 30 et 40 (il a une filmographie distinguée, puisqu'on y trouve aussi bien Sunrise que My darling Clementine) était bien réalisateur à cette époque, mais il était en charge des sujets de prestige et des serials à la Universal. je doute fortement qu'il ait été amené à réaliser pour Roach un film d'une bobine, donc je m'en tiens à la version plus raisonnable d'une mise en scène assurée par Lloyd lui-même, ce qu'il faisait effectivement souvent, en alternance avec Roach et Alf Goulding, dans les années 10.

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Harold Lloyd Hal Roach
3 janvier 2019 4 03 /01 /janvier /2019 10:35

On a retrouvé en juin 2015 la bobine manquante de ce film qui en contenait deux; il ne subsistait donc de la pièce de résistance de The battle of the century, donc, que quatre minutes environ, sauvegardées d'une copie depuis longtemps disparue. On a un film à peu près complet, dont seul manque la fin de la première bobine, une séquence qui devait durer à peu près 3 minutes dans laquelle Laurel et Hardy sont confrontés à Eugene Pallette.

Laurel est un boxeur minable, dont le manager Hardy a réussi à négocier un match avec un champion (Noah Young). Devant les problèmes financiers qui suivent l’inévitable nullité de sa prestation, ils conviennent avec un escroc (Eugene Pallette, dans la scène manquante) de récupérer de l’argent en concoctant une escroquerie à l’assurance. Laurel doit glisser sur une peau de banane, mais c’est un livreur de tartes à la crème qui subit l’accident à la place. Le camion sera vidé, et l’anarchie, en même temps que la crème, va s’installer à Roach City…

Remercions Robert Youngson, qui avait une copie du film à sa disposition lorsqu’il préparait une compilation dans les années 60: il a ainsi pu, sans le savoir, préserver cette séquence d’anthologie. La scène du combat (6 minutes) est belle aussi, surtout dans le jeu entre le savoir faire carnassier de Noah Young, et l'anarchie lamentable du jeu de Laurel. Mais privées de leur lien naturel, les deux parties s’enchaînaient mal.

Il faut voir cette impressionnante montée anarchique dans la rigueur de sa construction, le soin maniaque avec lequel les gens s’envoient furieux des projectiles crémeux dans la tête, le calme et la réflexion apporté à chaque lancer de projectile dans la tête, bref, cette bataille du siècle mérite bien son nom. De tous les courts métrages de Laurel et Hardy reposant sur l'accumulation anarchique virant au cauchemar, c'est sans doute le plus beau. Et maintenant que toute la bobine a été retrouvée, on a enfin cette rigueur, cette montée en puissance lente et inexorable du délire crémier, cette orgie pâtissière absolue, dans toute sa logique, avec les bottes secrètes de Laurel et Hardy: le "tit for tat", quand quelqu'un fait une bêtise, on le lui rend d'une manière ou d'une autre, mais aussi lentement et méthodiquement que possible... L'accumulation logique par influence colérique: deux hommes s'envoient des tartes à la figure, un troisième s'interpose. Non seulement il sera la victime de l'attentat sucré suivant; mais il sera un adversaire encore plus acharné dans les combats futurs. Après ça, il n'y a plus qu'à multiplier... Enfin, Laurel est toujours celui qui apporte, par son désordre personnel, de l'ordre dans le chaos; on le voit prendre la responsabilité de distribuer les tartes aux combattants.

...Tant que j’y pense, il y a une apparition sublime de la grande Anita Garvin, qui glisse sur une tarte, sa robe s’ouvrant en corolle, elle se trouve donc en contact quasi direct avec les restes pâtissiers répandus sur le trottoir, et au lieu de faire des bonds hystériques, elle prend son temps, semblant analyser la situation avec pragmatisme. Quand finalement elle se relève, et tourne au coin de la rue, elle a un geste discret de la jambe, pour se débarrasser de la crème. Sait-elle qu’il ne s’agit que de crème ? En tout cas, c’est de la pantomime de première classe : la crème de la crème!

 

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Clyde Bruckman Hal Roach Muet
5 septembre 2018 3 05 /09 /septembre /2018 18:22

Il devait y avoir une sorte de fascination pour l'aspect spectaculaire obtenu en ajoutant «of the century» à n'importe quel substantif chez Hal Roach, comme en témoigne le superbe Battle of the century de 1927. Mais pour les deux filles Thelma Todd et Zasu Pitts, c'est la bonne affaire qui est celle du siècle: une allusion essentiellement aux six premières minutes du film. Zasu et Thelma, pour échapper à une contredanse, inventent un scénario improbable qui calme les ardeurs du policier (James Burtis) qui s'apprête à verbaliser: Zasu serait la fille de son lieutenant, ce qui est bien sûr faux.

Il les aide ensuite à faire du shopping dans un magasin, ce qui se termine par une émeute, et il est viré quand il est repéré en petite tenue par... son lieutenant. Les deux filles l'hébergent afin de le dédommager, et vont essayer de se rattraper en invitant son capitaine (Billy Gilbert à goûter, ce qui s'avère une très, très, très mauvaise idée.

Charley Chase, c'est notable, a signé de son pseudonyme et non de son nom réel, Charles Parrott, la direction de ce film, l'un des meilleurs du duo Pitts/Todd. Il y apporte sa rigueur, qui se manifeste dans la clarté de l'intrigue. Son savoir-faire technique lui permet non seulement d'assumer des gags superbes, mais il tente aussi à plusieurs moments de supprimer tout son direct, ce qui est un plus, tant l'utilisation du son dans ces courts métrages est souvent embarrassante. Et il dirige avec un timing impeccable des acteurs aguerris, qui ne demandent que ça, bref: c'est un (petit) régal.

 

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Published by François Massarelli - dans Comédie Hal Roach Pre-code
2 septembre 2018 7 02 /09 /septembre /2018 17:03

Doté d'un des titres les plus glorieusement idiots qui puissent être (et qui fait allusion à l'étrangeté particulière dont fait preuve le personnage décalé de Zasu Pitts), ce petit film de deux bobines a la réputation d'être l'un des meilleurs parmi les courts métrages de Thelma Todd et Zasu Pitts. Il a été réalisé par un nouveau venu, qui est arrivé sur le plateau avec un principe : aucun gag ne sera gratuit, tout dans le film sera motivé par l'intrigue. D'où une évidente unité...

Todd et Pitts ont appris que leur voisine va être priée de quitter sa chambre, car elle n'a pas les 20 dollars du loyer. Une autre voisine (Anita Garvin) leur suggère de venir avec elle pour danser moyennant finances dans un établissement tenu par Billy Gilbert (avec son accent Germanique quasi contractuel). Mais dans le dancing où les hommes et les femmes ont l'habitude de se laisser aller, un trio de pères-et-mères-la-pudeur, dont un shérif, vont faire un raid...

L'essentiel du film (après un prologue durant lequel Thelma et Zasu doivent dire adieu à tous les aliments qu'elles ont acheté pour préparer le dîner, les uns après les autres) se déroule dans le dancing, et le show est surtout assuré par les difficultés de Zasu Pitts à se comporter normalement, mais surtout à séduire les hommes pour qu'ils aient envie de l'inviter à danser. En résulte une scène à la fois très drôle et un peu inquiétante, dans laquelle l'actrice adopte un maquillage excessif qui ne lui va pas, mais alors pas du tout, se dandine en tortillant du popotin, et surtout lâche avec son manque total d'assurance habituel, des Poo-poo-pi-doo volontiers gênants...

 

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Published by François Massarelli - dans Comédie Hal Roach Pre-code
30 août 2018 4 30 /08 /août /2018 17:13

Jules White est un troupier de la comédie de court métrage aux Etats-Unis, un routier du deux bobines : de 1924 à la fin des années 50, par principe, il n'a jamais été amené à réaliser seul un film de long métrage, préférant le champ d'expérimentation et la permissivité du court... Il a tourné avec Buster Keaton, Harry Langdon (ces deux exemples à l'époque du parlant), les Three Stooges auxquels il est souvent associé, et Charley Chase. Et il a parfois été amené à réaliser des courts métrages pour Hal Roach avec Thelma Todd et Zasu Pitts, dans la mesure où Roach voulait garder l'équipe des Laurel et Hardy intacte, entièrement consacrée aux aventures des garçons...

C'est toujours à Laurel et Hardy qu'on pense quand on voit un film de cette série féminine, mais avec celui-ci plus que d'habitude : car une bonne part de ce film est une variation sur le film Berth Marks (1929) : Zasu et Thelma, artistes de music-hall, sont engagées pour une tournée, et doivent prendre le train en compagnie d'autres artistes. Elles ont un numéro avec un singe, et bien sûr, c'est l'animal qui va fournir l'essentiel des problèmes, mais pas seul... Un accrochage homérique avec Anita Garvin (dans un grand numéro d'auto-parodie) fait tout le sel de ce film, qui n'est pas excellent, mais qui est plutôt réussi face à d'autres courts métrages moins convaincants du duo.

 

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Published by François Massarelli - dans Comédie Hal Roach Pre-code
30 août 2018 4 30 /08 /août /2018 12:07

Les courts métrages mettant en vedette le duo Thelma Todd et Zasu Pitts (remplacée quelques années plus tard par Patsy Kelly, moins nunuche et plus pro-active que Zasu Pitts) ont des hauts et des bas, et on comprend ce qui motivait Roach en créant cette série : profiter d'une dynamique similaire à celle de Laurel et Hardy, tout en explorant les aspects d'une intrigue que les deux célèbres comédiens s'interdisaient, à savoir tout ce qui avait trait au charme et à la romance...

Les deux filles sont en couple avec deux musiciens, qui leur donnent rendez-vous pour une petite période de vacances. Mais en partant en voiture, elles ont un petit accident, et la voiture se retrouve dans un étang. La riche personne responsable de leur malheur les invite dans sa maison, où on donne justement une fête somptueuse... Si Thelma n'aura aucun mal à s'imposer et à séduire son monde, Zasu a plus de mal à s'adapter aux façons du grand monde...

...Le problème ici vient de la direction : on sait que Hal Roach, qui s'est longtemps entêté à mettre en scène, n'était doué que s'il avait face à lui des acteurs capables de supplanter son absence de talent : Charley Chase, Stan Laurel ou Harold Lloyd, par exemple. Ici, on a le sentiment que Roach a décidé de calquer le rythme de son film sur Zasu Pitts, justement, ce qui en fait un film lent, très lent... Même si elle a du génie, à sa façon, c'est parfois pénible : le film, qui a ses qualités, est surtout une occasion manquée.

 

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Published by François Massarelli - dans Comédie Hal Roach Pre-code
26 juin 2018 2 26 /06 /juin /2018 12:15

Et donc, forcément, le fait que la MGM ait sorti cette année là le célèbre film The unholy three de Tod Browning, avec Lon Chaney, n'est pas une coïncidence: Roach, comme Sennett, s'était fait une spécialité de sortir des films dont les titres (Et parfois, mais ps toujours, les intrigues) parodiaient sans vergogne les gros succès du moment... Dans ce court métrage, Charley Chase, Katherine Grant et Bull Montana incarnent trois escrocs qui, comme dans le film de Browning, cherchent à s'introduire dans la demeure d'une famille pleine aux as, afin d'y dérober un joyau légendaire. Ils trouvent une opportunité quand ils croisent la route d'un trio de musiciens...

C'est du burlesque classique, avec la qualité habituelle des films de Hal Roach, dont les deux bobines étaient souvent traitées avec autant de soin qu'un long métrage. On a très vite cerné la personnalité des trois personnages principaux, en particulier l'esprit (si on peut dire) de Bull Montn, mais ça n'empêche pas Charley d'être, comme à son habitude, attachant...

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Leo McCarey Hal Roach Charley Chase
23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 16:47

Voilà une intrigue inattendue pour une comédie de 1925: les deux parents (Katherine Grant et Charley Chase) sont séparés, à cause de LA belle-mère (Josephine Crowell)... Et Charley aimerait pouvoir passer du temps avec son fils (Mickey Bennett), entre ses tournées: il est laitier. Il doit se résoudre à l'enlever pour pouvoir passer un après-midi à la plage avec lui.

Et là, ne perdant aucune occasion de sacrifier à la complication nécessaire de comédie de deux bobines, Chase perd son maillot. Le reste est une comédie de l'embarras dans laquelle le père devra se reposer sur l'ingéniosité du fils, tout en bravant le hasard...

L'intrigue est classique, et fera d'ailleurs l'objet en 1927 d'un remake partiel avec Flaming fathers, tourné par McCarey pour Roach en compagnie de l'acteur Max Davidson, et de Martha Sleeper. Les deux films sont irrésistibles!

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach Leo McCarey
23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 16:27

Jimmie Jump (Charley Chase) revient d'Europe, pour retrouver ses parents et sa fiancée Sally, interprétée par Katherine Grant (Ils se sont choisis quand ils avaient trois ans). Mais suite à deux quiproquos, Charley croit que Sally est particulièrement disgracieuse, et Sally de son côté a l'illusion que Charley est minuscule et prématurément vieilli... Ils vont donc tout faire pour éviter de se croiser, et bien entendu vont se "rencontrer" sans connaître leur identité respective... et tomber amoureux l'un de l'autre. Sauf que pour Charley, retrouver celle dont il ignore le nom dans la grande ville sera plus compliqué qu'on imagine.

Il faut bien sûr passer outre le postulat volontiers politiquement incorrect de ce film: il partage ce luxe rare avec d'autres films de Chase et McCarey, dont un grand nombre de chefs d'oeuvres, parmi lesquels Mighty like a moose, His wooden wedding ou encore l'inénarrable What price Goofy?... Une fois acceptée l'idée que Chase et Grant soient gênés par l'hypothèse d'un mariage avec une personne disgracieuse, le reste du film se déroule sans accroc. What price Goofy? sera d'ailleurs par bien des côtés une reprise de cette situation.

Le film anticipe aussi beaucoup sur le film For Heaven's sake de Lloyd, tourné pour la Paramount et donc totalement indépendant de Hal Roach: dans ce court métrage, Chase apprend que la femme qu'il aime fait un travail de charité pour les déshérités et les sans abris, et va donc "infiltrer" sa mission, comme Lloyd dans son long métrage de 1926. Un autre atout de cette comédie de deux bobines, partagé avec le Lloyd, est la présence de l'immense Noah Young en détective qui suit Chase à la trace parce qu'il trouve que son comportement n'est pas très catholique...

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach Leo McCarey
23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 16:16

Bien que la date la plus souvent mentionnée pour ce film soit celle de sa sortie (En avril 1925), Big Red Riding Hood est en fait un court métrage d'une bobine tourné en 1924 et laissé dans les tiroirs pendant une année... Non pourtant qu'il soit médiocre, bien au contraire. C'est juste que la créativité et la vitesse d'exécution de Charley Chase et de Leo McCarey permettait tout simplement à Hal Roach de garder des films au frais, pour une occasion. Ici, l'occasion était toute trouvée: le comédien et son metteur en scène étant passés à la vitesse supérieure avec des courts métrages de deux bobines au lieu d'une, ils avaient besoin de plus de temps entre deux films, le producteur a donc eu l'idée simple de sortir cette petite comédie des tiroirs pour "meubler'...

Chase interprète ici un homme avec une obsession, particulièrement inattendue: il lit un livre qu'il n'a manifestement pas les moyens d'acheter: c'est une édition du Petit chaperon rouge (Dont le texte tel qu'il se révèle au hasard des intertitres nous ménage quelques surprises); la raison de son obsession est simple: un éditeur lui offre de l'argent pour traduire l'oeuvre en Suédois... Donc, à l'extérieur d'une librairie, Charley campe devant les étals de livres d'occasion pour y lire un exemplaire, provoquant l'émotion de Martha Sleeper, folle amoureuse de lui même s'il n'aura jamais le moindre regard pour elle, et sinon il tente d'échapper à la marche du monde, sans succès; ce dernier le rattrape, de toutes les façons absurdes possibles... et impossibles, souvent. C'est très beau.

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach Leo McCarey