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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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23 mars 2019 6 23 /03 /mars /2019 10:11

J'avais franchement été emballé par le premier film de cette nouvelle série qui semblait inaugurer d'un univers différent, plus adulte et généralement gentiment allusif à l'autre partie du monde de J. K. Rowling, qu'on n'appelle pas parfois le Potterverse pour rien... Mais ce deuxième film n'est pas du même acabit... Le rôle de ce deuxième chapitre d'une saga qui contrairement à Harry Potter ne vient pas directement d'une source littéraire, est d'installer les spectateurs dans la durée, de donner à voir quelques bribes d'une intrigue dont on devine qu'elle sera noire et qu'elle coïncidera fortement avec la noirceur historique des années 30: ce prélude au chaos est situé en 1927...

Mais franchement, où est, justement, la magie? Profitant de décors superbes (dont Paris, totalement sous-exploité d'une manière infâme), David Yates se contente d'accumuler les morceaux de bravoure de ses personnages sans prendre une seconde pour leur donner la moindre substance. L'intrigue ou ce qui e tient lieu est une ligne d'événements parfois plus ou moins clairs, avec des personnages sympathiques ou non dont on sait qu'à un moment, il devront franchir une ligne: bons ou mauvais... Et on se raccroche au futile, à l'artificiel: tel personnage est lié à l'autre univers, par son nom, parce qu'il ou elle a été cité(e) dans tel chapitre de Harry Potter: comment voulez-vous qu'on s'intéresse à Johnny Depp et son costume à hurler de rire après ça? 

Bref: deux heures et vingt minutes pour pas grand chose.

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Published by François Massarelli - dans Harry Potter
18 novembre 2018 7 18 /11 /novembre /2018 16:56

C'est une affaire entendue: ce film, dit-on partout, est le meilleur de la saga Harry Potter. Meilleur que les deux films inauguraux, dus à Chris Columbus, et qui peinent à se situer au-dessus d'un téléfilm de noël moyen pour une chaîne de télévision qui appartiendrait à Disney! Meilleur aussi que les films de David Yates (bien que celui-ci ait eu à l'occasion de fort bons moments), engagé et gardé sur toute la série en raison de la façon dont il se fond dans le projet de J. K. Rowling. Ses films sont bons, mais pas du tout personnels... Meilleur enfin que la contribution du vétéran Mike Newell, dont The goblet of fire de bonne tenue est de loin le meilleur film. Non, Alfonso Cuaron a réalisé avec The prisoner of Azkaban un modèle d'adaptation, qui prend le meilleur du roman et du script de Steve Kloves, et ajoute énormément, par des idées de mise en scène, de direction d'acteurs, de montage et de raccourcissements ingénieux.

On rappelle ici l'intrigue de ce qui est le troisième film de la saga: Harry Potter grandit, et l'adolescent qu'il est se satisfait de moins en moins de sa condition familiale, obligé de rester les étés en compagnie des Dursley, les abominables oncles et tantes que la providence lui a collé dans les jambes. C'est donc après un clash mémorable qu'il est obligé de passer du temps à Londres, seul: mauvais timing, car un prisonnier s'est échappé d'Azkaban, la prison du monde sorcier, et est recherché partout par les dementors, des créatures terrifiantes qui semblent particulièrement s'intéresser à Harry, dont la vie intérieure effrayante les inspire. Après quelques péripéties, le jeune sorcier arrive à Hogwarts, pour une nouvelle années d'études marquée par des découvertes personnelles, des querelles futiles ou plus graves avec ses ennemis personnels, et surtout une confrontation avec le passé à travers la menace représentée par l'omniprésent mais insaisissable prisonnier évadé Sirius Black (Gary Oldman)...

Avec ce film, comme avec le roman du reste, on s'éloigne du côté propret et bien rangé des deux premiers chapitres. Désormais, les jeunes personnages ont treize ans, et si les hormones mettent du temps à se déclencher, reste qu'ils s'affirment. Parmi les décisions cruciales de Cuaron, l'une des plus signifiantes a été de proposer à ses jeunes acteurs de porter leurs propres vêtements le plus souvent possible, et de les pousser au naturel. Ils sont pour la plupart excellents... Certes, Tom Felton, qui joue une fois de plus Draco Malfoy, est mauvis comme un cochon, mais son rôle est limité à l'essentiel grâce à un scénario qui est surprenant dans l'efficacité de ses choix.

Toutes les redites et traditions ont été remises au placard, et Cuaron inaugure une version plus"adulte" de Harry Potter, dans laquelle la victoire finale éventuelle, dans les derniers moments du film, est une victoire privée, et l'occasion de faire les comptes de ce qu'on a découvert, mais aussi perdu; on n'aura pas ici de grande célébration dans laquelle tout le monde se réjouit de côtoyer le héros Harry Potter, et désormais le combat est intérieur: qui est un ami? Où Potter peut-il vivre? les meilleurs humains sont ils fiables à 100%? Les personnages qui arrivent sont formidables, Sirius Black bien sûr, dont Gary Oldman sait bien rendre aux yeux des spectateurs les deux visages, avant et après les révélations sur son personnage, mais aussi et surtout le formidable David Thewlis excelle dans le rôle du professeur maudit Remus Lupin. Cet homme fondamentalement bon est aussi le plus dangereux personnage du film, affligé de lycanthropie...

Et non seulement le metteur en scène a présidé à la création d'un scénario sans aucune matière grasse, il assure une mise en scènes impeccable, dans laquelle il rappelle son art consommé du plan-séquence (de Y tu mama tambien à The prisoner of Azkaban, même combat!). Et il se tire des pires difficultés, lorsqu'il doit rendre lisible une manipulation temporelle impliquant des redites, un passage qui occasionne sans doute les plus belles quarante minutes de toute l'histoire cinématographique de Harry Potter. Seul ou au milieu de la saga, le film est constamment irrésistible, rempli de touches d'humour, d'un esprit adolescent de camaraderie, et de petits moments qui, volontairement ou non, montrent des facettes encore inconnues du monde de Harry Potter. En premier lieu, Cuaron pousse Rupert Grint et Emma Watson dans les bras l'un de l'autre... Le film acquiert ainsi une grande cohérence, alors qu'au dehors la transformation reste le maître mot: loups-garous et autres magiciens aux doubles vies d'animaux sont comme un écho ironique de la transformation des corps des jeunes protagonistes.

Pour finir, je ne sais pas ce qui a poussé Cuaron dans cette direction (gagnante à 100%): il est probable qu'il a été approché par les gens de la production après le succès de ses deux premiers films Américains (A little princess et Great expectations). Avaient-ils vu son magnifique quatrième film Y tu mama tambien, qui là aussi s'intéresse aux émois post-adolescents, mais avec un peu moins de magie, un peu plus de drogue qui fait rire, du sexe, et une grande dose de masturbation par-dessus tout ça? Si oui, chapeau; si non, on peut toujours leur refiler le DVD. Ou suggérer une double programmation, ça serait assez rigolo...

 

 

 

 

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Published by François Massarelli - dans Harry Potter Alfonso Cuaron
11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 10:39

1926: Newt Skamander (Eddie Redmayne) est un sorcier Britannique qui vient aux Etats-Unis avec pour mission de permettre le retour chez lui en Arizona d'un animal fantastique et rare, qu'il a trouvé à l'autre bout du monde.... car les bêtes c'est sa passion. Mais quand il arrive, des événements inquiétants vont provoquer la fuite de plusieurs de ses petits (et moins petits) pensionnaires: intéressant, de voir qu'alors qu'autour de lui le chaos s'installe, Newt ne se préoccupe finalement que du bien-être de ses bestioles excentriques!

Sauf que dans son périple loufoque, il a rencontré une magicienne, la sympathique Tina (Katherine Waterston), sa soeur Queenie (Alison Sudol, Queenie est une romantique en mal de rencontre avec les non-magiciens, ce qui est très strictement réglementé par les sorciers des Etats-Unis), et un aspirant pâtissier, Jacob Kowalski (Dan Fogler).

Et parmi les choses auxquelles Skamander ne prête pas attention, il y a les étranges phénomènes magiques qui détruisent des quartiers entiers de New York, et le double jeu inquiétant mené par un sorcier du ministère, le trouble Percival Graves (Colin Farrell)...

David Yates, toujours à la barre des films adaptés de J. K. Rowling depuis The order of the Phoenix, a du accueillir avec un certain plaisir cette nouvelle mission, car ce film scénarisé directement par la maman d'Harry Potter lui permet à la fois de reprendre du service pour la franchise, sans avoir à rendre compte à la fois à la production, à l'auteure, et bien sur... aux fans. Ce film lui permet de prendre le meilleur d'Harry Potter, sans les passages obligés, tout en construisant quelque chose de nouveau. Et à ce titre c'est très réussi: on n'a pas besoin d'introduction, après tout, le film se passe dans un univers parallèle qu'on connaît bien. Et pour les besoins du décalage habituel, un personnage, le très réussi Jacob Kowalski, nous sert de guide, car c'est un "muggle" (Je sais, il y a des termes établis en Français qui traduisent l'univers d'Harry Potter. Je vais les ignorer, avec mépris), soit un non-magicien: à noter qu'en Anglais Britannique on dit muggle, mais en Américain, on utilise plutôt le terme "no-maj"! Et en parallèle aux difficultés de Kowalski à appréhender ce monde magique qui tout à coup s'ouvre devant lui, le film nous promène constamment entre univers Américain des sorciers, et le New York des années 20, superbement reproduit. A ce titre, le film n'a pas volé son Oscar des costumes...

Bon, il y a une intrigue, j'ai envie de dire hélas, car c'est toujours le point faible de ce genre de films... Celle-ci me perd un peu, d'autant qu'il y a trois lignes directrices: d'un côté la quête par Newt de ses animaux évadés, et les rencontres qui s'ensuivent avec Tina, Queenie et Jacob. Ensuite, la présence d'une menace sur le monde de la magie sous la forme d'un "obscurial" (C'est cette partie de l'intrigue qui est la plus ennuyeuse, occasionnant une scène spectaculaire... mais trois fois trop longue, vers la fin); enfin, annoncée dès le départ, la disparition du dangereux sorcier pré-Voldemort Grindewald sous-tend le film en nous promettant une suite. Je n'irai pas plus loin, et ne commenterai pas le fait que Johnny Depp, aperçu quinze secondes, réussit l'exploit d'être mauvais comme un cochon, en quinze secondes top chrono. On ne change pas.

Mais le film prend son sel dans le fait que les protagonistes ici sont plus adultes que les ados habituels (même si Newt...), et du coup le film monte d'un cran dans sa tranche d'âge! Et quelle belle vision des années 20, une période dont il n'est sans doute pas besoin d'expliquer que je la connais bien, et l'aime particulièrement... Et le film une fois de plus explore les thèmes de prédilection, notamment la nécessaire importance accordée aux femmes, et le vivre ensemble au-delà des différences (à plus forte raison dans un pays construit sur l'alliance des différences, mais dans lequel on a la sale manie de chercher des poux dans la tête des autres, qu'ils soient noirs, musulmans, ou... sorciers), ce qui à l'heure d'une élection présidentielle Française marquée à l'extrême-droite, à l'heure de l'accession d'un fasciste à la maison blanche, et alors que les populismes menacent de tout détruire un peu partout, est une fois de plus nécessaire.

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Published by François Massarelli - dans Harry Potter
30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 21:45

Depuis le début, les problèmes d'adaptation ont été le principal écueil de la série des films Harry Potter: habituellement, qu'un livre soit un classique ou non, on accepte bien facilement qu'un film soit soit un raccourci du livre adapté, soit une variation, qui prend une vie propre et qui sera jugée en tant que film et non en tant qu'adaptation; avec cette franchise, et compte tenu du degré d'implication de J. K. Rowling, les choix des scénaristes ont toujours été dictés par l'importance d'événements en apparence anodins, mais qui devaient être conservés en vue d'un épisode futur, mais aussi par le fait de rendre toujours lisible la navigation du lecteur-spectateur dans les deux heures et demies ultra-condensées du film. Ajoutons le bouquet final: en plus, tout le monde ou presque a lu les livres, et tout ces gens attendent des films qu'ils respectent tout ce qu'il y a dans les livres. Voilà pourquoi il y a un gout de trop peu dans les cinq premiers, y compris dans le très apprécié troisième opus dirigé il est vrai par un réalisateur en vue, le Mexicain Alfonso Cuaron.

Et pourtant, dans son traitement du 6e livre, Yates a réussi à obtenir des scénaristes un condensé particulièrement efficace, qui rend toujours justice à la kaléidoscopique structure de l'ouvrage, à la fois continuation de l'intrigue même, mais aussi portrait très réussi des affres de l'adolescence, bien plus réussi en tout cas que The order of the Phoenix. Mais surtout, le film fait enfin la part belle à l'autre coté, ce "point de vue de l'opposition" comme disait Michael Powell, qui consiste à ne pas nécessairement caricaturer les ennemis, les montrer comme ce qu'ils sont, c'est-à-dire des êtres humains. Ici, comme dans le livre, c'est Draco Malfoy qui a la lourde tâche de se rendre compte que la voie qu'il a choisie, celle du mal, est difficile, dangereuse, et qu'il est décidément trop jeune pour assumer le rôle sacrificiel qu'on lui a confié... Bref, il en a marre d'être le centre désigné du monde. Ca nous rappelle un autre ado, avec des lunettes. Autre personnage fascinant qui prend toute sa dimension, le grand Severus Snape. Sans oublier le Prince, bien sur...

Dans une mise en scène qui est axée autour du motif de la main, main qui agit, qui soutient, qui aime et qui meurt, un grand film, plastiquement superbe (Sous influence Japonaise par endroits), qui est l'efficace transcription du plus beau, et plus sombre aussi, roman de la série.

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Published by François Massarelli - dans Harry Potter
23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 09:10

Le dernier volume de la série créée par Joanne Rowling, tant attendu et tant espéré en son temps, ne pouvait pas ne pas être décevant, pour des raisons qu'on aurait pu prévoir: dans ces livres ou le degré de précision dans la prévision était si admirable, comment s'étonner que tout retombe si joliment et si logiquement à sa place dans le chapitre final, que toutes les pistes entamées plus tôt trouvent un aboutissement, sans surprise, à l'exception d'un ou deux personnages, sacrifiés pour la cause de façon mécanique? On avait l'impression de lire une fin rodée, huilée, et dont la saveur disparaissait à chaque chapitre. Là ou le précédent volume (The half-blood prince) avait surpris, touché, choqué même par ses idées centrales (Priver Harry de son bouclier d'enfance, en menant Dumbledore à sa fin, d'une manière spectaculaire, se concentrer enfin sur Voldemort pour en définir plus avant les contours et lui donner une vraie biographie, et donner à voir le personnage de Severus Snape dans toute sa complexité, au lieu d'en faire un ambigu mais surtout folklorique sale type.), le dernier enfonçait les portes ouvertes; mais à l'intérieur de cette déception, des moments sauvaient malgré tout le livre du naufrage: d'une part, la solitude forcée de la quête de Harry, Hermione et Ron, en fuite, et réfugiés dans une nature hostile et désertique; d'autre part, bien sûr, toute la lumière enfin faite sur celui que j'ai la manie de considérer comme le principal personnage de cette série, le plus fascinant: Severus Snape, donc. mais pour ce dernier, il faut attendre la deuxième partie de ce film pour lui rendre justice.

Paradoxalement, cette déception ne se retrouve pas avec ce film. Le choix qui a été fait par la production, afin de traiter de façon adéquate d'une fin attendue, et comme je le disais plus haut, dans laquelle finalement la cohérence repose sur le développement de chaque détail, est de sortir le film en deux parties. Bien sûr, la première partie est centrée sur la quête solitaire de Harry, Ron et Hermione , et possède une certaine austérité; la décision sage de couper l'adaptation en deux, inévitable compte tenu de la nécessité pour le scénariste Steve Kloves de mener à leurs termes toutes les ficelles piquées à Rowling durant la confection des 6 précédents films, a mené l'équipe à enfin développer pleinement la première partie du roman, soit la meilleure. On regrettera que toutes les parties consacrées à l'évocation d'Albus Dumbledore aient été caviardées, mais ce qui reste, l'essentiel enfin, c'est le voyage initiatique des trois jeunes héros, et c'est une très bonne nouvelle. La façon dont les tensions s'accroissent, dont les jalousies se font jour, attisées par un bijou maléfique que doivent porter, à la façon du Frodo de Lord of the rings, les jeunes protagonistes, et la rancoeur d'être obligés de crapahuter dans les bois en se cachant au lieu de profiter pleinement de leur âge, profite bien à nos trois acteurs, dont l'alchimie crève l'écran.

Visuellement, on sait que depuis l'abandon du réalisateur Chris Columbus, le robot qui a efficacement rendu les deux premières adaptations sans âme de la série, les films sont devenus de plus en plus beaux, grâce à Alphonso Cuaron (The prisoner of Azkaban, superbe de bout en bout) d'abord. Mais David Yates a apporté beaucoup dans ses deux films précédents, en particulier une façon de jouer sur l'abstraction dans les scènes de combat, les rendant supportables (Je les trouve généralement insipides et inutilement gonflées dans les livres) et souvent esthétiquement excitantes. Ici, il bénéficie de leur raréfaction. Le passage au ministère de la magie, qui doit autant à 1984 (Et à l'esthétique des illustrations de 1948-1950) qu'à Brazil, d'ailleurs cité ouvertement (Volontairement ou non? je ne saurais le dire): les sycophants (on dit aussi lèche-bottes) qui encombrent les directeurs et autres cadres du ministère désormais acquis à la cause de Voldemort et se pressent autour d'eux, ou encore l'abondance de papiers, sans oublier les gestes mécaniques et le regard baissé de tous les personnages présents. Il y a de l'humour, bien sûr, et le recours aux personnages récurrents, et aux décors de la maison des Weasley, bien que limités par la solitude des héros, nous gratifient de deux apparitions du grand Rhys Ifans, qui n'apparaîtra que dans ce dernier film, mais laissera volontiers une marque.

Cette première moitié de film est certainement l'une des meilleures des 7 adaptations jusqu'à présent, parce qu'on a pu pleinement laisser les personnages respirer, les situations se mettre en place, et pour tout dire, faire réellement vivre tout ça; on sait que ces personnages qui veulent sauver le monde de la menace du mal (Le parallèle entre l'art dégénéré et nazi et l'esthétique liée à Voldemort, notamment sur les couvertures de livres de propagande aperçus ça et là, n'échappera à personne), sont aussi en train de jouer leur passage à l'age adulte.

Mais il y a une suite: le film est double, rappelons-le.

La suite est forcément un film d'action, avec en son coeur la bataille entre le bien et le mal qu'on nous fait attendre depuis si longtemps. Elle ravira les amateurs du genre, et agacera comme ça a été mon cas ceux qui décidément apprécient un brin de subtilité dans le spectaculaire: oui, c'est extraordinairement réalisé, riche en couches, sous-couches et coups de théâtre ais au final bien simpliste. La force de ce film énorme est sans doute plus dans le niveau de l'apprentissage de ces presque adultes, auxquels enfin la réalisation de certaines vérités fera sans doute plus de bien, que toutes les victoires du monde. Et puis on se fait plaisir de toute façon avec une poésie souvent renouvelée, avec aussi des numéros d'acteurs, dans ce dernier film, qui n'oublie pas de nous donner du sang neuf: pour contrecarrer l'infecte Helena Bonham-Carter, ici pire que jamais, on pourra au moins ajouter à Rhys Ifans déjà cité des contributions de Ciaran Hinds et Kelly Mac Donald, rien que ça...

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Published by François Massarelli - dans Harry Potter