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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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11 avril 2019 4 11 /04 /avril /2019 10:16

Le moins qu'on attende d'un film situé dans le milieu de la couture Parisienne, c'est qu'il soit élégant... Et heureusement, on est servi. Situé dans un monde cohérent, entre les salles de couture et les salons publics, entre restaurants et boîtes de nuits, le film e se noie jamais dans l'anecdotique et nous propose un mélodrame basé sur un triangle amoureux, caché derrière une comédie de moeurs enlevée et même parfois dynamique, le tout en 80 minutes...

Dans une maison de couture réputée, trois amis travaillent: Mady (Suzy Pierson) y est première couturière, Thérèse (Andrée Lafayette) modèle, la plus sollicitée de tous les mannequins, et Laurent (Malcolm Tod) est pour sa part dessinateur. Ils sont inséparables, d'ailleurs leurs appartements sont situés les uns à côté des autres, et leurs soirées sont communes. Mais Mady et Thérèse sont toutes les deux amoureuses de Laurent, qui lui n'a d'yeux que... pour l'une d'entre elles. A la faveur de l'arrivée à la maison de couture d'un riche collectionneur d'aventures (Léon Mathot), qui ne cache pas son envie de connaître mieux Thérèse, les choses vont se précipiter...

Un personnage en plus, on aurait presque pu dire en trop, mais il n'en est rien, vient se greffer sur cette intrigue: Bartlett, un Américain qui est l'homme de confiance d'un couturier de New York, est interprété par Armand Bernard, le grand acteur de théâtre que Diamant-Berger avait débauché pour interpréter Planchet dans sa version des Trois mousquetaires. Ici, il continue à jouer un rôle comique, mais il réussit une prouesse: tout en étant un faire-valoir, un imbécile de première, même, il réussit à être important... Et le timing impeccable de Bernard, qui cette fois n'a pas seulement à se prendre des coups de pied au derrière comme dans le feuilleton sus-mentionné, fait merveille. Et donne du même coup une dimension de comédie au film, qui oscille constamment entre mélodrame et bulles pétillantes.

Diamant-Berger fait ici deux choses particulièrement bien: d'une part, il filme dans Paris, pour de vrai, et offre une alternative intéressante à ses nombreuses scènes tournées en studio. Ensuite, il fait une grande confiance à ses acteurs, principalement les cinq premiers, qui font une grande partie du travail dans des gros plans très étudiés: le découpage et le montage de ce film sont particulièrement intéressants... Et Diamant-Berger est même très en verve, à sa façon: il installe très bien ses ambiances nocturnes, situe avec efficacité l'ambiance d'une boîte de nuit, et ne perd jamais ses personnages dans ses décors; il utilise à bon escient la profondeur de champ: son final est situé dans une pièce qui est une antichambre d'une maison de couture où une fête bat son plein, pendant qu'au premier plan le drame arrive à son paroxysme. 

Bref, ce Rue de la Paix est le film qui prouve que le très estimable Henri Diamant-Berger, producteur heureux, affabulateur fripon (il affirme dans ses mémoires avoir inventé la bande-annonce, pourquoi pas? il ajoute avoir défini le rôle de la script-girl, et surtout il prétend avoir été le premier à faire des essais en Technicolor en 1925, ce qui trois ans après la sortie de The toll of the sea est un splendide mensonge, digne du reste de ceux que proféraient d'autres cinéastes: Ford, Hawks, Walsh ou Capra en étaient coutumiers) était aussi un cinéaste. Ben oui!

 

 

 

 

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Published by François Massarelli - dans Henri Diamant-Berger 1927 Muet
10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 18:43

Le roman de Dumas était dans l'air, en 1921: d'une part parce que Douglas Fairbanks, dont l'amitié avec le réalisateur Allan Dwan, lui aussi mordu des histoires de mousquetaires, avait sans soute soufflé sur les braises de son attirance pour ces aventures, souhaitait désormais en faire son prochain grand projet après la réussite de son Zorro. Ensuite parce qu'en France, où on accueillait justement l'acteur, on se voyait bien lui fournir des décors irréprochables... C'est ainsi que, si l'on en croit du moins les écrits d'Henri Diamant-Berger, l'acteur s'était un temps laissé aller à imaginer une collaboration entre sa structure abritée par United Artists, et une compagnie Française qui serait dirigée par Diamant-Berger. Celui-ci se rêvait producteur, et voyait comme un trophée le fait de travailler avec Doug Fairbanks.

La rupture entre Diamant-Berger et l'acteur est venue de l'impossibilité pour l'un comme l'autre de voir les avantages proposés par l'autre camp: un raccourci pratique, et un support logistique pour Fairbanks qui se voyait interpréter D'Artagnan sur un film de deux heures, tourné à Hollywood, et une sorte de soumission au roman pour Diamant-Berger qui souhaitait que le film se tourne en France, et qu'il contienne absolument toutes les péripéties imaginées par Dumas. Surtout, Diamant-Berger considérait comme une trahison que le film voulu par Fairbanks s'arrête sur le bal des Echevins, et la restitution des ferrets à la Reine par D'Artagnan. La séparation, c'est un fait peu banal, nous aura permis d'avoir justement la même année deux films, et quoi qu'on pense de l'un ou de l'autre, deux films majeurs... A juger sur pièces, donc...

Juger sur pièces? C'est là que le bât blesse. Si le film finalement réalisé par Fred Niblo aux Etats-Unis est aujourd'hui parfaitement disponible, et en fort bon état, il n'en est pas de même hélas de la version de Henri Diamant-Berger. Celui-ci, qui après avoir cherché en vain un metteur en scène, avait fini par se persuader qu'il aurait le métier, l'énergie et l'enthousiasme de faire le travail lui-même. Il a donc lancé sa production avec tout le dynamisme de ses 27 ans, et a assemblé un casting, une équipe technique, et lancé des recherches pour trouver les lieux parfaits pour tourner. Parmi les gens consultés, on compte quand même (là encore, s'il faut croire les souvenirs de Diamant-Berger) Edouard Herriot... Le format choisi était celui qui avait encore un vif succès depuis les années 10: le film à épisodes. Pour rendre justice à Dumas, Diamant-Berger voyait donc douze épisodes. Le film en son entier totalisait selon le metteur en scène douze heures, mais j'ai des doutes en raison de la version qui est aujourd'hui disponible: présentée comme intégrale, mais privée de ses intertitres, elle compte six heures. 

Donc, si le metteur en scène, pas avare de vanter ses propres mérites, considérait le film comme un chef d'oeuvre, le fait est qu'on en est loin (à moins qu'il s'agisse de son chef d'oeuvre, auquel cas c'est tout à fait envisageable, hum...): Diamant-Berger, de son propre aveu, n'était pas aguerri à un tel tournage, et le choix déterminant de tout prendre ou presque du roman, conditionnait le film à posséder de nombreux moments de redondance, assez insupportables. Pire: une tendance de privilégier l'action au loin, fait qu'aujourd'hui on est parfois au courant de ce qui se passe sur l'écran grâce à la voix off, on imagine que les intertitres devaient auparavant faire tout le travail! Des choix sont pénibles: on a droit à des scènes d'intérieur, détaillées jusqu'à l'extrême, quand le siège de La Rochelle est traité à travers une ou deux escarmouches!

Des beautés malgré tout sont à trouver dans le film: le choix des décors, confiés par Diamant-Berger à Mallet-Stevens, l'excellence des costumes, et la noirceur de plus en plus affichée de la deuxième partie du film (celle qui se recentre sur les méfaits de Milady), avec des scènes d'une véritable grandeur: la mort de Constance, avec un suspense rare dans le film, est un beau moment; tout comme la capture de Milady, et je pense que le sommet du film est justement le jugement et l'accomplissement du destin de cette dernière. Ajoutons que s'il était un metteur en scène pas convaincant, au moins Diamant-Berger avait-il un certain flair pour son interprétation: s'il n'est pas Douglas Fairbanks, au moins Aimé Simon-Girard a la jeunesse, l'impétuosité et le dynamisme de D'Artagnan, et il fait ses cascades lui même. Le reste des mousquetaires est dominé par Henri Rollan en Athos; le plus amer des Mousquetaires ne sera, à mon avis, mieux joué que par Van Heflin dans le film de George Sidney en 1948. Edouard De Max, tragédien de luxe, prête une prestance qui sied à Richelieu, accompagné d'un Charles Dullin parfait en père Joseph. Si Pierrette Madd est un peu fade en Constance, au moins sa rivale Milady bénéficie de la présence incontournable de Claude Merelle...

Impossible aujourd'hui de voir le film autrement que de la façon dont la famille Diamant-Berger l'a voulu: dans une série de décisions que j'ai le regret de considérer comme malencontreuses, ils l'ont adapté pour un format télévisuel: redécoupé en 14 épisodes de 26 minutes (générique et résumé compris), tous les intertitres supprimés, et remplacés pour les dialogues par des sous-titres, et pour les explications narratives par la voix envahissante et pleine de second degré de Patrick Préjean. Je désapprouve, mais si on veut voir le film, il faut en passer par cette version...

Le film a eu un énorme succès, tant mieux. Il est suffisamment différent de celui de Niblo pour justifier de les voir tous les deux, mais si vous me demandez ma préférence, je n'ai aucun mal à vous dire qu'elle va au film Américain! Diamant-Berger pour sa part ne s'en tiendra pas là puisqu'il réalisera dans la foulée une adaptation de Vingt ans après, la suite, au même format à épisodes... Dont aucun, hélas, n'a survécu. Puis il allait récidiver en donnant un remake de son film initial, en 1932, en deux épisodes, dont les extraits parfois vus ça et là m'ont donné furieusement envie... de ne pas le voir.

 

 

 

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Henri Diamant-Berger 1921
5 avril 2019 5 05 /04 /avril /2019 17:07

Le film est une adaptation d'une pièce de Labiche, et je tiens à le dire: tout en étant quand même vaguement médiocre, c'est le meilleur des six films de Diamant-Berger disponibles avec Maurice Chevalier dans leur distribution... On y trouve une verve, un jeu avec le public (et, mais oui, une certaine forme de flash-back!), qui pour une fois emportent l'adhésion...

Chevalier joue le mari d'une adorable créature qui est aussi un incorrigible noceur, et passe une nuit en douce à faire la fête avec des copains. le lendemain, non seulement il se réveille en compagnie d'un des autres joyeux lurons, mais en prime il a les mains pleines de charbon... A table son épouse évoque un crime qui s'est perpétré Rue de Lourcine, où on a retrouvé un mystérieux cadavre dans un tas de charbon...

C'est non seulement marqué d'une intrigue qui pour une fois n'est pas une suite de claquage (silencieux) de portes à la façon boulevardière, mais il y a un quiproquo conséquent, qui prouve que décidément, quatre années plus tard, Clair avait parfaitement raison d'adapter lui aussi Labiche. Et Diamant-Berger et son équipe, tout en restant à mon goût à trop grande distance, tentent au moins l'aventure de la comédie physique, et cette fois-ci avec de vrais gags!

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Henri Diamant-Berger
5 avril 2019 5 05 /04 /avril /2019 17:02

Maurice Chevalier interprète un oisif qui habite dans un petit nid douillet, à deux pas de sa petite amie, et qui est couvé par une femme de chambre qui n'est autre que la grande Pauline Carton. Sans grandes explications, il sous-loue son appartement, part faire la noce avec un copain (En l'occurrence George Milton, représenté sur la photo), et revient tellement saoul qu'il a oublié qu'il n'est plus le bienvenu chez lui.

Je jure que c'est vrai: le résumé qui précède est en soi un chef d'oeuvre à côté de ce film sans aucun intérêt. Mais alors, vraiment aucun...

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Published by François Massarelli - dans Henri Diamant-Berger Muet Comédie
5 avril 2019 5 05 /04 /avril /2019 16:49

On finit quand même par perdre patience devant ces films réalisés la même année que disons, Safety last de Lloyd, ou Our hospitality de Keaton: certes, Diamant-Berger, producteur, avait eu la bonne idée de permettre la même année à René Clair de réaliser son premier film, et certes le metteur en scène des Trois mousquetaires avait effectivement tenu le public Français en haleine sur les douze épisodes d'une adaptation digne du roman de Dumas, en 1921-1922, et l'avait même fait suivre d'un Vingt ans après dont on murmure qu'il était fort réussi...

Mais ce n'est pas suffisant pour accepter tout et n'importe quoi, et si ce Jim Bougne commence par un excellent gag digne de Lloyd (une scène en trompe l'oeil du plus bel effet, dans laquelle on reconnait d'ailleurs Albert Préjean, silhouette fréquente dans les films de HDB), l'intérêt cesse immédiatement: un père soucieux de mélanger l'avenir de sa fille et son intérêt pour la boxe, désire ne la marier qu'à un pratiquant de ce noble art. La belle a donc l'idée de faire passer son amant Maurice (Chevalier, bien sûr) pour un boxeur...

...Et forcément, il devra le prouver sur le ring. Pendant 18 longues, très longues minutes, qui ne feront rire que ceux qui penseront à autre chose pendant le calvaire. La comédie valait mieux que ce pensum.

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Published by François Massarelli - dans 1923 Muet Henri Diamant-Berger Comédie
5 avril 2019 5 05 /04 /avril /2019 10:56

Lassé de ses conquêtes, le fringant Roger (Pierre de Guingand) prend une chambre dans un immeuble Parisien, dont les propriétaires seront ses voisins. Et parmi ses voisins, il y a une belle et douce jeune fille (Marguerite Guéreau), qu'il n'aura aucun mal à séduire bien qu'elle soit fiancée. Mais le voudra-t-il? Il pourra en tout cas sans aucun mal s'aider du frère de la jeune femme, Louis-Philippe (qu'on a une folle envie d'appeler Maurice), un brave garçon dont Roger va faire l'éducation...

Sorti en 1923, ce film est présenté aujourd'hui dans des copies qui sèment le doute: un intertitre nous annonce que c'est le début de Maurice Chevalier au cinéma, ce qui est rigoureusement faux: nous le savons puisque nous avons vu les deux précédents moyens métrages de Diamant-Berger avec l'acteur... Et on nous dit aussi que la vedette du film est Pierre de Guingand. Or celui-ci, dans les copies disponibles, a un rôle particulièrement effacé... La vérité est sans doute à chercher dans les pratiques de certains distributeurs, de remonter des années après la sortie de films oubliés, des oeuvres et de les présenter sous une nouvelle forme. Et ce film qui aujourd'hui ne totalise que 24 minutes, me semble en effet être un candidat pour cette hypothèse, avec ses acteurs de luxe (Chevalier, Guingand, mais aussi Marguerite Moreno ou même Edouard De Max, qui joue son propre rôle, vu sur scène où il interprète Néron dans Britannicus) et ses décors de rien de moins que Mallet-Stevens (Dont la photo ci-dessus, la seule qui circule de ce film, nous montre l'une des créations): difficile à croire que Diamant-Berger aurait gardé ce budget pour un court métrage, je penche donc pour une ressortie abrégée...

...et du coup déséquilibrée: car dans l'effort de donner plus de poids à Chevalier, dont le rôle de frère de l'héroïne le transforme souvent en faire-valoir un brin comique, le film semble perdre son intrigue, au point qu'on finit par se demander qui peut bien être ce "Mauvais garçon" annoncé par le titre! Pourtant ce petit film enlevé, qui montre un metteur en scène bien plus à l'aise que dans ses films courts précédents (Les Mousquetaires sont passés par là!) est au moins intrigant, et finalement sympathique avec la façon dont le metteur en scène francise un peu un point de départ qui est de la pure comédie de caractères à l'Américaine.

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Published by François Massarelli - dans Muet 1921 Comédie Henri Diamant-Berger
5 avril 2019 5 05 /04 /avril /2019 10:45

Maurice (Chevalier) aime Pierrette (Madd) mais comment l'approcher quand elle passe toutes ses journées dans la petite institution pour jeunes femmes très convenables qui lui sert de lieu d'études? Mais il a une idée: on attend Gonzague, l'accordeur, de pianos, dans l'école: sans rien connaître à la musique, le jeune homme sera donc l'accordeur attendu. Sauf que l'affaire se corse lorsque les parents de Pierrette appellent l'institution pour qu'on leur recommande un accordeur de pianos pour la petite réception qu'ils organisent le soir même...

Cette petite comédie burlesque prend racine sur une pièce de boulevard, dont elle ne se détache que rarement... Tout se passe comme si l'esprit d'Henri Diamant-Berger avait été ailleurs: dans l'envie de se concentrer sur Maurice Chevalier, dont c'était l'un des premiers, et rares, rôles cinématographiques, peut-être? Et puis le réalisateur, à cette époque, était plus préoccupé de production, et ça se voit: il manque quelque chose dans ce petit film mal foutu... Il est vrai que Diamant-Berger, avant Les Trois mousquetaires, se voyait plutôt attiré par la production.

Le cinéaste, prenant sans doute appui sur les habitudes des années 10, privilégie les plans larges, et la distance, mais s'interdit aussi souvent que possible de passer par des plans plus rapprochés. Le résultat est sans appel: on perd beaucoup dans ce film où le regard n'est pas attiré par quoi que ce soit. Les acteurs cabotinent, et ne sont pas de la première fraîcheur, malgré la présence de Marguerite Moreno et Albert Préjean, l'un et l'autre gâchés, du reste. Tout ce petit monde fera mieux.

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Published by François Massarelli - dans Comédie Muet Henri Diamant-Berger 1923
3 avril 2019 3 03 /04 /avril /2019 17:55

Un couple de bourgeois qui désire s'encanailler décide d'échanger leurs vêtements avec un couple de clochards (Mistinguett et Maurice Chevalier). Plutôt que de suivre les premiers, ce sont les deux derniers que le film va nous montrer, car dans les poches de la riche patronne, on a trouvé un carton d'invitation pour une soirée mondaine chez du beau linge...

Les deux y vont, et bien sûr vont se faire remarquer, ce qui ne risque pas trop d'arriver à ce court métrage très très limité, qui se contente finalement de suivre les élucubrations de ses deux vedettes qui déroulent un peu mécaniquement des traditions de leur spectacle. Il y a certes un intérêt documentaire à les voir danser de façon spectaculaire, ou imiter (en sa présence, et ça le fait beaucoup rire) le chanteur Félix Mayol...

Mais il y a surtout une impression insistante: celle que ce sketch pourrait bien être une chute du film Paris pendant la guerre, dans la mesure où il en reprend l'argument: on y montre des vedettes incontestables du music-hall Parisien, s'amusant, et oubliant les conflits...

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Published by François Massarelli - dans Muet Henri Diamant-Berger Comédie
3 avril 2019 3 03 /04 /avril /2019 17:40

A Paris pendant la guerre, la vie continue... la comédie aussi. C'est le thème de ce film de moyen métrage réalisé par Henri Diamant-Berger (son premier ou deuxième, on ne sait pas exactement) qui vient d'entrer dans son métier de cinéaste, à 20 ans: mobilisé, blessé, décoré, le jeune passionné de théâtre se découvre instantanément une vocation...

...ce qui fait qu'on aura d'autant plus d'indulgence pour ce film bricolé un peu à la va-vite, et sans doute pour soutenir l'effort de guerre. Le metteur en scène le passe sous silence dans ses souvenirs, même s'il mentionne le fait que le plus aguerri André Heuzé, par ailleurs scénariste de ce film, lui a mis le pied à l'étrier. Ici, des sketchs sans grand lien les uns aux autres s'enchaînent sur le thème de la vie à l'arrière, et c'est uniquement la comédie qui règne: on n'a pas encore connu les horreurs de l'hiver et du début du printemps 1916: le pire est donc à venir...

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Published by François Massarelli - dans Muet Henri Diamant-Berger 1915 Première guerre mondiale