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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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16 juin 2021 3 16 /06 /juin /2021 08:40

On a volé les bijoux de Norma Shearer, donc la police enquête: parmi les enquêteurs et témoins, on trouve Fay Wray, Lowell Sherman, Barbara Stanwyck, Stan Laurel, Oliver Hardy, Buster Keaton, Our Gang, Wallace Beery, Gary Cooper et la liste est très longue, en particulier pour un film de 18 minutes.

C'est un court métrage de charité, dont les recettes ont été reversées à une association pour lutter contre la tuberculose... De façon intéressante, on trouve une marque de cigarettes parmi les sponsors. Le film ne brille ni par sa mise en scène ni par ses gags. Laurel et Hardy y détruisent une Ford T: La routine, quoi.

 

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Comédie Pre-code Buster Keaton
23 mai 2021 7 23 /05 /mai /2021 09:46

Aucun moyen pour moi de vérifier si la liste de réalisateurs (aucun n'est au générique) donné par un site vulgarisateur bien connu est authentique, mais suivant le bon vieil adage, j'ai décidé d'imprimer la légende... C'est que ce film, le dernier des musicals extravagants de l'ère pré-code, est un cas d'espèce. A l'origine, on avait au début du parlant cette option, de créer des films qui seraient des patchworks de studio, dans lesquels une sorte de revue mal fichue, avec sketchs, danse, chansons, numéros en Technicolor et vedettes sous contrat, permettait de remplir les bobines et les salles, en tournant un bouche-trou triomphal à moindre coût puisque tout le monde qui tournait ces machins était sous contrat. Mais Hollywood Party, qui était avancé comme une sorte de publicité interne à la MGM, a pris tant de temps à se faire qu'au final c'est un désastre absolu.

D'une part il y a une intrigue, si on ose dire; confronté à l'absolue nullité (Extraits à l'appui) de son film Schnarzan the Conqueror, l'acteur Jimmy Durante se décide à tenter le tout pour le tout: on annonce 'arrivée à Hollywood du Baron de Munchausen (??????), qui a ramené de la savane une troupe de vrais lions, Durante-Schnarzan lui dédie une fiesta grandiose, où des dizaines de chorus-girls et des centaines de stars vont se presser. Et il décide de ne pas inviter sa co-star Lupe Velez don le tempérament volcanique ne peut tolérer un refus...

D'autre part la multiplicité d'équipes, le côté morcelé du tournage, et le manque totale d'investissement de qui que ce soit on transformé ce film en un étrange cadavre exquis, une comédie qui n'est pas drôle (Durante est un outrage permanent à l'art de faire rire, mais il ne le sait pas), dans laquelle même Laurel et Hardy (pourtant parmi les plus décents, avec un interlude Disney en Technicolor) semblent naufragés. On gardera en mémoire l'un des plus hallucinants passages, où Durante et Velez, avec 2 grammes de vêtements sur eux, parodient Tarzan... Aucun des metteurs en scène qui ont oeuvré sur cet étrange objet n'a daigné le signer, on pense que George Stevens est bien le réalisateur des scènes avec Laurel et Hardy (et leur rencontre avec Lupe Velez)...

 

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Published by François Massarelli - dans Pre-code Animation Disney Laurel & Hardy Navets
14 avril 2021 3 14 /04 /avril /2021 09:30

Réalisé durant l'année 1926 et distribué en janvier 1927, ce court métrage de deux bobines est l'avant-dernier film d'une très grande dame: Mabel Normand. Après avoir été chez Sennett l'une des stars, l'une des premières d'ailleurs pour le cinéma tout court, elle avait été frappée par un déclin de plus en plus prononcé, en particulier dans la faveur du public. Elle a fait partie d'un certain nombre de "vieilles gloires" du cinéma qui vont être repêchées par les studios Roach, soit pour les aider, soit... parc qu'ils souhaitaient désespérément travailler à n'importe quel prix: Betty Blythe, Nita Naldi, Theda Bara, Creighton Hale et Priscilla Dean sont tous passées par là...

Normand interprète une jeune femme qui est recueillie par un automobiliste (Creighton Hale): il est cambrioleur, elle est voleuse, ils sont faits pour s'entendre! Ils montent donc une affaire "à la Tod Browning": comme dans The exquisite Thief, le film de ce dernier, ils s'introduisent dans des fêtes organisées dans le beau monde pour y subtiliser des bijoux et, manifestement, de l'argenterie.

J'ai toujours été intrigué par Creighton Hale... L'impression qu'il dégage est qu'on aurait facilement le sentiment qu'il n'a rien ç faire sur l'écran, qu'il est l'erreur de casting ultime. Come s'il ne savait pas jouer, réagir, faire rire, et comme s'il était utilisé précisément pour ces défauts: ce film au titre générique (le nombre de ces courts métrages Roach avec "should" dans le titre est assez impressionnant) n'enlève rien à cette impression. 

Pour Mabel Normand, c'est différent: d'une part elle a fait ses preuves, à la fois en incarnant des héroïnes délicates et sentimentales lâchées dans l'enfer de la comédie physique à la Sennett, et en réussissant à faire vivre ses héroïnes bien au-delà du cliché. Elle possédait un vrai timing, et la ressource mystérieuse d'un des visages les plus distinctifs qui soient... Ici, elle a 34 ans: le bel âge, certes, mais elle se remettait d'une tuberculose, et en prime elle s'adonnait à une toxicomanie galopante; ça se voit, quand même... Cela étant elle garde un talent corporel évident, qui est assez étonnant dans la mesure où elle joue sur la lenteur, et le décalage entre l'action et sa présence physique.

...Bref, elle fait quand même beaucoup penser à Harry Langdon.

Sinon, dans un film qui est loufoque à souhait, un peu répétitif mais bien construit, on verra aussi Eugene Palette, et une superstar en devenir: Oliver Hardy, rien que ça.

 

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Published by François Massarelli - dans Hal Roach Mabel Normand Laurel & Hardy Muet Comédie Leo McCarey
10 mars 2021 3 10 /03 /mars /2021 17:33

Orvid Joy (Harry Myers) fait la traversée de l'Atlantique sur un paquebot de luxe en compagnie de son majordome Summers (Stan Laurel). Pendant le voyage il fait la connaissance d'une jeune femme (Eugenia Gilbert) et ils se plaisent au point de demander au capitaine de les marier... Mais pendant ce temps, l'avocat d'Orvid (Max Davidson) est en train de concocter un plan tordu pour récupérer un héritage: à Orvid de se marier de manière à récupérer un pactole. Les quiproquos s'accumulent à l'arrivée au port, l'épouse légitime part ulcérée croyant avoir épousé un homme bigame... Quelqu'un va devoir jouer le rôle de Mme Joy afin de récupérer l'héritage...

L'histoire s'inspire un peu de Seven Chances ou du moins de la pièce dont Keaton a tiré le film. C'est à l'origine un script de Laurel, écrit dans le but de le réaliser, mais l'acteur qui jouait Summers étant indisposé, il a fallu le remplacer, occasionnant une partie de chaises musicales dont le studio Roach était coutumier. Car dans ce qu'on appelait le "Lot of fun", il était recommandé de bien séparer les attributions, les metteurs en scène ne jouaient pas, et les acteurs ne réalisaient pas, donc quand Laurel a remplacé son confrère au poste de second rôle, il a fallu demander à un metteur en scène de diriger le film... Le gag suprême, c'est que l'acteur prévu à l'origine pour jouer Summers n'était autre que... Mais vous avez sûrement deviné.

Quoi qu'il en soit, cet excellent film, dans la lignée des meilleurs comédies de deux bobines de la série All-stars du studio (présentant un mélange de vedettes maison, comme Laurel ou Davidson, et d'acteurs venus de l'extérieur comme Myers ou encore Charlotte Mineau qui joue un petit rôle dans la première bobine) permet de voir la méthode Laurel en action, une histoire bien menée, séparée en deux tronçons bien distincts, et dans laquelle les personnages sont poussés dans leurs retranchements, mais avec une logique constante. Laurel lui-même est ici formidable, dans un rôle qui est assez éloigné de son futur personnage, tout en étant quand même un peu lunaire. 

 

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Comédie Muet Hal Roach Max Davidson
10 mars 2021 3 10 /03 /mars /2021 17:21

Nanette (Lyle Tayo) rentre chez ses parents pour leur présenter son mari (James Finlayson). La famille étant constituée uniquement de caractères bien trempés, et le mari n'ayant pas été gâté par la nature, ça tourne très vite en sa défaveur... Ajoutons à son malheur le fait qu'il va aussi faire la connaissance d'un voisin (Oliver Hardy), ancien petit ami de son épouse...

Donc le film fait partie de la petite douzaine de courts métrages réalisés au moins partiellement par Stan Laurel avant que les nécessités de la production de l'obligent à se joindre au casting d'un film avec Oliver Hardy. Il dirige ce dernier, dans un rôle bien différent de celui qui le fera passer à la postérité! Par contre, la vedette est clairement James Finlayson, parfait en outsider de luxe... Ce film d'une bobine obéit aux lois du genre, à savoir qu'il propose une histoire avec une unité de lieu, et un seul arc narratif: pour la famille, il s'agit de faire la connaissance d'une parfaite andouille (doté d'une perruque à la loyauté fluctuante) et pour Finlayson, il s'agit en revanche... de survivre.

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Muet Hal Roach Comédie
7 mars 2021 7 07 /03 /mars /2021 18:29

Le titre est l'une des innombrables façons que l'argot anglo-saxon a de qualifier quelqu'un qui a trop bu. Une façon d'annoncer la couleur, car ici Stan Laurel fait à son tour un portrait d'un joyeux fêtard mais contrairement à son collègue Charles Chaplin (One A.M. , 1916), il ne le fait pas en solo.

Le film a d'ailleurs du mal à démarrer parce que Laurel choisit de laisser son personnage s'attarder dans son leu de débauche et en dépit de bons moments, ça fait que le film se traine. C'est lorsque le personnage tente de rentrer chez lui, et finira non seulement dans l'appartement de quelqu'un d'autre (et de sa frêle épouse) mais aussi dans son lit... 

C'est dans ces scènes de variations toutes plus loufoques les unes que les autres que le film finit par décoller... C'est a priori le dernier des films de Stan Laurel avant son retour chez Roach dans l'équipe des réalisateurs... du moins pour un temps; on sent ici qu'il est à la manoeuvre, mais en dehors de lui-même et en dépit de la solidité de Glen Cavender, il lui manque vraiment un partenaire à la hauteur, c'est d'ailleurs ce qui caractérisera les films à venir chez Hal Roach.

Surtout à partir de 1927.

 

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Comédie Muet
7 mars 2021 7 07 /03 /mars /2021 18:17

Twins est l'une des raretés du catalogue de Stan Laurel... Réalisé durant le contrat qui liait l'acteur à Joe Rock, distribué par Universal, c'est comme tous ces films un mélange parfois malaisé de loufoquerie profonde, de gags des plus sublimement idiots qui puissent être, et de facilités parfois embarrassantes... C'est aussi un film à l'intrigue simple, pour ne pas dire simpliste. 

Un homme doit partir quelques jours pour son travail et quitte le domicile familial (et par là-même Alberta Vaughn, l'abominable mégère qui lui sert d'épouse). Au moment de prendre son train, il croise son frère jumeau Stan, soit le même avec des lorgnons, et lui propose de passer du temps dans sa maison. Mais évidemment, l'autre n'a jamais dit à son épouse qu'il avait un frère jumeau... Donc tous les coups sont permis, mais on râle quand même devant l'improbabilité de la chose! 

Les lorgnons! c'est l'un des mystères liés à cette période de la carrière de Stan Laurel. Il les porte, par exemple, dans Sleuth ou West of Hot-Dog. Peut-être avait-on pensé que ça l'installerait de façon distinctive dans l'univers de la comédie burlesque. Peut-être que c'était une façon de lui donner une classe qui tranchait avec son propre univers burlesque... Sinon, bien sûr, ici ça nous permet de distinguer Stan de Laurel et Laurel de Stan dans les plans rapprochés avec truquages.

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Muet Comédie
6 mars 2021 6 06 /03 /mars /2021 10:50

 

Dans une petite ville de l'ouest, un conflit entre, d'un côté, des éleveurs et la loi locale (James Finlayson) et de l'autre un valeureux outsider avec un chapeau bizarre (Stan Laurel) se résoudra sans doute à coups de Colt...

Ce film incomplet (il manque la deuxième bobine) est un éclairage intéressant sur la façon de travailler dans un studio comme celui de Roach, et nous en apprend aussi sur l'aspect décousu de la carrière de Stan Laurel à cette époque... Il était au départ prévu de réaliser un film parodiant une version de Wild Bill Hiccup avec William Hart: d'où le chapeau... Mais la chose a été rejetée par les décideurs du studio qui l'ont trouvé médiocre, et on t exigé des retakes. Le problème c'est que Laurel avait entretemps quitté le studio... Mais l'original de cette parodie, Wild bill hiccough, n'a donc jamais été achevé, et en lieu et place, on a sorti après le départ de sa star, ce Wide open spaces dont on ne connaîtra sans doute jamais la fin.

Pas étonnant dans ces conditions que Laurel ait écumé les studios entre 1918 et 1927... On voit que si son style comique fait de parodie, d'absurde, d'un refus de s'arrêter avant le ridicule, n'était pas du goût de tout le monde... Et nous voilà avec un film bien encombrant dans son incomplétude! A noter que Laurel y apparaît (voir photo) aux côtés de son envahissante épouse, Mae, voir photo, qui joue... Calamity Jane. Si.

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Published by François Massarelli - dans Hal Roach Laurel & Hardy Western Muet Comédie
6 mars 2021 6 06 /03 /mars /2021 10:50

En pleine nature, un très timide benêt se retrouve à échanger ses vêtements, contraint et forcé, avec un bagnard qui s'évade. On a déjà vu ça dans un film de Buster Keaton, Convict 13. Ce n'était pas son meilleur loin de là, et c'est aussi très vrai pour ce court métrage curieusement incomplet de Stan Laurel... curieusement, car malgré tout il semble ne rien manquer, mais la première bobine n'est pas complète, nous assure-t-on.

L'intrigue, si on peut utiliser le terme, permet en tout cas à Laurel de tenter un certain nombre de gags qui reviendront dans des films avec Hardy: une gestuelle récurrente des bagnards qui sont "dirigés" à la pointe d'un fusil, et qui lèvent la main droite en adoptant une démarche exagérée; une évasion à la bougie, qui sera l'occasion d'une série de brûlures du postérieur, etc... Des gags qu'on reverra sous une forme ou une autre dans The second hundred years, ou dans Pardon us. Sinon le gag de la bougie a été vu chez Roach dans Pick and shovel...

Le personnage de Laurel est incertain, vaguement efféminé, et manque de substance, ce qui sera un défaut récurrent de ces films Rock/Universal. L'équipe a recours à des truquages poids lourds aussi, le plus gênant étant celui qui voit Laurel, pendu, avec un cou élastique de deux mètres... 

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Laurel & Hardy
4 mars 2021 4 04 /03 /mars /2021 13:42

Deux jumeaux orphelins séparés à la naissance vont se retrouver sans se reconnaître: l'un est capitaine d'un bateau (James Finlayson), plus ou moins louche, et l'autre (Stan Laurel) est engagé de force pour faire la cuisine. Lors d'une mutinerie, les deux hommes se retrouvent face à face...

Le titre (un abominable jeu de mots en relation avec Brothers under the skin, un film dont la parodie est essentiellement limitée au titre) est une allusion à une marque distinctive, un élément indispensable à tout mélo tournant autour de deux personnes d'une même famille séparés à la naissance. Ils ont donc tous les deux un Z sous le menton, ce qui servira évidemment le final...

S'il est satisfaisant de voir Laurel avec Finlayson comme partenaire, et un film de deux bobines qui est une réappropriation comique du mélodrame, on attend mieux de Roach et de Laurel. Ici, la relation entre les deux stars est limitée au pugilat permanent, et c'est vite assommant. Si j'ose dire... Par contre, on se réjouira un peu d'une apparition du grand Noah Young, sous une barbe qui le rend presque méconnaissable...

 

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Published by François Massarelli - dans Comédie Hal Roach Laurel & Hardy Muet