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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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25 mars 2018 7 25 /03 /mars /2018 16:39

Une petite ville du far west est l'objet d'une attaque de vaisseau extra-terrestres, qui emmènent un certain nombre des habitants pour une destination inconnue. Dans la petite ville, les pionniers vont s'unir, entre citoyens, cowboys, policiers et bandits, blancs et Apaches, pour tenter de retrouver les leurs, conduits par un trio inattendu: le colonel Dolarhyde, dont le fils a été enlevé, le bandit Jake Lonergan, le seul homme a avoir réussi à s'enfuir des griffes des aliens, et enfin la troublante Ella, qui connait bien les sales bestioles, et cache un secret inattendu...

Parfois toute critique est impossible: Jon Favreau a vendu son film aux producteurs en leur disant "on va faire un film dans lequel le far west rencontre la science-fiction", et hop! Tout ce qu'on peut imaginer se passe à l'écran. Pour ma part, je pense que le metteur en scène s'amuse d'autant plus à recréer avec un casting franchement impressionnant les codes du western: Harrison Ford, Daniel Craig, Olivia Wilde, Sam Rockwell, Keith Carradine et Paul Dano... Les aliens sont esthétiquement immondes, mais c'est un signe des temps, et tout ça n'est pas bien sérieux...

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Published by François Massarelli - dans Le coin du bizarre Western Science-fiction
16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 15:27

C'est beaucoup plus au producteur Dore Shchary, l'homme qui monte à la MGM à la fin des années 50, qu'à Wellman qu'il convient d'attribuer ce film. Le metteur en scène pour sa part a souvent rappelé qu'il avait été engagé pour son efficacité, mais que les films "à message" n'étaient définitivement pas pour lui. Ce qui peut faire sourire, de la part de l'auteur de Star witness, Wild boys of the road, ou The Ox-Bow incident! Mais un coup d'oeil à ce curieux film, nous permettra de comprendre exactement ce que voulait dire Wellman. Ce dernier pouvait au moins se vanter d'avoir accompli son travail en trois semaines, établissant un record. 

Dore Schary souhaitait faire évoluer le studio, et quitter la sphère des spectacles délirants et hauts en couleurs des musicals de la firme, en développant une production plus centrée sur le citoyen moyen et ses problèmes. Ainsi, nous avons ici une intrigue qui pourrait presque, si ce n'était un détail, être dépourvue d'enjeu comme d'intérêt: six jours de la vie d'une famille dans une petite banlieue modeste de Los Angeles, un couple avec un jeune ado, qui s'apprête à accueillir un nouveau-né, c'est imminent. Joe Smith (James Whitmore), le père, travaille dans une usine aéronautique, et le fils a commencé à travailler lui aussi: tous les matins, il distribue les journaux dans son quartier. Les fins de mois sont difficiles, et le moral tient à peu près la route, mais Joe a des angoisses, liées à l'arrivée du bébé. Et si la mère ne tenait pas le choc? Mais tous es soirs pendant une semaine, vers 20h30, une voix s'invite à la radio. Elle se présente comme la voix de dieu, et va bientôt bouleverser les habitudes de toutes et tous. Dans le monde entier...

Ce qui relie ce film a l'oeuvre de Welman, c'est un mélange de naturalisme et de retenue assez habituel chez lui: on ne verra jamais, par exemple, le moment de "la voix", ce sera à chaque fois relayé, soit par un bulletin radio, soit par un personnage. Le premier à le faire est Joe lui-même... Mais l'univers de cette petite banlieue, la vie de tous les jours, le travail à l'usine et la routine journalière sont dépeints avec un réalisme tranquille, une précision et un oeil particulièrement avisé. On appréciera quelques scènes dans lesquelles Wellman a mis beaucoup de lui-même, notamment une séquence qui voit le fils et la mère entendre le départ de Joe, qui s'énerve après sa voiture tous les matins de la même façon. Avec une précision diabolique, le fils mime en même temps que les bruits le départ de son père! Maintenant, bien sur, le film est généreux, mais il est noyé, sous les bons sentiments d'une part, et sous une dose excessive de religion d'autre part. Un commentateur a beau dire à la fin du film (car en effet, c'est bien la voix de dieu, ce n'est jamais mis en doute du reste) "toute l'humanité, quelque soient les religions, les couleurs, etc...) le type de religion dont il s'agit ici est quand même bien protestant, bien blanc, bien Anglo-saxon.

Bref, curiosité.

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Published by François Massarelli - dans William Wellman le coin du bizarre
4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 15:52

Pour faire court, on pourrait argumenter que si Le cabinet du Dr Caligari montre les débuts du cinéma expressionniste, Genuine, réalisé par le même Robert Wiene, en représente la fin. Ou du moins les limites... L'un des rares films à pouvoir être authentiquement taxé d'expressionnisme (à une époque ou le terme a fini par désigner tout ce qui est muet et Allemand, et c'est donc plus qu'un peu court), cet étrange film fantastique a surtout tous les aspects d'un retour conscient et très maladroit à ce qui avait fait non seulement l'intérêt du film précédent, mais aussi son unicité. Genuine est non seulement une redite, mais c'est surtout un monument de mauvais goût. Et de plus, le film, situé comme le précédent, dans e cadre d'un rêve, est irracontable. Si j'essayais, ça donnerait ceci:

Un peintre a créé un tableau, celui d'une mystérieuse femme. Lors de son sommeil, la jeune femme (Fern Andra) s'anime, et on nous conte alors son histoire: enlevée à sa tribu, réduite à l'esclavage, la douce Genuine est devenue sauvage et cruelle: une authentique vamp. Elle va s'attacher à nous le démontrer durant tout le film, tout en portant les tenues les plus importables de toute l'histoire...

D'une part, si le film a quasiment été restauré à sa durée initiale (A sept bobines, soit deux de plus que Caligari, ça en fait un film de taille respectable), il est sans doute prudent de rappeler qu'il est tombé aussi dans le domaine public. Et, est-ce à cause de sa désastreuse réputation, la version reconstituée n'est que rarement sortie de ses boîtes. Les versions courtes totalisent 45 minutes, son largement disponibles sur le net, et... n'ont pas plus de logique! Wiene a encore récidivé une ou deux fois, avant de se raviser en 1923 (Après Raskolnikoff): l'expressionnisme était quasi définitivement passé de mode.

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Published by François Massarelli - dans Muet le coin du bizarre 1920
31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 09:09

Le premier film du cycle "Fantastique, farces et attrapes" de Shyamalan, et peut-être son unique film reconnu par le public est un étrange objet. Tout se passe comme si le réalisateur fuyait le rythme, s'interdisait la pulsion, et se refusait à la moindre vitesse, dans ce qui reste un attrape-nigaud de grande classe: Cole Sears, tout petit bonhomme, cache un secret lourd à porter tout seul, il communique avec les morts. Ce don l'apparente non seulement à une sorte de médium, mais fait de lui aussi le souffre-douleur parfait d'une Amérique qui n'aime que ceux qui sont conformes à ce qu'elle désire. Il est donc rejeté, et à du mal à assumer une différence qu'il ne peut en aucun cas revendiquer ni maîtriser. C'est là qu'intervient un psychologue, auquel la vie a réservé un coup dur: blessé au bas-ventre, tombé un beau jour victime d'un gamin comme Cole justement, mais qu'il n'avait pas su aider, il est désormais obsédé par la seconde chance: intervenir sur un autre cas similaire, mais réussir à aider l'enfant cette fois. d'autant que Malcolm, le psy interprété par Bruce Willis, a des loisirs: sa femme ne communique plus avec lui et semble chercher une nouvelle vie dans son travail et avec un beau jeune homme...

Shyamalan, en fait, est un menteur. il aime à raconter des histoires, et son péché mignon, c'est de faire tomber le spectateur dans un piège. Il fait ça très bien dans ce film (Vous pouvez oublier tous les autres), et convoque habilement les ressources du cinéma fantastique, en particulier l'ellipse, pour enchâsser le visionneur consentant dans son dispositif et ne pas le lâcher. Je dois dire qu'en prime, la réflexion sur la différence de la part d'un cinéaste qui réalisait des courts métrages à 6 ans, à de l'intérêt. D'une certaine façon, The sixth sense est aussi un film sur l'autisme. Ce n'est pas si répandu...

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Published by François Massarelli - dans le coin du bizarre
31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 09:02

Sous la forme d'une comédie légère, voici un film d'une grande originalité. Matt Damon y interprète un ingénieur agronome, étoile montante de son entreprise, qui prend contact avec le FBI pour dénoncer ce qu'il considère comme une fraude caractérisée. Mais le FBI n'est pas au bout de ses surprises. Le spectateur non plus. J'ai menti en ouvrant cette chronique, mais il est impossible de parler de ce film et de son déroulement sans en trahir les aspects les plus inattendus. Je vais donc m'arrêter rapidement...

Au moins, Steven Soderbergh ne nous ménage pas. Peu de temps après son étrange Che et son très ennuyeux Girlfriend experience, il nous brosse l'attachant et marrant portrait d'un homme qui a une conception toute personnelle du rêve Américain. L'image signée de l'inévitable et fictif chef opérateur Peter Andrews, est très belle et riche, et le film est hallucinant par sa construction. Très attachant, et assez révélateur malgré tout sur les conflits intérieurs d'une société en proie à sa propre auto-destruction. Sous la forme d'une comédie, oui, mais au final The informant! est autant facteur d'indignation que pouvait l'être Traffic en son temps. Mais sur un sujet aussi inattendu que ses surprises...

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Published by François Massarelli - dans le coin du bizarre Steven Soderbergh
31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 08:57

On peut sans aucun risque de se tromper et sans commettre la moindre injustice taxer Finding Neverland de classicisme et d’académisme. Voilà qui est fait, attachons-nous maintenant à parler du film à présent qu’il a été dit qu’il n’était ni novateur ni révolutionnaire. A la vérité, quelle importance : il atteint le but qu’il s’est fixé: parler de l’imaginaire comme d’un processus de création indispensable à l’enfance… et à la vie d’un adulte. Et par là même parler aussi de l’importance de laisser le processus de création intégrer l’imaginaire. Et pour ce faire, Forster a choisi de se consacrer à la création de la fameuse pièce Peter Pan, de James Barrie, un chef d’œuvre s’il en est.

Barrie, c’est Johnny Depp. En Ecossais lunaire qui sent son métier de dramaturge le quitter alors qu’une pièce vient de se prendre un monumental bide, il est parfait, jusqu’à l’accent Ecossais absolument maîtrisé. Mal marié, il se voit reprocher par son épouse (Très matérielle) de ne pas l’avoir laissée entrer dans son univers. Il rencontre par hasard une famille ; Sylvia, une jeune veuve malade (La tuberculose ou quelque chose du même genre, en tout cas une maladie qui la ronge de l’intérieur), Interprétée par Kate Winslet, et ses quatre garçons, dont le jeune Peter, très affecté par la mort de son père, et qui reproche aux adultes de lui mentir en permanence. C’est pourtant à une variation du mensonge que va se consacrer Barrie, en apprenant aux enfants à vivre leurs jeux intensément. Il en résultera bien sur un grand succès théâtral… Et beaucoup de moments d’émotion pour les spectateurs. Ceux du film comme ceux qui ont vu tous les Peter Pan possibles.

Le film évolue dans trois mondes qui s’interpénètrent de belle façon ; le monde de la réalité, dans lequel Barrie-Depp vit sans vraiment sans rendre compte, mais qui est incarné par le monde de la belle société Londonienne, mais aussi Mrs Du Maurier, la mère de Sylvia, et Mrs Barrie. Le monde de l’imagination, des jeux des enfants et de Barrie est mis en image de façon très colorée avec une palette de tons saturés et primaires, souvent rehaussés de décors sublimement début XXe, c’est chatoyant ; les limites abolies de l’espace cinématographiques sont franchies bien des fois, sur un bateau pirate en peine tempête, en plein désert de l’ouest Américain, ou vont se dérouler les jeux toujours plus délirants orchestrés par Barrie. Enfin, le monde du théâtre, évoqué principalement vers la fin, et pour lequel Forster s’est plu à montrer le spectacle rigoureusement tel qu’il était sur scène, sans en rajouter de façon délirante. Seule une représentation privée, vers la fin du film, voit les spectateurs de la pièce abolir les murs de leur maison pour se retrouver à Neverland. C’est un point culminant !

Le message du film, car oui il y en a un, c’est bien sur de laisser l’imagination prendre le pouvoir. C’est ce qu’a fait Barrie nous dit-on en substance, en créant le spectacle le plus populaire de tous les temps ; c’est aussi ce qui nous permet de vivre, de respirer, et d’être plus armé pour combattre les vicissitudes de la vie. Alors une fois de plus, un message comme celui-ci n’a rien d’extraordinaire, c’est parfaitement exact ; cela n’empêche pas d’y croire, après tout ; on peut aussi l’appliquer, et en tout cas voir ce film. Si on n’aime pas ça, on peut toujours mettre un navet cosmique après, ce n’est pas ça qui manque. Ce sera toujours de l’imaginaire, donc…

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Published by François Massarelli - dans le coin du bizarre
30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 22:56

Ce film très bizarre est de temps en temps extirpé des poubelles de l’histoire ou il végète en temps normal. Les amateurs de curiosités, les collectionneurs de films Z, les curieux qui veulent voir une grande star (Spencer Tracy) des années 30 se faire humilier dans un film qu’il déteste… les mauvaises raisons de voir ce film ne manquent pas. On aimerait dire : « Et pourtant…. » ; Et pourtant rien du tout : c’est purement et simplement une curiosité, et c’est tout.

Spencer Tracy joue un ancien mécanicien, travaillant à la chaufferie d’un bateau, qui jure de s’élever le jour ou il aperçoit des riches passagers qui viennent visiter la chaufferie comme on visite un zoo. Il va passer par une foire, ou il va construire patiemment un empire à partir d’un poste d’ »aboyeur » pour un attraction autour de l’Enfer de Dante. Mais l’appât du gain, puis la décision de sa femme de le quitter vont mettre son échafaudage en péril.

Gros mélodrame social, donc, rehaussé d’allusions à Dante. Pourquoi ? Parce que c’était le seul argument pour faire le film. Lachman, peintre, voulait traduire en images modernes la visite de Dante des enfers, et utiliser le baroque des décors, et la nudité des corps, pour créer un effet fantasmatique. En 1935, ce prétexte «artistique» était la dernière arme de la Fox pour essayer de présenter des images plus adultes.

Curieux, oui, mais surtout ridicule.

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Published by François Massarelli - dans le coin du bizarre
30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 22:51

A l'origine de ce court film (39 mn), se trouve une nouvelle de Tchekhov, Le roman à la contrebasse, publié en 1886. Dans l'austère Russie Tsariste, on y sent souffler une petite brise pré-révolutionnaire, avec ce rapprochement, par la nudité corporelle, d'une princesse sur le point de se marier, et d'un moins-que-rien... Bien qu'on puisse imaginer que son adaptation cinématographique ait pu ne se faire que dans les libérales années 70, il y a en a eu une adaptation dès les années 1910... Mais venons-en à celle qui nous occupe aujourd'hui...

Smitchkoff (John Cleese) joue de la contrebasse. Il est musicien professionnel, et doit se rendre au château local, où les parents d'une jeune et jolie princesse (Connie Booth) donnent un bal, en l'honneur des fiançailles de cette dernière. En attendant, Smitchkoff va se baigner, et la princesse va pêcher. Elle doit se jeter à l'eau pour rattraper son bouchon: un voleur passe et vole aussi bien les vêtements du musicien que ceux de la princesse. Ils doivent donc, nus comme des vers l'un et l'autre, retourner au château en plein jour, et faire en sorte de redresser la situation, sans pour autant que jamais leur nudité respective n'apparaisse au regard de l'autre, ni que qui que ce soit les voie. Bien sur, la princesse mène, et Smitchkoff, respectueux, obéit et fait tout pour regarder ailleurs, mais une complicité commence à se faire sentir, d'autant qu'il fait chaud, et, bien sur qu'ils sont nus.

L'imposant étui de la contrebasse va devenir un étui à princesse, et il faut voir le grand John Cleese (1m95) totalement nu, courir dans la campagne avec un objet terriblement encombrant, et un chapeau haut de forme sur la tête. Ce moyen métrage (40 mn) est souvent drôle, léger et surtout, jamais vulgaire, contrairement à ce que son sujet aurait pu permettre... La poésie estivale de ces mésaventures, dans lesquelles il s'agit de rejoindre un château sans être vu, ni se voir, permet un burlesque de situation que John Cleese, éternel embarrassé, joue à merveille, et comme il excelle aussi dans le burlesque physique, il s'en donne à coeur joie. On ne sera pas surpris d'apprendre qu'il est aussi responsable, avec Robert Young, de la dernière version du script...

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Published by François Massarelli - dans le coin du bizarre Comédie Mettons-nous tous tout nus
30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 22:47

Le film préféré de James Stewart!

Il y incarne Elwood P. Dowd, un homme d'une cinquantaine d'années qui fait le cauchemar de sa soeur et de sa nièces, qui vivent avec lui. Non qu'il soit odieux, méchant, stupide ou tout simplement infréquentable; c'est au contraire un homme doux, attentif, un peu lent aussi. A croire que ce qui gêne ces dames, c'est Harvey, le lapin imaginaire de deux mètres qui va partout ou Elwood se rend, et qu'il présente à tout le monde...

Bref, un film sur la différence, sur le fait aussi de savoir s'arrêter et regarder le monde passer avec calme en sirotant un petit truc bien frais, sans oublier d'écouter les autres, et de les aider. Rain Man, de Barry Levinson, est bien pâle à coté de ce film tendre.

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Published by François Massarelli - dans le coin du bizarre Comédie
30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 22:24

Le roman a fait l'objet de plusieurs adaptations, la plus intéressante serait celle de 1912; j'aime bien le film de Mervyn Le Roy de 1951, la démesure de Néron y reçoit le traitement qu'elle mérite avec un Peter Ustinov grandiose. Ici les efforts d'Emil jannings pour exister au milieu de ce fatras rappellent qu'il y a beau avoir deux metteurs en scène aux commandes de ce film Italien, il n'y a aucun capitaine, et les figurants s'empilent les uns sur les autres (Assez littéralement, vu le nombre de scènes d'orgie) sans aucun ordre, et les Chrétiens sont envoyés aux lions dans un chaos infernal, mais tout ça n'est pas bien sérieux. Le Ben-Hur de 1925, tourné partiellement en Italie, aurait-il tourné la tête des producteurs Mussoliniens? Fascisme ou cinéma, il faut choisir. Sinon, on peut se réjouir de la présence de la belle Lillian Hall-Davis, actrice Galloise rare, égarée dans la péninsule, et qui porte bien la toge mais pas toujours, comme en témoigne la photo de plateau ci-dessous.

Certes elle a été retouchée (la photo, pas l'actrice), mais elle reste bien fidèle aux excès si typiquement européens d'un cinéma de l'évasion qui se targuait de conter l'histoire quand il ne la travestissait pas.

Bref, comme chez DeMille: une vision bonimenteuse du cinéma, pour le pire et parfois pour, disons, une certaine poésie de l'étrange, de l'excès et du chaos...

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Published by François Massarelli - dans muet Italie le coin du bizarre 1925