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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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11 juin 2021 5 11 /06 /juin /2021 17:06

Avery nous promène au gré de sa fantaisie, aux Etats-Unis, en sautant avec allégresse et sans aucun scrupule d'un abominable jeu de mot à l'autre, d'une situation absurde à l'autre...

C'est un de ces travelogues idiots qui sont si nombreux dans l'oeuvre du réalisateur, mais c'est tout de même un poids léger. Le fil rouge, car il y en avait toujours un, est l'ascension apparemment inexorable d'un "homme-mouche" sur le flanc d'un immense building. Fidèle à la malédiction du metteur en scène Avery, le film est souvent censuré pour cause de gags ethniques... Pourtant bien innocents.

 

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Published by François Massarelli - dans Tex Avery Looney Tunes Animation
11 juin 2021 5 11 /06 /juin /2021 16:39

Elmer Fudd est un éleveur de volailles; il a un poulet particulièrement fier de lui-même, jusqu'au jour où ce dernier constate que le fermier aiguise sa hache... Pressentant sa mort prochaine, pour un probable dîner dominical, le coq va tout faire pour aller contre ce qu'il croit être son destin...

C'est un "one-shot", dans lequel le gallinacé (qui ne survivra pas à ce court métrage) est secondé ar le personnage, toujours aussi transparent, d'Elmer Fudd. Comme si souvent chez Freleng, la question de vie ou de mort est vue du côté d'un personnage qui sera évidemment prêt à toutes les bassesses: du coup, c'est très drôle, et très enlevé, c'est d'ailleurs l'un de ses meilleurs films.

Pour finir, si le titre est bien une allusion argotique à Each dawn I die, de William Keighley, le film n'a rien à voir avec l'intrigue de son modèle et d'ailleurs ce cartoon est sorti dix ans après le long métrage.

 

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation
14 mai 2021 5 14 /05 /mai /2021 11:08

Un jeune buzzard particulièrement crétin (sa mère l'appelle pourtant "Killer"! incidemment son nom au studio sera "Beaky") reçoit de sa maman la mission de ramener de la viande fraîche. Dommage pour lui: il a décidé de ramener un lapin!! 

C'est la première contribution majeure de Clampett à l'univers de Bugs Bunny, et le personnage qu'il y crée reviendra par la suite sous la responsabilité de Freleng ou Avery. C'est un excellent film, où la galerie d'expressions toujours plus folles des films de Clampett s'enrichit des contributions d'un génie, l'animateur Rod Scribner, qui se surpasse ici. Sachant que le reste de l'animation est confiée au sage Bob McKimson, ça donne une impression de passer par des montagnes russes... Et à un moment, cet éternel cabotin qu'est Bugs Bunny passe par les affres de l'angoisse: Clampett était quasiment le seul à le mettre vraiment en mauvaise posture.

 

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Published by François Massarelli - dans Animation Bob Clampett Bugs Bunny Looney Tunes
26 octobre 2020 1 26 /10 /octobre /2020 08:18

Tex Avery ou Bob Clampett étaient abonnés aux courts métrages qui étaient des faux documentaires thématiques: voyages, exploration d'une idée ou d'un concept, etc... Généralement c'étaient des prétextes à gags, la série avait été initiée à la Warner par Avery (Land of the midnight fun, The isle of Pingo Pongo, Detouring America...), continuée par Clampett, et Avery lui-même avait avec succès importé le concept à la MGM...

C'est pourquoi il est assez étonnant de voir Jones s'y prêter, lui qui a souvent fait passer les personnages avant le gag, au point d'assujettir totalement les prétextes à rire aux caractères présents dans ses films. Le film est une sorte de mise à jour du comportement des Américains face aux restrictions et aux menaces qui pèsent sur ce qu'on a appelé le "home front", l'intérieur des Etats-Unis durant la seconde guerre mondiale...

Comme d''habitude cela repose donc sur une forte dose de gags visuels, de trompe-l'oeil, d'associations d'idées... Mais cette fois l'absurde en est inconfortable, souvent froid, et c'est accentué par le fait que Jones n'y utilise aucun décor et y schématise tous ses personnages. Le ton aussi est très adulte, comme si le metteur en scène y recyclait des gags utilisés pour la série animée Snafu qui était destinée au service des armées, et à laquelle les animateurs WB avaient participé...

 

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Chuck Jones Animation
20 septembre 2020 7 20 /09 /septembre /2020 16:04

C'est l'un des grands films de Freleng, basé sur une situation forte et clairement identifiée pour le spectateur, dans laquelle il prend le parti et le point de vue d'un personnage fort mais qui sera victime des événements: c'est la formule qui a été à la base de tant de ses films, notamment avec Sylvester (et l'autre, là, l'oiseau) le chat. Et justement, ce dernier est dans la maison au moment où il entend ses maîtres partir pour des vacances en Californie. Ben oui, mais ils ont oublié de sortir le chat... Et le chat c'est lui.

Bien sûr, pas de lait, et personne pour le nourrir... Il trouve bien la réserve de nourriture, avec un grand nombre de boîtes (thon et saumon). Mais pas l'ouvre-boîte: celui-ci est en possession d'une souris qui va beaucoup s'amuser...

C'est enlevé, très drôle et la situation minimaliste est exploitée à bon escient jusqu'au bout. Comme de juste, dans un film qui ferait presque penser à ceux de Chuck Jones avec le coyote tant la situation est proche, le chat va souffrir, et l'absurde et la violence vont subir une escalade notable.

 

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
20 septembre 2020 7 20 /09 /septembre /2020 15:58

Un chat affamé s'approche d'un canari vaguement endormi... Et ce pour la première fois. On oublie que c'est Clampett qui a inventé cette situation et ce personnage de petit oiseau en apparence famélique, mais qui dispose de ressources insoupçonnées tellement il est inventif, odieux, méchant et sans pitié. car vous n'allez pas me dire que  Tweety est le héros des films qu'il a ensuite gratifié de sa présence? 

En revanche, si par hasard (dans Kitty kornered) Clampett a effectivement inventé le design d'un chat proche de Sylvester, qui parlait avec un sérieux cheveu sur la langue par la voix de Mel Blanc, ici, c'est un gros matou doté d'un bide conséquent. C'st donc la deuxième fois (Après A tale of two kitties) que Clampett anime Tweety, et c'est aussi la dernière... Je me demande ce qu'il a bien pu penser de la suite des aventures de son canari.

 

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Bob Clampett Animation
11 août 2020 2 11 /08 /août /2020 19:38

Sorti en 1946, donc à la toute fin de la période Warner de Clampett, ce film est un remake de A coy decoy, dans lequel le metteur en scène montrait la vitrine d'une librairie dont les couvertures des ouvrages s'animaient en fonction de leur titre, sur le même principe que les films à vignettes de Tex Avery (A gander at mother goose); mais Clampett modernise la chose en utilisant en virtuose la musique, et en saupoudrant le film d'allusions à Artie Shaw, Frank Sinatra, Gene Krupa, Benny Goodman et Glenn Miller. En prime, un Daffy duck transfiguré, déguisé en Danny Kaye, joue les maîtres de cérémonie survoltés...

 

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Bob Clampett Animation
1 juin 2020 1 01 /06 /juin /2020 18:52

Les Goofy Gophers ont connu plusieurs incarnations, les plus notables sont réalisées par Art Davis, mais ce film appartient à la carrière de Bob McKimson; je me suis souvent plaint de l'indigence de ses films, ce qui fait que je vais me réjouir: celui-ci est plus que recommandable... On y trouve le péché mignon du metteur en scène, une confrontation entre un animal de grande taille et d'un (ou plusieurs, ici ils sont deux) animal plus petit, mais tellement plus intelligent...

Un chien, acteur professionnel, est engagé dans les Lonney Tunes à la Warner. Pris d'un soudain complexe de supériorité, il part et décide mettre à profit le fait de ne pas travailler pour réviser Shakespeare. Il va en être empêché par deux chiens de prairie qui ont tout simplement de la facétie à revendre...

Le contraste entre la méchanceté galopante des deux petites bestioles et la bêtise du chien (qui s'exprime quasiment du début à la fin de la confrontation à travers Shakespeare) est un point fort, et le film commence de façon provocatrice, par la fin d'un film dans le film... 

 

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes
9 avril 2020 4 09 /04 /avril /2020 16:39

Dans une petite (mais alors petite!) ville rurale, un garçon d'hôtel apprend que son établissement va accueillir la prestigieuse miss Glory. Le garçon, qui rêve de s'élever socialement, se met à rêver tout court... Et l'hôtel et son personnel se parent d'un design art déco...

Le générique (privé de toute mention de l'équipe) annonce que le film est inspiré des designs de Leadora Congdon, mais cette dernière se dérobant systématiquement à toute recherche, je pense qu'il ne faut pas aller plus loin: de toute façon, ce troisième film d'Avery (et premier en couleurs) est un rêve, justement, un voyage onirique dans un monde qui se situerait à la jonction entre la médiocrité de l'Amérique profonde, et la fausse sophistication d'un art déco qui est soutenu par les snobs de tout poil.

C'est un choc de cultures, de civilisation même, mais pour la majorité du film, ça marche admirablement. Ces personnages ont tous l'air d'être sortis des couvertures de quelques magazines contemporains, et pour son premier film en couleurs, Avery se paie le luxe de poser ses animations sur un décor en noir et blanc. Enfin, la veine caricaturiste d'Avery et de son équipe se déchaîne pour dégonfler la préciosité et la sophistication de leurs designs...

 

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Tex Avery
9 avril 2020 4 09 /04 /avril /2020 16:32

Superbe parodie de western, réalisé à la Warner quelques années avant The shooting of Dan McGoo (avec Droopy dans le rôle principal), ce film est bien plus qu'un simple tour de chauffe. Avery s'amuse avec les codes du western, qu'il connaissait sur le bout des ongles. Ensuite, le film est notable pour être une exception: certes, il y a un loup, qui réagit favorablement à la vision d'une dame, mais ce n'est pas encore le cirque que ça deviendra systématiquement à la MGM. Et Lady Lou quant à elle bénéficie de l'hilarante imitation de Kate Hepburn dont Avery ne se lassait pas...

Et puis il construit son film avec un sens hors du commun de l'absurde, avec par exemple ce tram qui entre dans le saloon pour sonner la cloche d'un nouveau round de boxe! Et ce match, vu avec des arrêts sur image totalement géniaux... Bref, on en redemande.

 

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Tex Avery Western