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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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18 janvier 2018 4 18 /01 /janvier /2018 18:12

On se demande un peu où va le film, quand tout à coup surgit un personnage du passé: la fourmi Pygmée de Porky's ant, cette fois prise au piège d'une cage. Elle manipule Porky afin qu'il la libère, mais une fois qu'il l'a laissée sortir, il se rend compte qu'elle est précieuse et qu'elle vaut cher, très cher: c'est marqué sur la page!

Bon, c'est du Chuck Jones, ce qui veut dire que tout est dans la réaction des personnages, sachant que Porky met tout le film à attraper la bête, on constate qu'au moins il l'attrape, contrairement à un coyote bien connu... Plaisant, donc. 

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Chuck Jones
18 janvier 2018 4 18 /01 /janvier /2018 18:02

L'humour ethnique est partie intégrante de l'univers des dessins aimés WB des années 30 et 40, il n'y a pas moyen d'y échapper. Norm McCabe a pour sa part fait partie de l'équipe de Bob Clampett, il était donc si j'ose dire à bonne école pour ce genre de bêtises, mais là, on va quand même assez loin...

D'une part, Porky Pig est ici une variation sur Robinson Crusoe, donc il y a un Vendredi (et un gag "verbal" qui mélange Friday, Sunday et Washday), qui bien sûr comme chez Defoe devient l'esclave du héros... Un "esclave" en jupette, qui parle avec l'accent de Eddie Rochester Anderson, là encore un gag récurrent chez Clampett... 

Ensuite, bien sûr, il y a des cannibales. Je vous laisse un espace pour soupirer en levant les yeux au ciel:

...

Voilà qui est fait. Un bon gag, toutefois, une fois qu'on a admis que c'est lamentable: quand Porky entre dans une grotte et tombe nez à nez avec les anthropophages, il s'enfuit, aussitôt suivi par la troupe. Seul l'un d'entre eux revient à la grotte pour apposer un panneau "Partis déjeuner"...

Sinon, l'animation est très adéquate, mais on l'aura compris: le film, comme on dit, ne casse rien.

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes
15 janvier 2018 1 15 /01 /janvier /2018 17:54

Cette merveille date de 1948, soit au tout début des aventures de "Tweety" et de sa rivalité avec le chat Sylvester. Pourtant ce dernier (dont il est aisé de voir qu'il est le véritable anti-héros de ces aventures dont le canari de Satan est en fait le protagoniste maléfique) a eu au cours des années 40 tout une vie, apparaissant au gré de l'inspiration de Freleng, et même parfois de Chuck Jones, dans des courts métrages qui sortent de l'ordinaire. Et Back alley oproar est sans doute le plus beau, le plus drôle et donc le plus accompli de ceux-ci. Sylvester y incarne un chat qui a décidé de donner de la voix en pleine nuit. On le sait, dans la vraie vie ce genre de péripétie est lié à la vie sexuelle intense du personnage, mais dans ce dessin animé, on voit la chose de deux points de vue différents: d'une part, on constate avec Elmer Fudd, très fatigué, que si cette saleté de chat tient tant à se faire entendre, ce ne peut être que pour l'empêcher de dormir lui personnellement; d'autre part, le chat en question est d'humeur lyrique, et souhaite donc nous faire profiter de son répertoire... Qui est vaste, de l'aria du Barbier de Séville de Rossini, à la chanson Moonlight bay (relativement récente), en passant par à peu près tout et n'importe quoi, dont une chanson "à la Spike Jones"...

Le film est une suite ininterrompue et réjouissante de variations sur ce présupposé, le type de structure qu'aimait tant Freleng, et lui permet de donner libre cours à deux de ses péchés mignons: d'une part, les gags liés à la musique, impliquant danse et millimétrage du mouvement; d'autre part, les gags qui gardent une réalité physique, que Freleng privilégiait le plus souvent à des délires surréalistes comme ceux que pouvaient parfois se permettre Clampett, Avery ou Jones. L'animateur John Kricfalusi, admirateur de Clampett, passe son temps à dire que les cartoons du vieux Friz sont mièvres, mais ce parti-pris de voiler l'animation d'une certaine dose de réalisme n'est pas sans déchaînement de violence... Je pense en particulier à la façon dont Elmer doit, plusieurs fois, traverser un champ de punaises pieds nus, sans jamais penser à faire un détour. Aïe.

Notons pour finir que ce film est un remake (supérieur à l'original) de l'un des rares Looney tunes en noir et blanc de Freleng, Notes to you... Elmer Fudd remplace le protagoniste principal, Porky Pig, et celui-ci avait une confrontation avec un chat anonyme: Sylvester a tellement de personnalité, et Mel Blanc prend un tel plaisir à massacrer des chansons avec l'inoubliable problème de diction du chat, que franchement le choix n'est pas difficile entre les deux films.

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes
15 janvier 2018 1 15 /01 /janvier /2018 09:36

J'ai souvent, ici ou là, rappelé de quelle façon tous les réalisateurs des Looney tunes tendaient à se débarrasser du personnage de Porky Pig, qui finissait par devenir un prétexte ou un présentateur de ses propre courts métrages, donnant la vedette à un autre personnage dans des intrigues dont il n'était qu'une commodité. Il y a donc des exceptions dont voici un exemplaire...

Tout d'abord le film est excellent, tant techniquement (l'équipe de Freleng est toujours aussi pointue dans l'animation, et les idées fusent de partout) qu'au niveau du scénario, qui sera d'ailleurs repris sept années plus tard, j'y reviendrai.Porky souhaite dormir, mais un chat anonyme en a décidé autrement. Porky essaie tout pour le faire fuir, mais le chat, désespérément, chante...

L'idée est simple, finalement: l'un veut dormir, et l'autre veut chanter. Ou pire: l'autre NE VEUT pas que le premier dorme. Pourquoi? Peu importe. Et avec cette idée de départ, on a un film remarquablement cohérent, même si on admettra que le remake Back alley oproar (Freleng, 1948) lui est supérieur: d'une part sur le fait que le chat est identifié, c'est ce bon vieux Sylvester; ensuite, certaines idées qui ne fonctionnaient pas aussi bien (le fait que Porky sorte de la maison dans Notes to you, par exemple) seront supprimées au profit d'idées plus efficaces; enfin, Mel Blanc y fait merveille avec un répertoire musical génial qui ajoute au bonheur de l'ensemble.

Un bonheur foncièrement idiot, bien sûr.

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes
6 janvier 2018 6 06 /01 /janvier /2018 11:11

Ceci est un classique absolu, en raison du fait que, tombé dans le domaine public, le film a été repris (dans un état épouvantable, bien entendu) dans un nombre incroyable de compilations vidéo, et a été diffusé dans beaucoup de programmes. Du coup, beaucoup de monde la vu! C'est amusant, puisqu'il s'agit d'un de ces films les plus mal polis effectués par la Warner, avant que les dessins animés de l'unité de Schlesinger deviennent tous plus présentables. C'est même un de ces films qui présentent le mieux l'esprit anarchique de Bob Clampett.

Par exemple, qui d'autre aurait pensé faire reposer l'intrigue d'un cartoon sur une cour de justice spécialisée en divorces? Mais c'est exactement de ça qu'il s'agit: Porky Pig est ici un juge qui doit statuer sur les situations maritales de couples en crises, et son affaire principale en ce jour, est la procédure de divorce engagée par Mrs Daffy Duck, contre son mari, qu'elle juge incapable.

Honnêtement, on la comprend: quand elle lui confie la garde de leur oeuf-nouvellement-pondu, il fait des tours de passe-passe avec, et... le perd. Comme l'intrigue est assez directe, Clampett affine son style en laissant ses animateurs se chercher, et faire dans l'excentricité militante. C'est une merveille...

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Bob Clampett
6 janvier 2018 6 06 /01 /janvier /2018 11:03

Porky Pig est cette fois le présentateur d'un show radiophonique dans lequel il donne la parole à des animaux. La vraie vedette du film (Particulièrement long à plus de neuf minutes) est donc son invitée, Kansas City Kitty, une chatte volubile et possédant un accent Irlandais particulièrement proéminent. Elle raconte l'histoire de sa vie, et principalement comment elle est devenue la terreur des rongeurs de toute catégorie...

Le titre et l'intrigue sont inspirées d'un talk-show radio authentique, We the people, qui dans les années 30 donnait la parole à des citoyens venant raconter des histoires exemplaires ou inhabituelles. L'histoire de Kansas City Kitty sera bien entendu illustrée par l'essentiel du film, et Clampett et ses animateurs s'amusent avec les codes du cinéma des années 30, en particulier en donnant à la troupe des rats des airs d'une bande de gangsters...

Une fois de plus, Clampett s'amuse avec la censure, en montrant Kansas City Kitty qui nous raconte qu'elle a eu un chaton, puis s'est mariée... avant de se reprendre et de remettre l'histoire à l'endroit. Elle conclut l'épisode en regardant le spectateur droit dans les yeux, avant de s'éponger le front: on l'a échappée belle.

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Published by François Massarelli - dans Bob Clampett Animation Looney Tunes
2 janvier 2018 2 02 /01 /janvier /2018 16:25

C'est durant la période de calme qui précède la bataille que ce film a été fait, et on jurerait avoir à faire à un film sorti après Pearl Harbor... Et pour cause, Clampett et ses animateurs s'y amusent avec une démonstration de force de l'armée Américaine, qui défile sous nos yeux avec un nombre impressionnant de gags idiots, de railleries de la chose militaire aussi. 

C'est même troublant, de voir une équipe de dessinateurs, de gagmen et d'animateurs, qui ne savent pas encore qu'ils seront bientôt réquisitionnés pour l'effort de guerre, et tourneront des films de propagande, notamment les films de la série Private Snafu. Et autre chose troublante: pas patriote pour un sou (c'est l'une de ses immenses qualités), Clampett nous montre des soldats espérant échapper à la conscription...

Un gag par ailleurs me frappe, et me fait penser au ton délibérément adulte pour ne pas dire salace de la série des Snafu, destinés il est vrai non pas au grand public, mais seulement pour usage interne dans l'armée Aéricaine en temps de guerre: le narrateur attend qu'un canon tire, mais il ne se passe rien; on voit alors les deux artilleurs qui tirent à la courte paille. L'un d'entre eux, d'une voix délibérément idiote, dit qu'ils essaient de déterminer "lequel a la plus longue"...

Pour finir, Porky Pig, en quelques secondes de temps à l'écran, bat quand à lui le record de brièveté de ses contributions...

 

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Bob Clampett
2 janvier 2018 2 02 /01 /janvier /2018 16:17

Comme dans le film précédemment réalisé par Chuck Jones, Porky's ant, ce film se recentre beaucoup plus que ne l'ont fait les collègues de Jones sur le personnage de Porky Pig, qui redevient le héros, même paradoxal, de ses propres aventures! mais même dans ces circonstances il lui faut laisser la place, comme avec la fourmi dans le film précité: la vedette incontestée de Porky's prize pony est un cheval...

Mais pas un cheval de concours, c'est bien le problème. Il s'est fait jeter de toutes les écuries, et clairement il est plus fait pour une destinée agricole que pour le prestige des pistes. Mais il va s'acharner à tenter de séduire le jockey Porky, qui sera bientôt contraint et forcé de monter cette nouvelle et encombrante, pour ne pas dire embarrassante, recrue...

Jones fait ici l'une des choses qu'il fait le mieux: il met en scène la naïveté et le feu sacré qui en découle, et c'est un animal qui en fait preuve, le metteur en scène n'a donc pas à se reposer sur le moindre dialogue. Ce n'est certes pas le meilleur de ses films, mais la maîtrise est là, et la fluidité narrative, le recours méthodique au running gag aussi. 

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Chuck Jones
29 décembre 2017 5 29 /12 /décembre /2017 09:44

Une excellente idée de départ: une vitrine de librairie, montrant les best-sellers du moment, les vrais: c'est une photographie, et non un cartoon... Puis on passe à l'animation, et toutes les couvertures de livres, vues maintenant en gros plans, sont détournées. Le premier livre, une histoire de l'Ouest Américain, s'anime et nous montre Porky Pig vivant la vie romantique d'un cow-boy le soir au coin du feu. La deuxième couverture, celle du Vilain petit canard, s'anime également, et le canard de la couverture nous est particulièrement familier. C'est Daffy Duck, qui va passer de couverture en couverture et s'attirer l'attention d'un loup (De Wall Street)...

L'idée resservira, bien sûr, en 1946, pour l'éblouissant Book revue, également réalisé par Bob Clampett et sorti en 1946, dans lequel Daffy Duck mènera une revue chantée, dont il sera le maître de cérémonie, largement inspiré par Danny Kaye. Ce film-ci (Très drôle, d'ailleurs) est dans le domaine public, dans la mesure où la Warner n'en a pas renouvelé le copyright. Sans doute à cause d'un énième gag impliquant les Afro-Américains.

On ne se refait pas...

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Bob Clampett
29 décembre 2017 5 29 /12 /décembre /2017 09:28

A ma connaissance, ceci est le deuxième film en noir et blanc de Chuck Jones, qui avait eu le privilège de passer directement de la case "animation" à un poste de "superviseur", comme Leon Schlesinger s'acharnait à créditer ses réalisateurs, pour les Merrie Melodies. Mais ce n'est pourtant pas son premier essai sur Porky, qui était le héros d'un film spécial en couleurs, Old Glory, sorti en 1939: une affirmation des valeurs Américaines, compassée et raide, sans un gramme d'humour, et si vous voulez mon avis totalement dénuée d'intérêt... Ce qui est loin d'être le cas de ce film.

Superbement animé (Rudy Larriva, lui même réalisateur de cartoons WB dans un futur très lointain), ce court métrage n'est sans doute pas très connu du fait de sa situation dans l'Afrique ancestrale, celle des Tarzan, celle dans laquelle les porteurs indigènes ont un os dans les cheveux. Un gag qui pourrait passer plus inaperçu, mais ce serait difficile, tant l'intrigue lui donne de l'importance: Porky fait un safari en Afrique, donc accompagné d'un porteur laconique, à la recherche de bestioles rares, et en particulier, la fourmi Pygmée. celle-ci les repère la première et va s'amuser avec eux, avec l'aide involontaire d'un lion endormi...

D'une part la beauté des formes (Chuck Jones était déjà en pleine possession de ses moyens), l'animation déjà citée, sont des atouts majeurs du film. On peut ajouter à ça le timing impeccable, pour les quatre personnages... Du moins les trois plus le lion, tant ce dernier fait largement plus tapisserie qu'autre chose! D'autre part, non seulement Jones a trouvé comment utiliser Porky en lui donnant un adversaire peu banal, mais surtout il a trouvé une personnalité fantastique pour sa fourmi pygmée. Le film vaudrait la peine d'être vu rien que pour elle, et elle n'est pas le seul intérêt; bref, un excellent film...

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation Chuck Jones