Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
  • Contact

Recherche

Catégories

26 août 2019 1 26 /08 /août /2019 09:58

Jones ne perd pas de temps à installer le McGuffin traditionnel de la chatte malencontreusement repeinte, et ensuite, Penelope et Pepe seront seuls au monde dans un cartoon notable par ses ruptures de rythme, un rait commun à tous les films de Chuck Jones. Une bonne portion du film se passe sous l'eau, inspirant au putois un aveu inattendu: les putois, dit-il, on l'habitude de se retenir de respirer... Enfin, les deux "tourtereaux finiront ensemble sur une île entièrement cernée d'une plage, en forme de coeur, où ils se poursuivront jusqu'à épuisement. Comme dirait l'autre, "c'est la guerre!"

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Animation Chuck Jones Looney Tunes
26 août 2019 1 26 /08 /août /2019 09:50

Pour échapper à une horde de chiens, une chatte a une idée brillante: se peindre une bande blanche sur le dos... Faut-il, à partir de là, préciser qu'elle va devenir la cible des intentions obsessionnelles d'un putois amoureux, et que la langue française va copieusement souffrir?

L'équipe de Chuck Jones se fait plaisir en poussant la stylisation de façon de plus en plus radicale, et Maurice Noble va jusqu'à tenter les arbres transparents... Sinon, un gagman s'est fait plaisir en inscrivant sur une vitrine 'Jean Valjean, Candlestiques et Bread'....

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation Chuck Jones
23 août 2019 5 23 /08 /août /2019 10:37

On prend les mêmes et on recommence: un chat déguisé en putois rencontre une fois de plus le serial lover Pepe, et va l'avoir sur le dos sur tout un cartoon et plus si affinités... C'est un film routinier, mais qui possède une mise en route notable par son originalité. Il est vrai que le principe qui consiste systématiquement à faire se rencontre un putois et un chat déguisé n'a pas attendu longtemps pour être répétitif...

Donc ici, ce qui mène à cette rencontre est très élaboré: dans les alpes, un petit monsieur se rend chez le poissonnier, pour acheter une toute petite sardine. Revenu chez lui, il l'accroche à une canne à pèche, et agite le poisson au-dessus de Fifi, jeune chatte noire et blanche, et l'attire chez lui. Là, il lui peint le dos, et se rend avec elle à la banque, où il la laisse faire son effet: croyant voir un putois, tout le personnel et toute la clientèle vident les lieux, et le cambrioleur n'a plus qu'à vider les caisses... 

...le reste est la routine: rencontre, come with me to the casbah, poursuite.

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Chuck Jones
23 août 2019 5 23 /08 /août /2019 10:25

Un studio Parisien de cinéma, en 1913, s'apprête à lancer une production animalière, et le metteur en scène bat le rappel des troupes: il lui manque un putois "sans le pew". L'accessoiriste trouve une solution que n'importe qui ayant vu au moins un film du putois Pepe, saura anticiper: il peint le dos d'une chatte qui, la pauvre, n'a rien demandé à personne. Sur ces entrefaites, arrive un vrai putois, donc "avec le pew", qui cherche à rencontrer Torma Nalmadge... Je vous laisse deviner la suite.

Jones fait de nouveau confiance à Maurice Noble (pour les décors) et Abe Levitow (dont le dessin très particulier, et volontiers anguleux, est la clé de l'animation de ce film), et a se voit... C'est le plus avant-gardiste à ce stade de la carrière de Jones. Et sinon, bien sûr, Pepe restera toujours Pepe! Un ingrédient intéressant du film,outre le massacre réjouissant et absolu de la belle langue de Jean-Marie Bigard et Désiré Landru, est le fait que le film étant situé à l'époque du muet, les auteurs se sont certes déchaînés, mais il l'ont fait avec une certaine culture...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation Chuck Jones
21 août 2019 3 21 /08 /août /2019 12:25

Ca commence un peu comme dans Thugs with dirty mugs, de Tex Avery: la "Last National Bank" vient d'être dévalisée... Le bandit, toutefois, s'enfuit en voiture et va se planquer. Il serait passé complètement inaperçu, si un démarcheur à domicile n'était venu pour placer sa camelote chez lui. Un certain Daffy Duck, et dans son métier, il est l'un des pires: l'un de ceux qui vendent de tout, et ne vous lâcheront absolument jamais... Bref: la lutte est inégale, et le bandit dangereux... va souffrir.

C'est un régal, tant par une animation toute en rondeur (alors que celle des concurrents directs de Davis avait tendance à s'affiner), et aussi par le ton délibérément foutraque de l'ensemble. Davis, contrairement à Freleng, Jones et McKimson, qui avaient affadi le personnage de canard créé par Clampett et Avery au point d'en faire un insupportable geignard malchanceux, retourne à la puissance loufoque de Daffy Duck, et s'en amuse en nous conviant à la fiesta.

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Arthur Davis Looney Tunes Animation
21 août 2019 3 21 /08 /août /2019 12:16

Porky Pig est bûcheron et souhaite faire son métier, mais il s'est attaqué à forte partie: il souhaite abattre un arbre dans lequel un écureuil New Yorkais est venu chercher "du repos et de la relaxation"... Celui-ci va lui mener la vie dure.

Oublions Porky Pig, le "héros" prétexte de ce film, dont le personnage d'écureuil (son le visage plein de rondeurs porte la marque graphique de Davis) a beaucoup plus intéressé le réalisateur. Et de fait, il semble venu tout prêt, avec son costume, ses spécificités culturelles (un fort accent New Yorkais, une tendance à se costumer à la mode, et une attitude totalement décontractée), pour devenir un personnage récurrent... ce qui ne se fera pas.

Peut-être était-ce à cause de le proximité évidente avec Bugs Bunny qu'il n'aurait pas été difficile d'insérer en lieu et place du rongeur dans ce court métrage? Ou bien parce que l'influence de Tex Avery et de son écureuil dingue (même si celui-ci est bien plus concret!) était trop palpable? Que cela ne nous empêche pas de goûter ce film, il est délectable...

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Arthur Davis Looney Tunes Animation
21 août 2019 3 21 /08 /août /2019 11:50

Deux animaux vivent ensemble, dans une harmonie, disons, précaire: Louie, le perroquet, est le seul des deux qu'on puisse qualifier d'intelligent, et le gros chat balourd Heathcliff est pour sa part totalement crétin. Quand le perroquet apprend qu'un milliardaire a légué toute sa fortune au chat, mais qu'en cas de décès de ce dernier elle lui reviendrait à lui, Louie commence à planifier des attentats...

D'une part, on est pour ce qui est de l'intrigue dans un domaine assez classique: un animal veut du mal à un autre, et ses tentatives échouent les unes à la suite des autres; d'autre part, comme dans les aventures désastreuses du coyote de Chuck Jones, ici c'est le malin qui d'une part est le méchant, d'autre part échoue dans toutes ses entreprises, en dépit de leur élaboration très pensée... 

Ensuite, on pourra quand même objecter que Heathcliff, le chat totalement idiot, tellement bête qu'à un moment il étouffe parce qu'il a tout bonnement oublié de respirer, est sérieusement politiquement incorrect, mais justement, à quoi sert de prendre pour héros des animaux qui parlent, si après ça on en peut pas tout se permettre?

En tout cas il flotte sur ce film, si différent des oeuvres de Jones/Freleng/McKimson, un parfum post-Clampettien qui n'est évidemment pas une surprise, puisque Davis a repris l'ancienne unité du glorieux fou furieux à son départ. On est dans du plus raisonnable, certes, mais quand même, ce film agressif et outrancier fait du bien par où il passe... Une autre influence importante de Davis, de toute évidence, est le grand Tex Avery qui aimait tant les personnages d'idiots...

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Arthur Davis Looney Tunes Animation
20 août 2019 2 20 /08 /août /2019 17:07

Porky Pig se livre à son sport préféré (à savoir, manger) quand ils s'avise soudain de la présence d'un rongeur, particulièrement vorace. Il essaie de s'en débarrasser, mais est interrompu par un flash spécial à la radio: Barbe-Bleue le tueur maniaque vient de s'échapper, et il est très dangereux... Le rongeur veut profiter de l'aubaine et se faire passer pour le fou évadé, mais il y a un problème: sa taille. Un problème qui sera vite résolu, puisque le serial killer sanguinaire est précisément caché sous le lit de Porky.

Arthur Davis, dont l'animation efficace brille surtout par son économie, avait en revanche un certain don pour les petits animaux. Et ici, son rongeur (rat? souris?) est le principal attrait du film, au-delà d'une assez réjouissante tendance à revenir en arrière en offrant un dessin animé qui rappelle plus les années trente (le personnage de Porky est de nouveau un goinfre, et le cadre est simpliste) que les années 50.

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation Arthur Davis
20 août 2019 2 20 /08 /août /2019 16:58

Bien plus raisonnable dans ses personnages et son animation (ainsi que dans ses énoncés qui massacrent le français, ici laissés pratiquement de côté), ce film sacrifie toutefois à la tradition de mettre en contact le putois obsédé Pepe, et une jeune femelle féline prénommée Penelope, qui s'est malencontreusement barbouillé le dos de peinture blanche. Le reste est du déjà vu et entendu, mais on ne s'en lasse pas...

A noter, en écho au titre, que ce film situé à Alger permet à Pepe de dire à sa pauvre victime, qu'il est inutile de dire à celle qu'il prend pour une "Putois femme fatale" de venir avec lui dans la casbah puisqu'ils y sont déjà... A noter également, une structure curieusement en flash-back, qui permet même une allusion à Casablanca à travers une interprétation de As time goes by.

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes
20 août 2019 2 20 /08 /août /2019 16:48

Ce qui caractérise les films de Friz Freleng dans la série des dessins animés Warner, ce n'est pas tant une situation précise, que les personnages d'un côté, et l'acharnement de l'un d'entre eux, de l'autre: Daffy Duck, Yosemite Sam, et Sylvester restent ses plus grandes victimes, qu'il s'agisse de faire concurrence à Bugs Bunny, ou à Tweety, ou à Speedy Gonzales. Et cet acharnement, forcément, est voué à l'échec. D'une certaine façon, c'est la même formule que celle que Chuck Jones a considérablement raffiné pour les lamentables aventures du Coyote...

Donc dans ce film, Sylvester cherche à manger Tweety Bird, et n'y parviendra pas parce que l'oiseau est dans une cage, elle-même située dans une fourrière où une centaine de bouledogues aux dents acérées attendent que le chat ne fasse qu'un seul geste en direction de la palissade qui les sépare de lui, pour se précipiter sur lui et le tondre des pattes aux oreilles... Avec des situations comme celle-ci, Freleng fait, méthodiquement et efficacement, son job.

...Tout en faisant un clin d'oeil aux copains, car un héros de Chuck Jones se cache dans ce film. Il faut dire que l'une des idées saugrenues du chat est de se déguiser en putois. Alors...

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Friz Freleng Animation