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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 18:09

Trois années après sa création pour le film Mexicali Shmoes, celui qui n'a failli exister que pour précipiter la fin d'un dessin animé s'est retrouvé à sa façon la star d'un autre film: car une fois qu'on a vu le cousin de Speedy Gonzales, le tristement bien nommé Slowpoke Rodriguez, il est impossible de le chasser de son esprit.

Grâce à ce nouveau film dans lequel il vient s'installer chez son cousin au mépris du danger (et le danger, c'est Silvero Gato, soit le chat Sylvestre, principale victime de Speedy Gonzales à travers les années), on va en apprendre un peu plus sur lui: d'une part il chante La cucaracha, mais tellement lentement et tellement mal que c'en est une torture. Ensuite, il est lent, mais quelle fourchette! Il a faim. Tout le temps... Enfin... mais non, je ne peux pas vous révéler ça!

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 18:02

Certes, ce n'est pas la période la plus glorieuse de la filmographie des Looney tunes, et certes Freleng n'est pas Bob Clampett. Mais le vieux renard avait des idées à revendre et y compris lorsque son style est essentiellement devenu la répétition de vieilles formules et automatismes (tout comme Jones et Avery, remarquez...), il a su nous charmer. Speedy Gonzales et les clichés des hispaniques, qui ont tant embarrassé la Warner, ont la réputation d'avoir au contraire charmé bien des Mexicains parce qu'il est difficile de prendre au sérieux ces aventures, d'une part, et parce qu'ils ont apprécié de voir une sorte de super-héros typiquement Mexicain... Ou supposé tel.

J'ai un faible pour celui-ci, pour lequel Freleng cède à la tentation de faire de José et Manuel, deux chats particulièrement lents d'esprit, les personnages centraux: toujours cette conception selon laquelle le "méchant" est nettement plus intéressant que le héros. Et puis il y a ici la toute première apparition, laconique mais hilarante, d'un personnage dont la gloire ne tient qu'à deux films, pas un de plus: Slowpoke Rodriguez. 

...And he pack a gun.

 

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 00:04

Ce film offre une variation sur le thème de la chasse car cette fois (Comme dans The Heckling hare de Tex Avery) c'est un chien qui poursuit Bugs Bunny de ses assiduités. Un chien d'ailleurs vaguement efféminé, totalement façonné comme seul Clampett pouvait le faire, avec une très improbable houppette rousse, et une queue ornée façon caniche de la même couleur...

C'est donc cet animal foncièrement marqué du saut de la crétinerie dès le départ qui va suivre Bunny dans l'eau (Une bonne partie du cartoon est en fait purement sub-aquatique... ce qui a tendance à en ruiner l'effet) et succomber à ses charmes comme à ceux d'une sirène. Si McKimson est à son aise comme à chaque fois qu'il doit animer une bestiole de taille conséquente, Scribner s'en donne à coeur joie avec les changements d'expression du molosse. 

Il existe deux versions du film: dans la plus courante, à la fin, Bunny entend le chien se plaindre et souhaiter mourir, il lui offre un revolver avec lequel l'animal se suicide... Il s'agit en effet de la version atténuée, puisque dans l'original il tirait lui-même...

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Bob Clampett Looney Tunes Animation
9 juillet 2019 2 09 /07 /juillet /2019 08:08

Il aura fallu attendre les années 60 pour que McKimson, animateur respectable mais réalisateur d'une lourdeur et d'une insipidité presque révoltantes, se décide enfin à essayer de retrouver de l'intérêt dans son métier... Et ça passe par une poignée de films nettement plus intéressants que la plupart de ses contributions au canon des Looney Tunes...

Témoin ce petit conte tendre, narré par la voix très générique d'un garçonnet qui nous parle de son chien, un cabot rondouillard, un peu lent et un peu limité, avec un léger décalage entre le commentaire (affectueux) et les images (Bartholomew le chien, c'est quand même un bon gros balourd)... Et l'affaire de la vie de Bartholomew, c'est sa haine des roues, qui le pousse à poursuivre tout ce qui roule, pour les mordre!

Ce qui va le faire voyager... 

Le dessin, très travaillé, est rond lui aussi, schématique, et les personnages ont des couleurs simples, la plupart du temps une seule: les chameaux, les éléphants dans la section "exotique" de ce film ont une palette de couleurs qui renvoie aux recherches graphiques d'un Morris...

C'est séduisant, sympathique, court, et je le répète, bien meilleur que tout ce que Mc Kimson a pu signer dans sa longue carrière, avec Bugs Bunny, Daffy Duck et consorts.

 

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes
9 juillet 2019 2 09 /07 /juillet /2019 07:59

Dès le départ on sent qu'il y a quelque chose de changé: ceci est le premier des Looney tunes à disposer du nouveau générique, tout en ligne, abstrait, coloré et bref... Et il n'y aura pas que ça qui change. Le film, co-signé par Maurice Noble, le décorateur préféré de Jones, aurait tout aussi bien pu être attribué à l'ingénieur du son Treg Brown, car comme le titre l'indique assez clairement, il y est question de son...

Il n'y a pas d'histoire, ce qui ne veut pas dire qu'il n'y ait pas de continuité. Le cartoon suit en effet un enchaînement de pensée, dans lequel tout tourne autour du son, de l'effet produit par le son, de l'association entre image et son, de la dissociation entre image et son, et de l'association d'idées qui naît d'un son... Tout un programme, dans lequel le générique devient d'ailleurs partie intégrante du film! 

C'est intéressant, intrigant, et ça possède un point commun avec l'abominable Old Glory, réalisé en 1939 par Jones: ce n'est jamais vraiment drôle! Mais ce qui était un handicap de poids pour Old glory, tourne ici à l'avantage de ce bien curieux film, qui maintient notre attention quoi qu'il arrive.

 

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes
8 juillet 2019 1 08 /07 /juillet /2019 18:22

C'est de cette façon que certains des personnages emblématiques de la Warner sont nés: prenez le Coyote et le Roadrunner, par exemple, Chuck Jones et Michael Maltese avaient envie de s'amuser entre deux Bugs Bunny ou deux Daffy duck... Et ils ont créé un univers entier, qui a donné lieu à un nombre impressionnant de cartoons. C'est en créant par hasard un oiseau famélique dans un de ses cartoons que Bob Clampett a créé Tweety Pie... Michigan J. Frog (le nom est venu plus tard) est le héros paradoxal de ce cartoon unique, et par contre, il n'y en a qu'un.

Un ouvrier découvre, dans les fondations d'un immeuble New Yorkis qu'il vient de contribuer à détruire, une boîte. Dans cette boîte, une grenouille... Qui chante et danse, avec un répertoire assez varié, en plus. D'où une certitude: il vient de trouver la fortune. Sauf que la grenouille chante et danse, oui, mais uniquement quand il est seul...

C'est un exercice de style, d'une époque où Jones poussait son dessin vers un trait de plus en plus schématique, ais ce qui compte essentiellement ici c'est l'interaction entre un univers muet (nul ne fait entendre sa voix dans ce film, à part la grenouille) et une grenouille certes loquace, mais pas communicative. La démonstration, sur l'absurdité de l'appât du gain et de la vie en général, est cinglante, parfaite, et du coup... il n'y en a qu'un.

 

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Chuck Jones
10 juin 2019 1 10 /06 /juin /2019 10:08

Egghead, le prototpe de ce qui allait devenir Elmer Fudd, n'est apparu que dans une poignée de cartoons de la série des Merrie melodies. C'est particulièrement notable qu'un héros aussi transparent ait pu se retrouver à la tête de courts métrages d'animation en couleurs, à l'heure où Porky Pig et Daffy duck, pour leur part, étaient cantonnés dans les plus économiques dessins animés de la série Looney tunes, en noir et blanc... Mais c'est essentiellement dû au fait que le personnage était beaucoup plus un ingrédient pratique aux yeux de son créateur Tex Avery, qu'un véritable personnage. D'où cette impression que le personnage change (physiquement, moralement) à chaque apparition.

...Ce qui est encore plus notable lorsqu'il change d'équipe comme ici: Egghead y est un simplet qui rêve de devenir boxeur, et reçoit par la poste un kit pour accomplir son rêve. Il s'entraîne dans sa cave, et se retrouve sur un ring. Et franchement, ces sept minutes sont un calvaire. Pas que pour lui.

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes
2 juin 2019 7 02 /06 /juin /2019 09:07

Egghead est le premier personnage qui vienne vraiment de l'inspiration de Tex Avery, et qu'il a essayé de lancer comme plus tard on lancerait Bugs Bunny. Mais le moins qu'on puisse dire c'est que ça n'a pas marché. Les quelques tentatives qui nous restent montrent un personnage en quête d'identité, qui est toujours à son meilleur en perturbateur d'intrigue, pas quand on lui confie le rôle principal... Sauf sans doute dans Johnny Smith and Poker-Huntas, mais il est vrai que ce film est de toute façon déjà pourvu d'une intrigue complètement dynamitée de l'intérieur! Autre problème, la voix: parfois dotée d'un accent New Yorkais de wise-guy, grâce à mel Blanc (Johnny Smith and Poker-Huntas), parfois plus indicative d'un simple d'esprit, et parfois proche d'une imitation de Jimmy Durante comme c'est le cas dans ce film, ces changements montrent que l'équipe d'Avery n'avait pas encore trouvé quoi faire avec le personnage, qui allait évoluer vers Elmer Fudd en assez peu de temps.

Dans ce film, Avery se paie au moins le plaisir de parodier un monde qu'il affectionnait et pour cause, celui du western: Egghead rêve de partir à la conquête de l'ouest sauvage et répond à une annonce du Bar-None Ranch: on cherche des cow-boys... Les essais seront peu convaincants, c'est une évidence...

Quelques gags se distinguent ici, notamment ceux de l'environnement westernien... Mais le film est comme le personnage, il se cherche. Et Egghead, quand il doit mener une histoire sérieuse, ne fait décidément pas le poids...

 

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Published by François Massarelli - dans Animation Tex Avery Looney Tunes
2 juin 2019 7 02 /06 /juin /2019 08:56

Tex Avery se plaindra souvent du manque de liberté dont il disposait à la Warner, mais il faut reconnaître qu'il y aura eu de fort bons moments... Ce film qui aurait pu en d'autres mains virer au conte édifiant en est un exemple, et sur un grand nombre de points, il annonce le style qui sera le sien à la MGM, le systématisme en moins...

Une famille de perroquets est en pleine leçon: les trois petits reçoivent des instructions de leur maman pour dire convenablement "Polly wants a cracker", ce qui déplaît fortement à l'un d'entre eux: il voudrait être marin comme son père... Malgré les efforts de sa mère pour l'en empêcher il se lance vite à la conquête du vaste monde...

Pour ce faire, on notera au passage qu'il est aidé d'un caneton (jaune) interprété par Mel Blanc qui commençait à poser sa marque indélébile sur les films du studio. Les raisons d'apprécier ce film (qui finit quand même par raconter une histoire, tout en s'adonnant au plaisir du gag) sont nombreuses, notamment dans la destruction du fameux quatrième mur, lors d'un flash-back (le père ivre, dont la mère raconte le départ définitif, qui corrige la narration entre deux hoquets), et aussi par le fait que la mère s'adresse directement à nous. Avery fait tout pour nous montrer qu'il ne croit pas une seule seconde à l'histoire édifiante qui nous est racontée, en dynamitant le suspense interne, et il s'amuse beaucoup avec l'environnement, d'une façon qu'il affectionnait.

 

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation Tex Avery
2 juin 2019 7 02 /06 /juin /2019 08:47

Des affiches publicitaires et les personnages qui y figurent s'animent, et entrent en interaction avec leur environnement: Eddie Camphor chante une chanson, et un poussin qui a une sérieuse envie de voir le monde affronte un ver vindicatif et un chat gourmand...

Billboard frolics est intéressant pour deux raisons essentiellement: d'une part, il semble établir un précédent riche en possibilités, qui se concrétiseront souvent, que ce soit sous la responsabilité de Tex Avery, ou sur celle plus féconde de Bob Clampett qui adorait l'exercice: un monde qui s'anime et devient prétexte aux jeux de mots, aux chansons allusives de la culture populaire, etc... L'autre raison de se pencher sur ce petit film, c'est bien sûr la musique: comme son nom l'indiquait, la série des Merrie Melodies était souvent le prétexte à revisiter une chanson qui était la propriété de la Warner. Ici, la bande-son de l'intégralité du film est Merrily we roll along, qui deviendra précisément l'air entendu au début de tous les Merrie Melodies, y compris une fois que la série fusionnera avec les Looney Tunes...

Pour le reste, bien sûr le film est assez moyen voire routinier, Freleng se réfugiant un peu vite dans le mignon Disneyien. 

 

 

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation