Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
  • Contact

Recherche

Catégories

10 septembre 2022 6 10 /09 /septembre /2022 17:04

Un publicitaire (Jean Dujardin) se jette dans le vide, puis flash-back...

Je ne vois pas l'intérêt de résumer au-delà de ce qui précède ce film boursouflé, qui fait semblant d'attaquer la publicité en en recyclant les pires codes et tous les excès possibles. Il y avait à la base un roman de Frédéric Begbeider, que je n'ai absolument pas envie de lire, et nous avons à l'arrivée un clip vulgaire et boursouflé, des talents gâchés (Dujardin dans un rôle de connard insupportable qui traite lui-même les autres de connards, en particulier, quel intérêt? Et puis Nicolas Marié) le tout dans une mise en scène qui croit avoir tout compris du style de David Fincher dans Fight club, au point d'en reprendre les audaces, du moins Jan Kounen le croit-il.

Passez votre chemin, et faites mieux. Ce ne sera pas difficile de faire mieux que ce navet idiot et prétentieux.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Comédie Navets
15 juin 2022 3 15 /06 /juin /2022 09:05

Un couple avec problèmes et enfants (Maddox, c'est une fille, onze ans, et Trent, 6 ans) se rend dans un complexe touristique exotique pour un week-end prolongé. Pendant le séjour, on leur suggère une plage spectaculaire pour y passer la journée, ce qu'ils acceptent de bonne grâce...

Ils n'auraient pas du: sitôt arrivés, c'est la pagaille. Un hôte présent semble en état de choc, un cadavre est ramené par la marée, et les enfants commencent à montrer des signes alarmants de croissance accélérée... 

Mais vraiment accélérée.

Et à propos d'accélérer, vous pouvez passer à autre chose, maintenant, car M. Night Shyamalan, auto-promu petit génie d'Hollywood par la seule grâce d'un film (son troisième), en 2000, est désormais fidèle à la réputation qu'il a acquise à partir de Signs, son cinquième long métrage: celle d'enchaîner nanars sur nanars, et de se vautrer dans les grandes largeurs. Le genre qui tournerait Blue Velvet en montrant un prof d'université se penchant sur son microscope, puis proférer d'une voix inquiétante 'je suis formel, cette oreille n'est pas humaine!'... 

Et Old, au pitch d'un crétinisme déjà bien entamé, n'est absolument pas en reste, ça non: des personnages tellement stéréotypés qu'on n'ose les décrire, des dialogues d'une insondable bêtise, des prétentions affichées (oui, car ce navet cosmique d'horreur est supposé traiter de la famille comme le film d'Ari Aster, Hereditary. Le fossé entre les deux oeuvres est pourtant, lui aussi, insondable!), une tendance jamais démentie à recycler les pires astuces de scénario des films fantastiques à petit budget des années 80, et une intrigue du plus haut ridicule. Si ce n'est pas un navet d'or, je ne vois pas ce que ce serait! 

Topinambour d'argent?

Ah, et puis puisque vous n'allez pas le regarder pour l'intrigue, sachez que c'est l'industrie pharmaceutique qui a fait le coup! On savait que Shyamalan se prenait pour Spielberg, mais maintenant, son modèle serait-il Didier Raoult?

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Navets
31 octobre 2021 7 31 /10 /octobre /2021 12:01

Comment juger un film comme celui-ci? Disons que, comme tous les films de la saga, mais à des degrés bien différents, Moonraker est totalement tributaire de son contexte: d'un côté, les genres cinématographiques sont dominés par la science-fiction post- Star wars; de l'autre, le film précédent a été un triomphe, que la production va vouloir retrouver coûte que coûte. De là à penser qu'il y a eu précipitation, c'est évident. De là à admettre que toutes les interventions de Jaws, l'homme-dents (Richard Kiel) qui passe son temps à apparaître sans la moindre logique, sont purement motivées par le fait qu'il a été très apprécié du public (incidemment, la production a tout prévu puisqu'on apprend à la fin qu'il n'est pas mort, des fois que)... 

Les faits: une navette spatiale de type Moonraker a disparu parce que le constructeur a décidé d'implanter une race de seigneurs sur terre, c'est ce que j'ai trouvé de plus court comme résumé...

Quelques séquences sportives, beaucoup de gags et pas des plus fins, de la drague option beauferie généralisée, une tendance de la mode à faire dans le sérieusement laid (c'est 1979, que voulez-vous), des allusions plus ou moins fines à des films de l'époque (le carillon de Close encounters, pas une mais trois fois) et quarante minutes dans l'espace qui sont aussi mal foutues que, au hasard, The adventurers de Lewis Gilbert. Ceci explique cela...

Devant tant de bon goût accumulé, je n'ai pas résisté à ressortir une affiche d'époque. C'est cruel, mais ça en valait la peine...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Navets Science-fiction Bond
5 août 2021 4 05 /08 /août /2021 07:30

Dans le petit pays de Corteguay, en 1945, l'armée régulière se livre à un massacre dans la propriété d'un politicien révolutionnaire. Le seul survivant est le fils de la maison, Dax, qui jure de punir les assassins de sa mère et de sa soeur... Une fois la révolution achevée, et triomphale, il est envoyé en Europe pour y accomplir ses études. Il va devenir un élément de la jet-set, qui utilise toutes les techniques de séduction et tout ce qui peut l'arranger pour parvenir à ses fins: mener sa vengeance à son terme...

Lewis Gilbert est le metteur en scène de l'immortellement mauvais Moonraker... Et pourtant c'est de ce film qu'il était le moins fier; il estimait qu'il n'aurait jamais du le faire, et... Il avait raison. Certes, il peut agréablement servir d'illustration de ce qui ne devrait pas être fait, de contre-exemple absolu d'une réussite au cinéma, d'objet historique, document incomparable sur ce qui arrive quand le budget dépasse tout et que le sujet, l'intrigue et les personnages ne cassent rien. Mais il est juste médiocre, comme peut l'être un film qui offre des scènes de bataille, de destruction parfois très onéreuses, de la nudité et du sexe en pagaille, sans que ce soit jamais autre chose qu'embarrassant (vous voulez voir une scène où Olivia de Havilland, vaguement dépoitraillée, a une conversation post-coïtale avec un homme de vingt ans son cadet?), et puis il y a des acteurs tous plus mauvais les uns que les autres (sauf Olivia, bien entendu), des dialogues à hurler de rire ou à vomir d'ennui. Bref; c'est un glorieux, coûteux et fort embarrassant navet...

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Navets Olivia de Havilland
4 juillet 2021 7 04 /07 /juillet /2021 09:10

Sachons nous méfier de ces films qui gardent tout pour la fin, en semblant constamment nous dire: vous allez voir ce que vous allez voir... Les meilleurs de ces films à énigmes, bien sûr, se bonifient à chaque vision, car cette structure à révélations (c'est le fils qui a tué les victimes car il est schizophrène, c'est le faux mort qui a fait le coup, c'est l'enfance, symbolisée par un traîneau, c'est le handicapé qui nous a monté un bobard pendant son interrogatoire, Luke je suis ton père, etc) est en fait un leurre, une amabilité habile mais qui cache de plus profondes révélations sur l'âme humaine... Oui, il est passionnant quand on connaît la fin des Diaboliques, d'y revenir et d'appréhender différemment la noire vision de l'humanité selon Clouzot...

Pas ici, jamais. Parce que si Ozon a tout fait pour placer la possibilité d'une énigme, il a oublié de mettre autre chose dans son film, du moins autre chose qu'une lourdeur plastique, une lourdeur thématique (ce plan d'introduction, si j'ose dire, d'un sexe féminin ouvert pendant un examen gynécologique) et un côté porno-chic, et des dialogues atroces, mais balbutiés sans conviction par des pantins que l'invraisemblance permanente condamne à ne pas être crédible une seule seconde. Je n'ai rien contre l'invraisemblance au cinéma, mais quand elle confine au jean-foutisme à ce point, c'est un crime. 

Incidemment, c'est l'histoire d'une femme dont la névrose se bâtit autour d'une situation inattendue: elle est en couple avec un homme, mais a des rendez-vous secrets avec le jumeau secret de ce dernier. La belle affaire...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans François Ozon Navets
23 mai 2021 7 23 /05 /mai /2021 09:46

Aucun moyen pour moi de vérifier si la liste de réalisateurs (aucun n'est au générique) donné par un site vulgarisateur bien connu est authentique, mais suivant le bon vieil adage, j'ai décidé d'imprimer la légende... C'est que ce film, le dernier des musicals extravagants de l'ère pré-code, est un cas d'espèce. A l'origine, on avait au début du parlant cette option, de créer des films qui seraient des patchworks de studio, dans lesquels une sorte de revue mal fichue, avec sketchs, danse, chansons, numéros en Technicolor et vedettes sous contrat, permettait de remplir les bobines et les salles, en tournant un bouche-trou triomphal à moindre coût puisque tout le monde qui tournait ces machins était sous contrat. Mais Hollywood Party, qui était avancé comme une sorte de publicité interne à la MGM, a pris tant de temps à se faire qu'au final c'est un désastre absolu.

D'une part il y a une intrigue, si on ose dire; confronté à l'absolue nullité (Extraits à l'appui) de son film Schnarzan the Conqueror, l'acteur Jimmy Durante se décide à tenter le tout pour le tout: on annonce 'arrivée à Hollywood du Baron de Munchausen (??????), qui a ramené de la savane une troupe de vrais lions, Durante-Schnarzan lui dédie une fiesta grandiose, où des dizaines de chorus-girls et des centaines de stars vont se presser. Et il décide de ne pas inviter sa co-star Lupe Velez don le tempérament volcanique ne peut tolérer un refus...

D'autre part la multiplicité d'équipes, le côté morcelé du tournage, et le manque totale d'investissement de qui que ce soit on transformé ce film en un étrange cadavre exquis, une comédie qui n'est pas drôle (Durante est un outrage permanent à l'art de faire rire, mais il ne le sait pas), dans laquelle même Laurel et Hardy (pourtant parmi les plus décents, avec un interlude Disney en Technicolor) semblent naufragés. On gardera en mémoire l'un des plus hallucinants passages, où Durante et Velez, avec 2 grammes de vêtements sur eux, parodient Tarzan... Aucun des metteurs en scène qui ont oeuvré sur cet étrange objet n'a daigné le signer, on pense que George Stevens est bien le réalisateur des scènes avec Laurel et Hardy (et leur rencontre avec Lupe Velez)...

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Pre-code Animation Disney Laurel & Hardy Navets
20 avril 2021 2 20 /04 /avril /2021 11:29

Deux femmes en cavale: l'une des deux a tué le mari de l'autre suite à un pacte, car elle avait promis de la protéger contre tout danger... l'ex-épouse de la victime fuit les avances de son amie, qui en revanche est, depuis toujours, amoureuse de l'autre...

De deux choses l'une: soit on va se retrouver face à un film baroque, dans lequel une fuite en avant glorieuse de deux femmes, entre meurtre et cavale, féminisme et loi de la jungle, culminera dans une puissante fresque cinématographique: c'est Thelma et Louise et si vous ne l'avez pas vu, mais qu'est-ce que vous attendez, bon sang?

...soit c'est adapté d'un manga sur lequel je ne dirai rien puisque e ne l'ai pas lu et ne le lirai jamais, et entre deux meurtres, les deux connes font des selfies, et rigolent comme deux andouilles en se promettant qu'un jour elles se tueront mutuellement. Sinon, le suspense est long jusqu'à la scène lesbienne graphique de la fin! Mais, comme l'écrivait Souchon, "le long de la route il y a de beaux paysages", alors dans ce film vide, tout est décoratif, y compris les traces de la violence du mari sur le corps meurtri d'une femme battue. C'est le film nullissime du jour...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Navets
8 avril 2021 4 08 /04 /avril /2021 11:24

Eprise d'un musicien (Georges Thill), une jeune couturière (Grace Moore) désobéit à ses parents pour vivre avec l'homme qu'elle aime... en chantant.

C'st adapté d'une opérette de Charpentier, qui s'est impliqué dans la production, et dans la supervision de la prestation de Grace Moore, une soprano comme on les aimait dans les années 30 vieillissantes. C'est assez éloigné de Lady Gaga.

J'ai dit un jour que Gance avait fait trois types de films: des chefs d'oeuvre, des films mal foutus mais éminemment sympathiques, et des navets. Je me trompais, il a aussi fait Louise, un gâchis de pellicule sur 85 minutes. C'est au-delà de la dimension du navet.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Musical Abel Gance Navets
8 avril 2021 4 08 /04 /avril /2021 07:39

Mary (Kristin Davis) écrit, ou du moins écrivait. Elle considère qu'elle n'a plus à se lancer sur le marché maintenant que sa vie est faite et que sa série à succès fonctionne très bien, lui permettant de vivre avec son mari et leurs deux enfants, de façon très confortable. Et elle se souvient que l'acte de création n'a pas été de tout repos, la fragilisant toujours psychologiquement... Mais quand son mari (Dermot Mulroney) lui annonce avoir fait un très mauvais choix dans son travail (une affaire d'argent), elle est obligée de retourner à l'écriture. Et donc doit engager une nounou pour ses jumeaux... L'heureuse élue sera Grace (Greer Grammer), une jeune innocente tellement fleur bleue, tellement au-dessus de tout soupçon dans sa virginale blondeur, qu'on se demande comment le couple n'a pas repéré qu'ils allaient avoir les pires ennuis du monde... Ils n'ont sans doute jamais vu ni L'exorciste, ni Jeune femme cherche appartement, ni Saw.

(Oui, parce que vers la fin, ça tranche à tout va)

C'est un bon gros navet, bien mal fichu, qui coche toutes les cases les unes après les autres... Rien à en tirer, on décroche d'ailleurs très vite de cette route balisée de clichés et de rebondissements qui sont autant d'invitations à faire autre chose. La plupart des acteurs avaient sans doute un toit à réparer, des difficultés de fin de mois ou toute autre chose dans ce genre, et ce qu'on craignait est arrivé: entre les exceptionnels Mank, The Irishman, Roma et ce tas de boue gluant, Netflix est devenu un robinet à film, sans jugement, sans éthique, sinon l'envie de remplir l'espace avec tout et n'importe quoi.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Noir Navets
17 mars 2021 3 17 /03 /mars /2021 16:49

Jonathan Demme  décidé de réaliser un remake, et Regina Lambert est en vacances à la Martinique, loin de son mari Charles. Quelque chose qui nous en dit long sur le fait que son mariage, qui ne date que de trois mois, a du plomb dans l'aile... Pendant ce temps, Charles est, justement, tué: défenestré d'un train... A Paris, Regina va apprendre la tragique nouvelle et faire la connaissance d'un certain nombre de personnes qui lui veulent pour la plupart du mal: un fonctionnaire Américain (Charles avait, entre autres, un passeport Américain), des barbouzes, un mystérieux touriste Américain... Tous en ont-ils après elle, ou après une mystérieuse somme d'argent que Charles aurait dissimulé? 

Toute personne qui a vu Charade sait: argent, marché aux puces, timbres, etc.

Toute personne qui a vu Charade n'a aucune envie qu'on en fasse un remake. 

Toute personne qui a vu The truth about Charlie sait que la personne qui n'a pas envie de voir un remake de Charade a bien raison...

Des raisons, en voici d'ailleurs: Demme voulait surtout réaliser un film à Paris, en hommage à la Nouvelle Vague. Donc certains des cinéastes de la dite tendance sont représentés, cités, ou bénéficient d'allusions (un Docteur Resnais, par exemple, lu sur un agenda). Quand comme moi on n'aime pas les films de la dite nouvelle vague, la sympathie a du mal à se mobiliser... Sinon, le cinéaste, un documentariste reconnu et plus que respecté, a cru bon de brouiller les pistes en adoptant un faux point de vue "urgent" avec prises de vue à la hussarde, et... il se plante à tous les coups. Certes, Thandie Newton, excellente comme d'habitude, n'est pas en cause, mais cette intrigue avait besoin de la magie et de l'illusionnisme, pas de cinéma vérité! La caméra qui bouge tout le temps ne fait que souligner le factice, au lieu de l'enrober de magie... 

Enfin, il faudra expliquer aux Américains: non, nous ne sommes pas obsédés par ce brave Charles Aznavour (ou les films de Trufo). Et non, le béret, sans façons. Malgré toute l'affection que je garde pour le réalisateur de The silence of the lambs et Stop making sense, je nomme ce film le navet du jour.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Jonathan Demme Navets