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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 11:36

Un détective perd son partenaire dans le début d'une affaire embrouillée, amenée à leur agence par une beauté fatale, qui va s'avérer plus trouble encore que fatale, et pendant ce temps les cadavres vont s'accumuler, à la recherche d'un objet mythique à la provenance louche... Non, pas un faucon, encore moins Maltais: le McGuffin, ici, est la trompe de Roland, dont on nous assure qu'une légende tenace voudrait qu'elle contienne son poids de pierres précieuses! Et le détective, interprété par Warren William, s'appelle Shane Nash. Mais on l'a compris, c'est bien un remake du film de 1931 produit par la Warner, et adapté du roman de Dashiell Hammett. Qui a pris la décision, et à quel moment, de débaptiser l'ensemble, je n'en sais rien, il y a fort à parier que c'était pour éviter justement que les gens qui avaient vu le premier film 5 années auparavant ne fassent l'impasse sur ce deuxième film.

Ils auraient eu tort, d'ailleurs, car ce Faucon Maltais, pardon, ce Cor de Roland est infiniment supérieur à la première version (Et, je le dirai en douce, à la suivant aussi, mais c'est un avis très personnel): Dieterle, tout comme Roy Del Ruth, a jeté toute velléité de rendre l'intrigue facile à suivre, mais contrairement au réalisateur de la première version, il a su offrir des gages en retour: il a lâché Warren William, véritable bourreau des coeurs, dans la ville, et le séducteur sans vergogne se tape à peu près tout ce qui porte jupon, laissant juste sa secrétaire languir un peu plus que les autres, mais on le sait, à la dernière seconde, il est programmé qu'elle passe à la casserole. Et tout le monde (Y compris une glorieuse Bette Davis) s'amuse à jouer ici la comédie, de façon souvent exagérée, le ton étant assez proche des films des années 30 de Howard Hawks. Warren William, en particulier, s'en donne à coeur joie! mais Dieterle ne laisse jamais le n'importe quoi ambiant et jovial se mettre en travers de l'élégance de sa mise en scène, et c'est un autre atout: c'est beau comme du William Dieterle, qui semble continuer à tourner au mépris du fait que désormais la censure est là...

Satan met a lady (William Dieterle, 1936)
Satan met a lady (William Dieterle, 1936)
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Published by François Massarelli - dans Remake William Dieterle