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28 août 2021 6 28 /08 /août /2021 17:22

A la cour de Louis XV, le roi (Lowell Sherman) décrète que le Duc de Chartres (Rudolf Valentino) épousera la princesse Henriette (Bebe Daniels). Fondamentalement, l'un et l'autre en sont ravis, mais la princesse objecte que le Duc a la réputation (pas usurpée) d'un fieffé coquin, et le Du pour sa part s'amuse des grands airs de la belle... Il prend donc la fuite et s'installe en Angleterre, sous l'identité du barbier de l'ambassadeur de France: c'est un ami. Il va essayer d'infiltrer les nobles, en se déguisant: il va donc être un noble déguisé en barbier se faisant passer pour un noble...

C'était une bonne idée, probablement pilotée par Valentino et Rambova (qui est responsable des costumes) pour mettre en route une comédie satirique sophistiquée, dans laquelle l'obsession pour le sang bleu devenait le terrain de jeu idéal pour montrer la force des idéaux démocratiques, ou en tout cas de la vraie valeur des hommes. Ca se transforme un peu rapidement en un catalogue de scènes compassées, mises en scène (malgré la qualité des éclairages, manifestement) sans originalité aucune. Olcott, déjà un vétéran, avait réussi brillamment avec Marion Davies dans le superbe Little Old New York, mais ici il débouche sur un pensum taillé entièrement à la gloire de Valentino: danse, costumes, déshabillages, regard de braise, séduction, etc... Un film, la suite de sa carrière (The eagle bien sûr) le prouvera, qui aurait été bien meilleur s'il avait été plus court... Et si Bebe Daniels n'avait été sacrifiée.

 

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Published by François Massarelli - dans Comédie Rudolf Valentino Muet Sidney Olcott 1924