
Avec ce film et beaucoup de ceux qui suivront dans la carrière de Capellani, on aborde un genre qui donnera naissance à d'autres types de films, mais qui rappelle que le cinéma est encore, d'une certaine façon, un art "nouveau", un angle d'approche qui permet encore d'expérimenter avec des choses qu'on n'a pas encore faites. Et Pathé, la maison où Capellani fera toute sa carrière Française, est particulièrement attirée par la dimension populaire du média...
Ce film permet donc de visualiser un fait divers, le genre d'histoire crapuleuse, dont on lira le compte-rend forcément édulcoré dans les journaux du soir, et les détails qui croustillent dans les gazettes... Le titre est très clair, le drame en question nous est narré par le menu: un homme quitte sa maîtresse, mère d'une petite fille, et se marie pour l'argent. Lors du mariage, l'ex est là, décidée à se venger... un film assez direct, cru, d'une grande clarté.
Capellani, filmant ses promeneurs nonchalants sur le pavé Parisien, ancre son film dans la vérité de l'époque, aidé en cela par le naturel des acteurs. Quand le drame commence à pointer le bout de son nez, on passe au studio, et le jeu devient nettement moins naturel, mais ça reste dans un certaine limite du raisonnable... Le film aboutit, au terme de six minutes bien remplies, à un plan qui est le but à atteindre pour le cinéaste: parfaitement composé, un mariage qui se finit par un coup de revolver: le poids des passions, le choc des images. La combinaison gagnante...