
Vera Blaine (Marguerite Namara), une jeune femme tout à fait comme il faut de la bonne société du Sud, tombe amoureuse d'un beau ténébreux, l'écrivain Brésilien José Dalmarez (Rudolph Valentino). Tout irait pour le mieux si le sombre et louche individu ne lui proposait de partir avec lui pour le Brésil, sans passer par la case mariage. Elle ne se laisse pas faire, et refait sa vie, pendant que Dalmarez part seul. Une fois au Brésil, il continue ses petites habitudes, et se met une famille à dos en séduisant une jeune femme... Un événement qui aura des répercussions: l'une d'entre elle est qu'il doit fuir, et pourquoi pas rentrer aux Etats-Unis, là où il sait qu'il pourra faire chanter Vera...
Voilà un film déséquilibré: en effet, de six bobines à l'origine, ce véhicule pour la star mineure Marguerite Namara (Cantatrice à l'origine, marchant sur les pas de Geraldine Farrar) a été retaillé pour s'accommoder, l'année suivante, de l'énorme succès de The four horsemen of the apocalypse, qui cette fois mettait en vedette Valentino dans le rôle de Julio Desnoyers. Le remontage de ce film a consisté en la suppression de nombreuses scènes qui ne faisaient pas intervenir la star Latine. De ce déséquilibre effectif, naît un déséquilibre affectif, puisqu'il est difficile pour le public de s'identifier avec la vedette réelle du film, qui devient presque un rôle secondaire.
Maintenant, on est bien sûr face à un mélodrame très classique, aux relents xénophobes, une constante de ces premières année de la carrière de Valentino, mais aussi un film assez adroitement mis en scène par un réalisateur accoutumé au rythme des serials, qui commence à s'intéresser à son film vers la fin, lorsqu'il est question d'une enquête sur une affaire trouble de meurtre, un meurtre que nous croyons d'ailleurs avoir vu, mais...