
Un portrait de Louise Michel, communarde, Socialiste et combattante de la liberté sous toutes ses formes (anti-colonialiste, féministe, etc...) durant l'exil en Nouvelle-Calédonie imposé par sa condamnation après la répression des actes de la Commune de Paris. Elle avait demandé la mort, elle a eu l'exil... Durant sa déportation (de 1873 à 1879), elle a vécu avec les bagnards, mais aussi avec le peuple Kanak dont elle a commencé à découvrir la culture...
D'un côté, on ne s'étonnera pas que Solveig Anspach, cinéasste autant des femmes à part que de l'exil, ait souhaité participer à ce tournage, une commande de Frace Télévision à forte connotation éducative. Et la façon dont elle traite de son sujet est à rapprocher de la douce et respectueuse distance à laquelle elle se tenait, en filmant Karin Viard en proie au cancer, ou Didda Jonsdottir se rouler des gros pétards!
De l'autre, le sujet est imposé, le ton didactique, et le film souffre des ingrédients imposés par le genre: une actrice (Sylvie Testud) qui doit faire passer un personnage en 83 minutes chrono, et donner autant à voir de "sa" Louise Michel que possible; des dialogues convenus, du genre "prenons le petit déjeuner en parlant de Victor Hugo à l'assemblée, ça sonne faux; et le sentiment que Louise Michel, c'est cette boudeuse sentencieuse qui se tient à l'écart et qui a tout compris avant tout le monde. Non, c'est dommage, mais au-delà d'une salle de classe, on n'aura pas beaucoup d'intérêt à voir ce film...