
En 1989, dans le cadre de ses études à la Femis, Solveig Anspach s'est tournée vers l'Islande, pour la première fois me semble-t-il mais pas la dernière... Son but: réaliser sur place un documentaire sur les îles Vestmann, situées à une poignée de kilomètres au large, au sud de l'Islande. Un endroit où même les Islandais hésitent à se rendre: une île volcanique, pas très grande, dont la dernière éruption remonte à 1973...
Et c'est justement de cette éruption et de son effet que le film parle, à travers les témoignages de certains habitants, qui ont fui après les premières coulées de lave, et qui pour certains ne sont pas retournés, une fois le cataclysme fini (il a duré cinq mois): leur île avait changé, leurs maisons étaient totalement détruites, mais certains sont quand même revenus et ont repris comme si de rien n'était.
Le plus frappant dans ce film qui évite soigneusement d'utiliser la moindre image du drame, c'est de voir à quel point la nature sauvage et triste de ces paysages est, aujourd'hui encore, peu hospitalière, alors que certains des habitants parlent du drame avec presque une sorte de joie, en tout cas une grosse dose d'humour! Le film, comme souvent, évite de prendre la place des témoins et le spectateur tirera ses propres conclusions...