
On finit quand même par perdre patience devant ces films réalisés la même année que disons, Safety last de Lloyd, ou Our hospitality de Keaton: certes, Diamant-Berger, producteur, avait eu la bonne idée de permettre la même année à René Clair de réaliser son premier film, et certes le metteur en scène des Trois mousquetaires avait effectivement tenu le public Français en haleine sur les douze épisodes d'une adaptation digne du roman de Dumas, en 1921-1922, et l'avait même fait suivre d'un Vingt ans après dont on murmure qu'il était fort réussi...
Mais ce n'est pas suffisant pour accepter tout et n'importe quoi, et si ce Jim Bougne commence par un excellent gag digne de Lloyd (une scène en trompe l'oeil du plus bel effet, dans laquelle on reconnait d'ailleurs Albert Préjean, silhouette fréquente dans les films de HDB), l'intérêt cesse immédiatement: un père soucieux de mélanger l'avenir de sa fille et son intérêt pour la boxe, désire ne la marier qu'à un pratiquant de ce noble art. La belle a donc l'idée de faire passer son amant Maurice (Chevalier, bien sûr) pour un boxeur...
...Et forcément, il devra le prouver sur le ring. Pendant 18 longues, très longues minutes, qui ne feront rire que ceux qui penseront à autre chose pendant le calvaire. La comédie valait mieux que ce pensum.