
Le film est une adaptation d'une pièce de Labiche, et je tiens à le dire: tout en étant quand même vaguement médiocre, c'est le meilleur des six films de Diamant-Berger disponibles avec Maurice Chevalier dans leur distribution... On y trouve une verve, un jeu avec le public (et, mais oui, une certaine forme de flash-back!), qui pour une fois emportent l'adhésion...
Chevalier joue le mari d'une adorable créature qui est aussi un incorrigible noceur, et passe une nuit en douce à faire la fête avec des copains. le lendemain, non seulement il se réveille en compagnie d'un des autres joyeux lurons, mais en prime il a les mains pleines de charbon... A table son épouse évoque un crime qui s'est perpétré Rue de Lourcine, où on a retrouvé un mystérieux cadavre dans un tas de charbon...
C'est non seulement marqué d'une intrigue qui pour une fois n'est pas une suite de claquage (silencieux) de portes à la façon boulevardière, mais il y a un quiproquo conséquent, qui prouve que décidément, quatre années plus tard, Clair avait parfaitement raison d'adapter lui aussi Labiche. Et Diamant-Berger et son équipe, tout en restant à mon goût à trop grande distance, tentent au moins l'aventure de la comédie physique, et cette fois-ci avec de vrais gags!