
Charley débarque (en cheval!) en ville, de sa campagne natale, pour demander sa main à une jeune femme un peu embarrassée... Finalement, elle lui propose d'en parler à son père. Celui-ci tient un restaurant, est particulièrement intimidant, et quand le jeune homme vient chez lui et n'arrive pas à en placer une on s'imagine qu'il a répondu à une annonce: car le restaurant cherche un plongeur...
Mais s'il commence à travailler de suite, la confusion ne va pas s'arrêter là, car les employés du restaurant ont décidé de se mettre en grève suite à l'engagement du nouveau venu, non syndiqué. Le plongeur inexpérimenté va donc devoir tenir le restaurant quasiment tout seul...
Comme bien d'autres films de Bowers, il est divisé en deux parties bien distinctes, la première exposant la situation, l'autre exploitant une invention. Cette fois, c'est une machine à faire la cuisine, totalement loufoque, qui rend les exercices du même genre de Chaplin (la machine à manger dans Modern Times) et Keaton (Electric House) finalement assez raisonnable. Je dois dire que la confection du ragoût d'huître (sic) m'intrigue, et que la façon dont on fait pousser les boîtes de petits pois aussi...
Sinon il y a aussi un aspect documentaire: en 1926, il y avait à la fois la montée aux Etats-Unis d'une conscience sociale dans le milieu professionnel, et la défiance du public à l'égard des syndicats, accusés de sectarisme. On voit les deux dans le film.