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23 août 2019 5 23 /08 /août /2019 16:50

Après The tales of Hoffmann, ce film (lointainement) adapté de l'opérette Die Fledermaus de Richard Strauss est la deuxième incursion de Powell (et Pressburger) dans la musique, cette fois avec un Cinemascope glorieux pour compléter le superbe Technicolor auquel les Archers nous ont habitués... Et c'est, sinon un échec (à ce stade d'étrangeté, je pense qu'il n'y a pas lieu de considérer le film comme un échec: il est bien tel qu'ils l'ont voulu!), en tout cas une sérieuse déception...

Parce que le contexte d'une après-guerre étrange, à Vienne, qui réussit tant au Wilder de A foreign Affair et One, two, three (Situés, eux, à Berlin) débouche sur une confusion certaine, dans cette intrigue où l'on se perd dès la deuxième minute: Anton Walbrook y est Flake, un maître d'hôtel qui se venge d'une bonne farce qu'on lui a faite: il s'est réveillé dans les bras d'une statue Soviétique, fin saoul, et affublé du'n masque de chauve-souris... Sa vengeance touchera un peu tous les camps qui se sont invités à rester à Vienne après la défaite d'Hitler: les Américains, les Anglais, les Russes et les Français. 

Comme dans leur adaptation d'Offenbach, les cinéastes ont privilégié le jeu sur le chant, et donc ils ont invité des acteurs, dont Ludmilla Tcherina, Mel Ferrer, Michael Redgrave, ou Dennis Price, qui ne sont pas nécessairement des chanteurs, quitte à les doubler. L'opéra a été dépoussiéré, non seulement dans ses décors, sa situation et ses costumes, mais aussi dans son texte. Le Cinemascope, utilisé pour la première fois par les deux partenaires dans un long métrage, a donné lieu à quelques scènes intéressantes qui sont tout en largeur... Et puis voilà: quelles que soient la fantaisie des deux excentriques cinéastes, les prouesses, les efforts notables vers la comédie, on s'ennuie ferme. 

 

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Published by François Massarelli - dans Michael Powell Musical