
En ces temps compliqués de tensions à tout va, il est bon de trouver sur son chemin quelque chose qui puisse réconcilier tout le monde, ramener à la douceur du consensus, et faire quelque chose de positif pour la planète: pas en matière d'environnement, certes, mais tout bonnement pour montrer un geste d'union: et ce New Year's eve de 2011, sorte de suite formelle du film choral Valentine's day (2010) du même réalisateur, nous permet miraculeusement de faire ce chemin vers l'union: car il est tellement mauvais, tellement médiocre, désastreux et vide, qu'il ne peut qu'unir les gens contre lui.
L'idée est pourtant assez répandue: convoquer des acteurs/actrices, leur donner un rôle limité, mais faire de chaque personnage un fragment d'une vaste fresque. Ca donne parfois des surprises, la meilleure étant à mon humble avis Short cuts de Robert Altman... Ici, la méthode Marshall est plutôt la suivante: trouver un thème fédérateur, par exemple la course au déconomètre du 31 décembre, à New York; donner à chacun un problème à résoudre, ensuite faire en sorte qu'il y ait des liens entre les personnages. Et enfin, demander à chaque acteur le service minimum, le scénario étant très mince. Le tout est filmé en vidéo légère afin de faire plus vite, le film en devenant généralement repoussant à voir. Le résultat est abyssal, une sorte de Mindanao de la nullité, un film à traiter séance tenante à coup de mépris et de mauvaise foi, bref: un tas de boue, gluant.