
Avant la guerre d'indépendance, les Rangers Américains sont un corps spécifique intégrés à l'armée Britannique, en lutte contre les forces Françaises venues du Canada; des soldats de terrain dont le talent est hérité des Indiens et des trappeurs... Un colonel (Patrick Macnee) envoyé directement par le premier ministre confie donc à un groupe de ces soldats d'élite aux uniformes si peu réglementaires, mené par le vaillant major Rogers (Keith Larsen) une mission, celle de capturer un général de l'armée française... Ce que les rangers ne savaient pas, c'est que le brave colonel attaché au protocole et à son uniforme rouge pétant, va se joindre à eux...
Ca part bien, honnêtement: le contraste entre les pisteurs aguerris et le colonel qui a du avaler ou s'introduire quelque part un manche à balais promet du comique, et puis... on se lasse vite, bien vite de ces péripéties qui voient nos soldats ballottés d'un camp à l'autre, d'un champ de bataille à l'autre, d'un canoë à l'autre. ...Et pour cause: ce film n'est pas un long métrage comme les autres, mais le remontage de trois épisodes de la série Northwest passage, concoctée à la MGM pour la télévision, et dont les trois épisodes présentés sont l'oeuvre, pour le premier et le troisième, de George Waggner, et pour celui du milieu, de Jacques Tourneur qui était à l'époque en pleine déconfiture...
Les deux premières parties (la confrontation avec Macnee, acteur toujours aussi impeccable quoi qu'il arrive), et un épisode probablement intégral qui s'intéresse aux tentatives des rangers de s'échapper d'une prison tenue par un sadique, sont les meilleurs. Mais on est ici en territoire malaisé... C'est, comme on dit, plus affaire d'archéologie que de cinématographe.
