
Si en effet Max veut grandir, c'est parce que son beau-père potentiel ne le laissera épouser sa fille Jane (Renouart) que s'il est plus grand. Car il est vrai que, comme Langdon, Chaplin ou encore Keaton, Max Linder n'est pas très grand. Et il a décidé de s'en moquer dans ce petit film rempli de petits bonheurs:
D'une part, le comédien-scénariste-metteur en scène se laisse aller à des gags absurdes et techniques, impliquant déformation de l'image, truquages et autres machines folles, et ça lui va très bien... Ainsi on appréciera la machine qui consiste en un curseur qui comprime l'image du film de façon verticale, par exemple. Ou la machine à allonger le corps par l'électricité...
Ensuite, il se moque une fois de plus des moeurs de l'époque, en soulignant à quel point il faut que le jeune homme séduise son beau-père comme condition sine qua non de son mariage: le film se termine quand même par la palpation des jambes du futur gendre par le futur beau-père, qui tente de voir si c'est du lard ou du cochon, pour reprendre une expression triviale...