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Voici l'un des films (les autres sont, sans aucune espèce de doute, les comédies musicales de Busby Berkeley à la Warner, Baby Face et le malheureux film Convention city sacrifié sur l'autel du retour à la morale) qui a probablement rendu le retour du code Hays totalement inévitable...
Des escrocs à peine sortis de prison (Robert Armstrong, James Gleason) lancent une affaire pour se remettre en selle: sous le couvert d'une reprise d'un magazine consacré au sport et à la santé, ils souhaitent se faire un maximum d'argent en exploitant sans vergogne les corps suggestifs des athlètes et les bas-instincts des lecteurs et lectrices potentiels... Ils vont aussi essayer de lancer une auberge de la santé pour y organiser des parties fines aux dépens de leurs athlètes. Ceux-ci, en bons petits soldats, s'offusquent et vont leur rendre la monnaie de leur pièce.
Cette charmante comédie un peu foutraque, avec dans les rôles principaux Buster Crabbe et Ida Lupino en athlètes très propres sur eux, est un hallucinant film, qui tire dans tous les coins, exploitant avec aussi peu de scrupules les corps des athlètes que les personnages, tout en déroulant une morale qui paraît acceptable... mais est aussi douteuse: c'étaient les années 30, et elle fait tomber le film, parfois, dans le giron du fascisme (Ah! ces corps parfaits, qui défilent au pas) qui fascinait tant Hollywood à l'époque.
Et sinon, il convient de se poser la question: l'actrice Toby Wing était-elle la Ward Bond de l'époque pre-code? la preuve en image:
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