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Il y a une formule pour tout y compris pour les comédies sentimentales... On devrait d'ailleurs dire "surtout" tant le genre est codé! Mais l'essentiel de ces films, finalement, a une série de passages obligés qui remontent à la naissance de la merveilleuse "Screwball comedy" dont ces films parfois produits à la chaîne sont les paradoxaux descendants... Ce qui nous amène à professer une coupable indulgence, occasionnellement, car que voulez-vous, quand on rigole, on rigole.
Ainsi dans The proposal, un Ryan Reynolds d'avant Deadpool travaille pour une patronne infernale (Sandra Bullock), d'ailleurs quand elle arrive dans le bureau de la maison d'édition dont elle est rédactrice adjointe, tout le monde prévient tout le monde par e-mail, afin que chacun modifie son attitude... Andrew Paxton est donc son secrétaire, pardon "assistant", et il la hait parce que depuis trois ans qu'il travaille à ses côtés il vit un enfer... Elle ne vit que par elle, et n'a pas besoin de revendiquer quoi que ce soit, c'est elle le boss. D'ailleurs on a intérêt à filer droit, elle a le licenciement facile.
Mais c'est un jour particulier: la patronne-dragon est Canadienne apprend qu'elle a commis une erreur en se rendant à un colloque international sans vérifier son visa: ça ne pardonne pas, elle est expulsable sur le champ. Prise d'une soudaine impulsion, lors de l'entrevue qui lui apporte cette mauvaise nouvelle, elle annonce son mariage prochain... avec Andrew, qui comprend bien qu'il ne peut pas refuser de marcher avec le stratagème. Ce qui va quand même éveiller les soupçons de l'agent de l'intégration qui suit le dossier, Andrew et Margaret vont donc devoir montrer l'image d'un vrai couple, alors que bien sûr ils se détestent.
Du moins (mais ça vous l'avez déjà compris) le croient-ils...
C'est sûr, on a déjà vu ce genre de situation, mais le film semble faire un (léger) pas en avant en inversant le dispositif traditionnel, et en faisant de l'homme le subalterne du couple, ce qui d'ailleurs reste assez inédit dans ce genre de situation dans l'Amérique d'aujourd'hui...
Mais passons: le film garde une part importante du point de vue aux femmes, et Sandra Bullock est toujours très à l'aise pour ce genre de rôle, à la fois physique dans les gags et reposant sur un personnage assez désagréable dont l'humanité va se révéler petit à petit, au contact des femmes farfelues (Mary Steenburgen et Betty White) de sa future belle-famille hypothétique... C'est convenu, oui, mais je le disais plus haut, c'est drôle, donc c'est noël, on va gentiment se laisser aller à ce bonbon qui possède tout ce qu'on cherche dans un film: un décor de rêve (l'Alaska), une scène où un chien risque sa vie, un strip-tease masculin embarrassant et maladroit au son de Relax de Frankie goes to Hollywood, une cérémonie native avec du rap dedans, une scène de nudité mutuelle et accidentelle, et un sale type joué par le grand Denis O'Hare.
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