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28 octobre 2021 4 28 /10 /octobre /2021 16:17

Trois réalisateurs, dont un seul est crédité: le signe qu'une fois de plus il y a de l'embrouille au -delà de la passe de Mutia... Le même problème que pour Tarzan and his mate, en fait, à savoir une incapacité de la production à faire des choix clairs et à confier le film au bon réalisateur... On y revient plus bas, dans la mesure où il n'y a pas grand chose à dire sur le film.

Celui-ci commence par un retour en arrière; à nouveau, l'intrigue partira de la promesse d'un safari, puisque la famille de Jane souhaite la faire revenir. Plus précisément, deux cousins, Rita (Benita Hume) et Eric (William Henry), ses deux cousins, qui ont l'air aussi à leur place dans la jungle que Johnny Weissmüller le serait en habit vert à l'académie française... Ils demandent de  l'aide auprès d'un chasseur-businessman, Fry (John Buckler), qui les conduit en espérant pouvoir ramener Tarzan dans une cage. En 17 minutes, cette fois, le tour est joué, et on entend le fameux cri! 

Le reste est assez routinier, et bien sûr, on ne pas y échapper: oui, les TarzanJane s'embourgeoisent, puisque de petite hutte ils sont passés à grosse maison avec ascenseur, et sinon Jane a appris à coudre en utilisant de plus larges bande de peau que pour son dernier film! Car le Code est là et Joseph Breen, censeur en chef, veille au grain (de peau).

Mais le film a subi des soucis assez simples: le scénario a changé plusieurs fois en cours de route et le film aussi. D'une part parmi les décisions abandonnées, il y avait une volonté initiale de tuer tout le monde, sauf Tarzan et Jane; ensuite, une séquence située vers la fin voyait le safari affronter des créatures fantastiques (des grosses chauve-souris) dans une grotte infestée de marécages: la grotte subsiste, mais la séquence ne contient plus que son début et sa fin. Si certains (98% des porteurs Africains, et le méchant bien entendu) y passent, les gentils Anglais sont accompagnés jusqu'au confins du territoire de Tarzan et gentiment renvoyés à Londres...

Si les Gabonis ne les attrapent pas! Car Jane, c'est acquis, ne veut pas du tout partir, c'est évident et donc quand le safari repart c'est sans la protection de Tarzan. Le film, entre autres égarements, nous montre une vision idyllique, et d'ailleurs un peu trop rose de leur vie de couple... Une vie sans enjeu: Tarzan sait tout, voit tout, protège contre tout... Difficile donc de faire un film qui soit autre que fade dans ces conditions.

Et comme il a été coupé, sévèrement dit-on, et qu'il est bien court, le film s'est vu complété par... des réemplois, des redites, et des séquences quasiment intégrales, notamment de Tarzan and his mate (les Gabonis). La séquence de baignade ayant été coupée un peu partout dans le film de 1934, elle est ici rejouée, mais habillée, avec la même Josephine McKim, et la même chorégraphie. Et les transparences, pour certaines, sont une reprise des mêmes fonds...

Voilà qui n'explique pas, mais qui illustre la panade durant laquelle James McKay, puis John Farrow (qui a toujours dit avoir fini le film) et enfin Richard Thorpe (qu'a-t-il tourné? Mystère... En tout cas son absence totale de style est omniprésente) ont été amené à prendre la barre d'un film qui a bien failli s'appeler The capture of Tarzan, et qui aurait tout aussi bien pu s'appeler Tarzan lays an egg

Mais le pire est à venir: trois fois.

 

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Published by François Massarelli - dans Ungawa Richard Thorpe