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15 février 2022 2 15 /02 /février /2022 09:22

Trois histoires sur l'occulte sont racontées à Robert Benchley: dans la première, une jeune femme laide (Betty Field) se voit dotée d'un masque qui la rend belle pour enfin oser aborder l'homme qu'elle aime (Robert Cummings); la deuxième histoire est celle d'un avocat (Edward G. Robinson) qui se voit prédire un destin tragique par un chiromancien (Thomas Mitchell): il tuera un homme. Comme il est pragmatique, l'avocat décide de s'en occuper le plus vite possible afin de pouvoir passer à autre chose... Enfin, un funambule (Charles Boyer) est assailli par le doute après avoir effectué un rêve dans lequel il a un accident pendant son numéro; un rêve dans lequel il rencontre une mystérieuse femme (Barbara Stanwyck) dont il tombe amoureux. Quand il la croise dans la vraie vie, Gaspar comprend que son rêve était prémonitoire...

Il y a fort à parier que si Duvivier n'était pas le metteur en scène de ce film, on n'en parlerait pas autant: avec sa compilation de trois intrigues (il y en avait quatre à l'origine), le film aurait tout du bouche-trou de série B. Mais dans les mains du réalisateur, qui dispose en prime d'un excellent casting, le film prend une distinction et une classe impressionnante, tout en restant d'abord et avant tout un exercice de style brillant et fort bien exécuté. Et quel style! Les séquences de la fête costumée du premier segment (avec des costumes qui sèment le doute, puisque le thème est clairement l'enfer et le paradis), notamment d'impressionnants plans-séquences, les gros plans enchaînés dans le rêve de Gaspar, Duvivier adapte avec brio sa mise en scène aux studios Américains...

Deux détails pour finir: d'une part, Duvivier depuis Un carnet de bal, qui a été refait avec Alexander Korda (Lydia), et Tales of Manhattan, est clairement devenu l'homme des films-anthologie. Je ne suis pas sûr que cet aspect le réjouissait, mais il lui permettait de se livrer à son péché mignon, les fins tragiques, plusieurs fois par film! Sinon, l'ironie cinglante du deuxième segment est aisément reconnaissable, puisqu'il s'agit d'une adaptation de Lord Arthur Savile's crime d'Oscar Wilde.

 

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Published by François Massarelli - dans Julien Duvivier Barbara Stanwyck