/image%2F0994617%2F20221231%2Fob_a5c9c2_thereluctantdebutante.jpg)
Londres: Lord Jimmy Broadbent (Rex Harrison) s'est remarié en rentrant des Etats-Unis, veuf, chez lui à Londres, avec une dame très comme il faut, Sheila (Kay Kendall). Celle-ci n'a jamais rencontré la fille de Jimmy, Jane (Sandra Dee), qui s'apprête à les rejoindre à Londres. Tout aurait été pour le mieux s'il n'y avait eu une malencontreuse conversation avec Mabel (Angela Lansbury), la cousine de Sheila, sur les convenances et les traditions de la bonne société: Sheila est désormais déterminée à présenter sa belle-fille au tout-Londres dans un bal qui lui sera entièrement dédié. Problème: non seulement Jane ne veux pas spécialement participer à la chose et s'y adonne avec peu d'entrain, mais surtout elle et Sheila auront toutes les peines du monde à tomber d'accord sur un éventuel choix de soupirant... Jane souhaite connaître un peu mieux l'Américain David Parkson, un percussionniste de jazz (John Saxon), qui est attiré par elle, alors que Sheila la verrait bien convoler en justes noces avec David Fenner (Peter Myers), qui vient de la noblesse Londonienne, mais est incapable de parler d'autre chose que de la circulation...
Ca sonne très attirant, comme ça, et ça l'aurait sans doute été en d'autres circonstances. Mais Minnelli voulait-il vraiment faire le film? On y trouve quelques relents de l'atmosphère bon enfant mais gentiment satirique de Father of the bride, mais dans ce dernier film l'axe père-fille (Spencer Tracy et Liz Taylor, excusez du peu) était essentiel... Ici, on est supposé s'intéresser autant aux tribulations des deux jeunes, qu'aux frasques et manigances des deux adultes, et compte tenu des acteurs choisis pour les parents, que voulez-vous... Difficile de rivaliser avec Harrison et Kendall! Et de ce déséquilibre naît parfois une difficulté à entrer dans le film pour de bon...
Par ailleurs, pour un non-Britannique de 2022 (ou 2023, ça fait le même effet!), cette histoire de traditions, forcément, reste un peu étrange à suivre... et plus étrange encore de s'y intéresser totalement! Alors forcément, quand le duo d'acteurs cités plus haut relève le plat, on sent la satisfaction monter! Tout cela sent un peu la source théâtrale, même relevée par la rigueur de Minnelli... Mais les épices de loufoquerie, de jeu comique (la scène merveilleuse durant laquelle ils sont tous les deux occupés à épier leur fille alors qu'elle revient chez eux avec un galant, est le sommet du film) de Rex Harrison et Kay Kendall, valent le détour... C'est l'avant-dernier film de l'actrice, qui ne se savait pas encore atteinte d'une leucémie. Elle est décédée en 1959...
/image%2F0994617%2F20221231%2Fob_87463f_6298topdebu.jpg)