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Ca devait arriver: avec ce film, exceptionnellement conservé dans une copie à peu près complète, Perez s'attaque au western, ce qui a une conséquence sur l'analyse de son oeuvre...
Il interprète donc un pied-tendre qui se trouve malgré lui, et par hasard, sur les lieux d'un crime: deux bandits s'apprêtent à faire passer un mauvais quart d'heure à une jeune femme (Dorothy Earle). Il ne fait qu'une bouchée d'eux, et en récompense, la jeune femme tombe amoureuse et le ramène chez son vieux papa, qui donne un ultimatum au jeune homme: deviens mineur, trouve un filon, et tu auras la main de ma fille!
C'est gentiment absurde, plein de gags idiots et de jeux de mots glorieusement stupides dans les intertitres, et le personnage ne parvient jamais à nous faire oublier qu'il est l'expatrié Perez déguisé en cow-boy pour les besoins d'un film. C'est avec ce film d'un genre hautement codifié, qu'on se rend compte quand même qu'à force de tout baser sur des rêves ou sur leur logique (même si ce film ne nous raconte pas un rêve, il en possède quand même l'arbitraire loufoque), on perd quand même la substance des personnages. Même quand ils parodiaient sans vergogne, Keaton et Arbuckle réussissaient à composer un personnage...