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Un étudiant qui excelle en base-ball universitaire, Goro Kurita (Minoru Oki) devient l'enjeu des convoitises de plusieurs personnes: Kishimoto (Keiji Sada), un recruteur pour une équipe professionnelle de Tokyo; deux autres clubs ont également des recruteurs sur les rangs. Sinon, la famille de Kurita a des plans pour lui, et sa petite amie Fudeko (Keiko Kishi) essaie de le préserver de l'univers corrompu du base-ball professionnel... Pendant ce temps, le manager de Kurita, Kyuki (Yunosuke Ito) a des ennuis de santé et les négociations entrent dans une phase difficile...
C'est un film de sport? Si on veut, car on y fait assez peu de base-ball finalement. Kurita est au centre du film et de ses enjeux, mais ce qui a intéressé Kobayashi, c'est justement de peindre le monde impitoyable et corrompu qui tourne autour du sport... Il a donc choisi de donner le point de vue principal à Kishimoto, et on l'entendra parfois en voix off, dans ce qui ressemble furieusement à un film noir, mais plutôt dans la lignée de Ace in the hole de Billy Wilder, avec ses anti-héros qui profitent de la naïveté d'un tiers...
Donc c'est aussi âpre que pouvaient l'être justement les oeuvres noires et sans concession du jeune auteur qui profitait de ce film pour dire adieu à un cinéma sentimental lénifiant, qui l'intéressait beaucoup moins, justement, que ces intrigues brutes liées à la société Japonaise de l'après-guerre, et qui allaient devenir une partie essentielle de son oeuvre.