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13 juillet 2023 4 13 /07 /juillet /2023 10:02

Un immeuble Parisien, rue Contrescarpe, dans les années 60. Ceux qui y vivent se présentent à nos yeux, et le film passe de l'un à l'autre, d'un petit secret à l'autre aussi, puisque dans ce lieu, les véités inattendues ne manquent pas: le magot de faux billets de M. Armand, collectioneur d'oiseaux (Paul Meurisse), les coucheries à répétition de la blonde ambitieuse... mais un peu gourde (Dany Saval), le fait que Mlle Pain (Jeanne Fusier-Gir), l'infirme, prétende avoir un magot quelque part pour qu'on s'occupe d'elle (et d'ailleurs, "infirme", c'est vite dit), le gigolo Italien (Franco Citti), le truand (Pierre Duncan) qui sort juste du trou, le couple de bouchers (Jean Richard et Suzy Delair) qui se trompe mutuellement, le garçon boucher (Dany Logan) qui voudrait tant devenir une vedette, et l'écrivain quis'envoie à lui-même des pneumatiques pour faire venir les jeunes facteurs dans on apartement... Et dans tout ça, une mort suspecte va attirer l'inspecteur Robert Dalban...

C'est décevant, sur un certain nombre de points. Bien sûr, la trame (ou plutôt les trames) choisie donne d el'intérêt à l'ensemble, et le film reste assez lisible. Mais derrière la gouaille et la vulgarité calibrée de l'intrigue et des dialogues d'Antoine Blondin, derrière une certaine aisance pour se déplacer dans cet immeuble si évidemment Parisien, il y a une certaine vacuité: et pour commencer il n'y a pas grand monde à sauver là-dedans, même pas le complice de Carné, Roland Lesaffre, qui interprète un illuminé qui va révéler tous les pots-aux-roses à la fin...

Je ne vais pas une fois de plus me réfugier derrière l'excuse habituelle: non, ce n'est pas seulement parce que Blondin n'est pas Prévert, que ce film est gentil mais poussif. C'est peut-être tout simplement parce que Carné, qui était un génie en son temps(avec ou sans prévert, prenez Hôtel du nord, par exemple), a perdu bien des repères, et cède un peu à la facilité: le film choral, c'est une mode, e c'est tellement propice à se faire peupler avec des stars et des noms reconnus... Mais voilà, c'est bien sympathique: pas plus.

 

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Published by François Massarelli - dans Marcel Carné Comédie