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Pierre MacOrlan, qui sera ensuite chargé du commentaire sur les images de Chenal, nous prévient: ces métiers, glanés au hasard des rues de Paris, certains sont là depuis des siècles et d'autres disparaîtront, certains auront peut-être cessé d'exister au moment de la présentation du film...
Ensuite on assiste en effet à une vue de diverses activités dans Paris, utiles ou inutiles, le plus souvent pour égayer les gens. Toute un univers de débrouille, d'une poésie canaille, se met en place sous nos yeux, entre cracheuse de feu (elle vérifie que la police n'est pas là d'abord) et barbier des quais (il coiffe les sans-abri des bords de Seine), depuis le "désossé" qui montre les possibilités de son corps contre une pièce, aux vendeurs à la sauvette...
Chenal, venu au cinéma en amateur avec une vocation grande comme ça, a beaucoup pratiqué le court métrage documentaire, ou le "point de vue documenté" comme Vigo et Kaufman présentaient leur film A propos de Nice. Mais ici, comme du reste dans Paris-Cinéma du même auteur, le point de vue est tendre, jamais rigolard... Et c'est en effet un Paris totalement disparu ou presque qui se montre ici. Bien sûr la plupart des "métiers" ici montrés ont été remplacés par d'autres qui eux-même passeront le relais à d'autres occupations...