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Eloise Turner (Thomasin McKenzie), une jeune femme qui a grandi sans ses parents en Cornouailles, chez sa grand-mère, ambitionne de devenir créatrice de mode, et a obtenu ne place dans une prestigieuse école Londonienne... Au-delà de l'angoisse de "la grande ville", elle a des angoisses, liées à une situation particulière: elle est "visitée" souvent par sa maman, qui s'est suicidée et se tient souvent avec elle dans les miroirs et autres réflections. Mais ce qu'elle ne sait pas c'est que dans la jungle du monde du XXIe siècle, même à l'époque de l'inclusion, une jeune femme foncièrement différente (elle crée elle-même ses vêtements, se tient à l'écart des fiestas, et a contrairement au reste de l'humanité d'authentiques goûts musicaux privés de la moindre tentation d'auto-tune: l'un de ses disques de chevet est The Kinks are The Village Green Preservation Society, quand même!!!) sera automatiquement victime de raillerie...
...ce qui se manifeste très vite. Elle quitte donc sa résidence universitaire et prend une petite chambre chez une dame, Mme Collins (Diana Rigg), et s'installe dans une ambiance plus propice à étudier. Sauf que dès la première nuit, elle est "transportée" en rêve dans les années 60, et y devient le double d'une mystérieuse jeune femme, qui souhaite devenir chanteuse, Sandie (Anya Taylor-Joy). Les "rêves/passages de l'autre côté" vont se multiplier, et révéler une image inquiétante des années 60, et très vite Eloîse se rend compte que sandie est en danger de tomber dans les mains d'un cercle de prostitution...
Une belle idée, finalement, celle de signifier la différence non seulement par un comportement décalé pour l'époque (le fait d'avoir une culture par exemple, ça ne court plus tellement les rues), mais aussi par un "don" surnaturel qui au départ est ambigu: simple déraillement psychologique, ou vrai don de médium? On maintient l'intérêt jusqu'à la première "visite" d'Eloïse dans les années 60. Autre bonne idée, celle de "signifier" les "passages" de l'autre côté, en utilisant miroirs et réflections... Et après...
Après, ça devient le grand n'importe quoi et le grand guignol. Le film ne tient aucune de ses promesses, le personnage fragile se perd dans ls clichés du genre fantastique/horreur, et le myétsère de pacotille qui sert d'enjeu sur le reste du film le paintient très articifiellement en vie... Tant pis.
C'était le dernier film de Diana Rigg, donc entre elle et les Kinks, on a quand même deux points positifs pour rappeler les années 60, ce n'est déjà pas si mal.