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C'est une comédie d'une bobine, réalisée en 1914 par le futur metteur en scène des drames flamboyants comme Le Clown (1926) ou Revolutionhochzeit/Un mariage sous la terreur (1928), ou les adaptations très soignées de Dickens réalisées entre 1921 et 1924... Un petit peu inattendu, mais pour qui est un observateur de la façon dont fonctionnaient les studios de Copenhague, pas tant que ça! Sandberg, après tout, était un réalisateur sous contrat, et il en était à ce stade au début de sa carrière.
On reconnaîtra dans ce fragment un autre grand nom du cinéma Danois, tout aussi peu connu, sauf si on s'intéresse à son surnom: Carl Schenström, plus connu en France donc sous le sobriquet de Doublepatte (qui avec Harald Madsen, dit Patachon, formait un duo comique de superstars qui préfiguraient Laurel et Hardy)... Un acteur versatile, qui est d'ailleurs assez méconnaissable ici, en fait. Il n'était pas encore doté de son impressionnant nez postiche, et tout porte à croire que dans cette comédie incomplète il ne soit que le comparse...
Le film est donc réduit, d'une bobine (soit 15 minutes environ) à un fragment de deux minutes, qui présentent des gags, sans qu'on ait le contexte, difficile donc dans ces conditions de s'y retrouver dans l'intrigue! Voici ce que l'on peut reconstituer:
L'épicier Mikkelsen (Holger Pedersen-Gissemand) a soif et se rend dans une taverne où il se saoule en compagnie de ses amis. Il renverse du soda un peu partout, et essuie le poêle du café avec un mouchoir. Puis il s'essuie avec le même mouchoir et se couvre de suie. Quand il rentre chez lui il s'endort dans la baignoire, où son épouse qui le retrouve le lendemain le prend pour un ramoneur, qui si j'en croie le titre, avait sans doute prévenu qu'il passerait...
C'est encore un de ces films dont un fragment a survécu par accident, lorsqu'un documentariste a décidé d'incorporer un extrait d'un film dans une compilation consacrée au cinéma Danois entre 1913 et 1923... Même si on doute que le film soit du plus grand intérêt, on souhaite quand même qu'un jour, on puisse en retrouver une copie. Ces deux minutes ont rejoint la précieuse collection que le DFI consacre, sur leur site internet, à leur patrimoine muet: plus de quatre cent films y sont consultables, en HD et gratuitement...
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