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6 mai 2024 1 06 /05 /mai /2024 14:49

Peut-on faire plus anglais que ce film? Il est situé dans la campagne anglaise, comprend la narration d'une rivalité entre une compagnie d'autocars (on devrait d'ailleurs plutôt utiliser le terme au singulier), il est beaucoup question de pubs, et patrmi les nombreux personnages passablement obsessionnels, il y a un pasteur tellement passionné de trains qu'il ne pense qu'à ça...

A propos de "ne penser qu'à ça", qu'il me soit permis de dire aux linguistes anglophiles, que la localité de Titfield ne cache absolument aucune pensée cochonne... reprenons: à Titfield, donc, on ferme la gare, car la seule ligne qui y passe n'est plus rentable. Les locaux se désolent, sauf les gérants de la compagnie locale d'autocars évidemment. Certaines personnes décident de réagir, et de contrevenir la récente loi de nationalisation des trains, en recréant la ligne à titre privé. Ils trouvent donc un excentrique local richissime pour la financer, et des volontaires pour conduire la locomotive. Mais évidemment ça ne plaira pas à tout le monde: donc, sabotage, magouilles et inspections obligatoires vont se succéder...

C'est la quintessence d'un style, celui des studios ealing, dont Charles Crichton était l'un des piliers: une combinaison réussie entre des sujets totalement Britanniques, une réalisation attentive aux acteurs, ces derniers qui généralement s'en donnent à coeur joie (Stanley Hollowway, en richissime soiffard, qui paie des tournées générales en permanence parce que ça lui permet de boire sans honte ni remords), et un ton en douceur; pas de vulgarité excessive, et si satire il y a elle est douce. Même Kind hearts and coronets, le film le plus célèbre du studio, avait la politesse de sa grande classe...

Et puis derrière cette Angleterre pastorale, qui semble se recroqueviller sur ses habitudes (un personnage accuse les nouveaux promoteurs d ela ligne d'empêcher le progrès), on a surtout une merveilleuse histoire d'entraide... Bien farfelue comme il se doit. Et puis pour finir, quoi de mieux qu'une histoire de train pour représenter le pays du Trainspotting?

 

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Published by François Massarelli - dans Ealing Charles Crichton Comédie