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28 juillet 2024 7 28 /07 /juillet /2024 07:15

Cette fois c'est en 1969, et bien qu'il ait manifestement décidé d'assumer (...Enfin?) son statut de professeur d'université, Henry "Inidana" Jones semble avoir rangé pour toujours son chapeau et son fouet. Dépassé par les événements, notamment la mission lunaire dont tout le monde parle, ou le comportement assez peu orthodoxe de ses jeunes voisins qui font la fête en permanence, il a du faire face au décès de son fils (engagé au Vietnam) puis au départ de son épouse Marion, découragée par le glissement de son mari vers la médiocrité...

Bon, une fois lu ceci on ne peut s'empêcher de tiquer. Comment le film pourrait-il survivre à une telle exposition? 

C'est justement parce que ceci n'est pas l'exposition, que le film se tient plutôt très bien: un prologue juteux, et qui a bénéficié des techniques d'altération numérique, rajeunissant Harrison Ford de 30 ans, expose le sujet-prétexte, le Mac Guffin inévitable: de même que Raiders of the lost ark a besoin de son Arche, que The Temple of Doom se doit d'installer son intrigue de secte de cinglés, et qu'on a besoin d'établir la quête du Graal pour profiter de The last crusade (je laisse de côté le quatrième film, bien entendu), ici, il y a le Cadran "de la destinée", un objet conçu par Archimède)... Un ami défunt du professeur Jones avait participé avec lui à une lutte contre les nazis (bien sûr) pour récupérer cet objet mythique qui aurait des propriétés scientifiques particulièrement intéressantes... La fille de cet ami contacte Jones pour qu'il l'aide à retrouver l'objet, dont il ne possède qu'un fragment.

Bon, c'est chargé, mais comme d'habitude, le prétexte n'est finalement qu'un point de départ. Celui-ci est compliqué en soi, mais justifie l'échaffaudage! Et on retrouve des nazis déterminés à toutes les bassesses (bref, des nazis) pour obtenir ce qu'ils veulent, et un Jones râleur et conscient de ses limites liées à l'âge. Pas de serpents, cette fois, mais des anguilles, et bien sûr un contingent d'insectes bien répugnants et invasifs... 

Et surtout ça part dans tous les sens, ça explose, ça trahit, ça fait de la plongée, ça explore des caves... Et on verra Archimède, c'est promis. Le méchant du film est un magnifique nazi comme on les aime, interprété par le grand Mads Mikkelsen, qui neboude pas son plaisir...

En fait, tout est tellement huilé, que le film fonctionne à 100%; sans âme aucune, sans accroc, et sans le moindre génie, juste une efficacité diabolique. Privé de l'apport de Spielberg et Lucas, qui ne sont que "Producteurs exécutifs", c'est à dire pas grand chose, ce film est un exemple parfait de Canada Dry cinématographique: ça a la couleur de..., l'odeur de..., mais ce n'est pas... 

C'est tout bonnement distrayant, et bien fait, c'est toujours ça de pris.

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Published by François Massarelli