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20 août 2024 2 20 /08 /août /2024 11:46

1759, Boston: le jeune idéaliste et peintre Langton Towne (Robert Young) qui vient d'échouer à Harvard, a une querelle avec des notables britanniques... Avec "Hunk" Marriner (Walter Brennan), un excentrique qui ne cadre pas vraiment avec la morale puritaine du Massachussets, il se retrouve en compagnie du major Rogers (Spencer Tracy), un Ranger... Qui les incorpore de force dans son unité, qui s'apprête à partir en expédition contre des tribus hostiles...

C'est une autre époque, quand dans le sillage de ce qu'on avait appelé la "Destinée manifeste" (cette croyance selon laquelle les américains, comprendre les blancs et surtout les anglo-saxons, avaient une mission imposée par Dieu, qui était leur destin, de conquérir tout l'espace de leur continent), on justifiait le traitement infâme imposé aux peuples natifs. Une période de roman d'aventures, aussi, de James Fenimore Cooper notamment, et d'intrigues situées dans les grands espaces des lacs et des montagnes de l'Ouest.

L'histoire des rangers du major Rogers est un beau livre d'images, qui permettait aussi à la MGM de participer à la toute nouvelle et fort intéressante course au western (Dodge City, Stagecoach, The last command, Destry Rides again datent tous de cette même époque qui voit un genre délaissé reprendre de singulières couleurs), à sa façon, car ce film n'est pas (pas plus du reste que Drums along the Mohawk, réalisé par Ford pour la Fox) un western traditionnel en raison de la date des événements: le western se situe plus souvent dans la deuxième moitié du XIXe siècle... Donc on aura droit à tout: les escarmouches, la menace indienne, la présence des soldats Français, les grands lacs, la marche en plein bois, les pérdiodes sans nourriture, le découragement...

On a aussi une dimension qui nous explique pourquoi Vidor a fait ce film, lui qui s'intéressait tant aux visionnaires excentriques, il fait de son Major Rogers, incarné à merveille par Spencer Tracy, un américain qui est totalement acquis à sa mission, à sa façon, et sans aucune concession... Un film mineur, mais sympathique, qui prend sinon du sens, en tout cas une sacrée envergure quand on le voit enfin dans de bonnes conditions, avec son rutilant Technicolor...

 

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Published by François Massarelli - dans King Vidor