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Un journaliste excentrique (Jean Tissier) a un accident, et est autorisé à téléphoner depuis une étrange bâtisse: on y collectionne des animaux exotiques, et on y travaille sur des projets scientifiques... En particulier, un savant très sûr de lui a réussi à créer, avec le rayon Oméga, une arme puissante qui annihile la vie à quinze pas... Et qui lit dans les pensées. Mais alors que tout le petit monde de la bâtisse, réuni autour du savant, se congratule mutuellement, le savant est tué...
Le film aussi. S'il était vivant au préalable, s'entend... C'est d'une navrante nullité, et s'il n'y avait Tissier, qui entamais une traversée du désert qui allait probablement durer toute sa vie, je pense que je n'aurais jamais regardé ce machin! Mise en scène réduite à sa plus simple expression (bon, eh bien je vais mettre la caméra ici, jouez la scène... voilà, on passe à la suivante), scénario débile (alors voilà j'ai inventé au terme d'années de recherche une onde qui détruit toute vie; il va de soi que personne n'a le droit de s'en servir), acteurs qui sur-jouent mollement le whodunit à la Française (quand quelqu'un trouve la solution, elle lui a été soufflée "par l'opération du Saint-Esprit")...
Jean Tissier réussit in extremis à tirer son épingle du jeu en changeant de registre à deux reprises, ce qui lui permet de jouer sur toutes ses capacités: le benêt un rien mollasson, l'excentrique survolté, et l'inquiétant personnage. C'est peu.
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