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Alors que sa santé décline (elle est cardiaque, et pas spécialement réputée pour se ménager), l'épouse (Viola Keats) d'un politicien proéminent (Francis L. Sullivan) s'offre un week-end de plaisir en la compagnie réticente du secrétaire (Hugh Williams) de son mari...
Mais elle décède durant la nuit, alors que le jeune homme a refusé de rester à ses côtés. Il prend malgré tout la suite, et doit affronter la tempête dans la famille, au grand dam de sa petite amie (Sophie Stewart), qui n'est autre que la fille de son patron...
Oui, ça a l'air chargé comme ça, mais c'est un film plein de qualités, seulement elles ne concernent absolument pas l'intrigue elle-même, qui est un ramassis de toutes les conventions, ficelles et obsessions de la fiction Anglais conservatrice: un rien de politique, convenablement flou; des données sociales placées du côté des convenances; des pères qui refusent à leur fille la liberté de se marier à qui bon leur semble...
Mais voilà, Powell placé ses pions dans le film, à travers le comportement gentiment farfelu de personnages qui sont réjouissants, et qui font plus que de se contenter d'être un vague choeur Grec qui commenterait à sa façon empruntée le drame poussiéreux dont ils sont les témoins. Et Googie Withers, en bonne forcément (très) délurée, et John Laurie, nanti de son précieux accent écossais, en tenancier d'un hôtel miteux qui se rêve en parangon de la vertu, sont fascinants...
Fascinant aussi, le fait que le film est une enveloppe vide, un film policier sans vrai crime, sans vrai criminel, mais avec des intentions tortueuses. Bref: mais qu'est-ce que qu'Hitchcock en aurait fait?