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Jerry Mason (Jerry Verno) est un employé un peu trop fantasque d'une compagnie Londonienne, qui s'imagine en grand capitaine d'industrie, ce qu'il est loin d'être. Il apprend qu'il est e seul héritier d'un oncle distant, qui lui lègue un hôtel sur la côte: l'Hotel Splendide, en Français dans le texte... Il s'y rend et se rend vite compte, grâce à la franchise de Joyce Dacre (Vera Sherborne), qui gère l'établissement, qu'il s'agit en fait d'une affaire miteuse...
Mais le lieu est aussi l'endroit où un bandit qui sort juste de prison avait planqué le butin d'un cambriolage. Des gangsters rivaux vont donc s'intéresser à l'hôtel. Quand Jerry y arrive, il constate vite que pour un hôtel miteux, il attire malgré tout la clientèle... Mais qui sont tous ces gens?
C'est donc une comédie, dotée d'un arrière-plan de film policier... pour rire (un peu) bien entendu. On est une fois de plus face à un des films réalisés par Michael Powell au début de sa carrière, pour des studios fauchés, sur un budget ridicule, et pour une distribution éclair. Vu ces circonstances, c'est une prouesse: le film montre souvent son côté bricolo, mais il n'en reste pas moins empreint d'une partie du style du metteur en scène, qui joue beaucoup sur le détail pour masquer l'absence de moyens. La façon dont il montre un voyage en train, sachant qu'il n'y avait pas la possibilité de disposer d'un vrai train, montre en particulier l'origine de son impeccable inventivité.
Cela étant, le metteur en scène est aussi limité par ses acteurs. Jerry Verno en particulier (qu'il a souvent du diriger dans cette période de formation) n'est pas apte à nous faire nous relever la nuit pour regarder un de ses films... A moins bien entendu d'une sévère insomnie, bien entendu...