Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Présentation

  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
  • Contact

Recherche

Catégories

13 octobre 2024 7 13 /10 /octobre /2024 09:04

Mary Gibson (Kim Hunter), une pensionnaire d'une école privée très rigoureuse, est informée que sa soeur, qui paie sa scolarité, a disparu sans laisser de traces. Elle doit donc partir ou travailler pour l'institution. Mais Mary décide de retrouver Jacqueline (Jean Brooks)...

Elle se rend donc à New York, où elle va prendre contact avec des connaissances de sa soeur: son mari, Gregory Ward (Hugh Beaumont), et un psychiatre, Dr Judd (Tom Conway). Elle fait également la connaissance d'un écrivain, Jason Hoag (Erford Gage), qui va l'aider. Mais en engageant un détective privé, Irving August, qui est tué lors de leur visite nocturne d'une entreprise où Jacqueline a travaillé...

Le film a une réputation d'incohérence qui n'est pas injustifiée, et c'est pourtant un film exemplaire de la manière des productions de Val Lewton! Il était prévu de confier à Jacques Tourneur la direction, ce qui ne s'est pas fait; en lieu et place, le film est donc devenu la première réalisation de Mark Robson, monteur à la RKO. Sous une intention qui l'apparente aux films d'horreur bien particulier de l'unité Lewton, The Seventh Victim ressemble énormément à un film noir, et un film noir exemplaire en plus: Mary Gibson, jeune femme naïve et n'ayant jamais vécu en dehors de l'école où elle a passé sa jeunesse, est confrontée à un monde qui se révèle à elle au fur et à mesure, de plus en plus corrompu...

Le film est nocturne, et ne se prive jamais de tomber dans le bizarre, le baroque. Le Dr Louis Judd, incarné par l'impeccable Tom Conway (le frère deGeorge Sanders, qui jouait déjà un psychiâtre qui répondait au même nom dans Cat People), fait volontiers tomber l'intrigue vers le soupçon, tant il lui est facile d'incarner presque sans un mot le mystère et l'intrigue... Ce sera pourtant vers un autre groupe de gens étranges qu'il faudra se tourner, pour comprendre la clé du mystère, un groupe de satanistes particulièrement cinglés!

Mais qu'importe... En proposant une mise en scène attentive aux codes du film noir, et en allant au bout de son pessimisme, le film est passionnant non seulement malgré les imperfections, mais probablement aussi à cause d'elles... Et c'est un bel exemple du cinéma d'épouvante de l'époque, que ce soit en créant de toutes pièces des climats étranges (la séquence de la douche, celle du métro) ou en citant délibérément une scène célèbre de suspense de Cat People, totalement reprise au niveau du montage.

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Val Lewton Mark Robson