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30 mars 2025 7 30 /03 /mars /2025 16:05

Detroit, fin des années 50... Deux truands, Curtis (Don Cheadle) et Ronald (Benicio Del Toro), sont contactés par un inconnu, Jones (Brendan Fraser): ils doivent accomplir un travail qu'on leur présente comme simple. Ils doivent, avec l'aide d'un autre inconnu, Charley (Kieran Culkin), tenir en otage une famille pendant que le père se saisit des documents qui sont dans le coffre de son patron. Dès le départ, rien ne fonctionne: l'hostilité de Ronald pou l'Afro-Américain Curtis, le fait que le père de famille contacté en sache plus que prévu, le fait qu'il soit en couple adultère avec sa secrétaire, l'hostilité de son épouse, et bien sûr le ait que Charley ait pour instruction secrète de massacrer tout le monde, la situation est truquée...

Une série de développements et digressions vont donc se dérouler, impliquant bien sûr le monde de l'automobile (on est à Detroit) dans l'écheveau de mises en scènes toutes plus délirantes les unes que les autres. Tout le monde trahit tout le monde, mais dans quel sens, et qui aura le dernier mot?

Ca fait des années que Soderbergh s'amuse à ses heures perdues avec les genres, parfois allant jusqu'au pstiche intégral (The good German) mais sans jamais totalement se limiter aux règles des genres qu'il imite. Ici il tricote à sa façon le film de gangsters, avec une tendance ironique à la Kubrick: on pensera parfois à cet autre festival de désastres qu'est The Killing... Mais le voeu de Soderbergh reste le fun avant tout, ce qu'il accomplit en convoquant avec plaisir des stars (deux d'entre le acteurs ont d'ailleurs tourné quelques rôles pour lui, et on verra une courte mais incisive apparition de Matt Damon, pour faire bonne mesure) qui ont autant envie que lui de se frotter à ce mélange de pastiche et de style, sans pour autant se mouiller outre mesure...

Le film a été réalisé pour alimenter la platerforme de Warner, Max: ce qui a permis à Soderbergh de continuer ses expérimentations avec l'image. Après Unsane, c'est donc son deuxième film tourné avec un smartphone. Pourquoi pas? ...Mais soyons clair: ce n'est pas très beau, non. Le film sinon est du pur plaisir, dans lequel je vous conseille de vous laisser aller: comme d'habitude, le film est un dédale si on tente de s'intéresser au scénario. Comme Soderbergh n'est pas Nolan (donc il n'est pas un prétentieux qui veut faire le malin), on ne s'en souciera pas d'avantage, pour se laisser gentiment aller aux codes du film de gangsters: bang, shoot, et tout le monde trahit tout le monde... On n'a pas besoin de plus.

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Published by François Massarelli - dans Steven Soderbergh Noir